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Analyse ESG : l’épineux sujet du traitement des données

La réglementation Disclosure met les acteurs financiers face à un nouveau challenge de collecte et d’intégration de données. En effet, l’article 4 de Disclosure impose aux sociétés de reporter sur l’incidence des investissements sur le climat, la biodiversité, la gestion de l’eau, le traitement des déchets...

La réglementation Disclosure met les acteurs financiers face à un nouveau challenge de collecte et d’intégration de données. En effet, l’article 4 de Disclosure impose aux sociétés de reporter sur l’incidence des investissements sur le climat, la biodiversité, la gestion de l’eau, le traitement des déchets, l’égalité hommes/femmes dans les rémunérations, l’indépendance des Conseils d’Administration et le respect des droits humains.

Si certaines classes d’actifs se prêtent aisément à une analyse ESG pointue intégrant ces informations, pour d’autres en revanche le travail s’avère plus ardu et complexe. La principale difficulté réside en effet sur la publication de l’information de la part des entreprises et in fine de la disponibilité de la donnée chez les fournisseurs.

Pour certaines classes d’actifs, à l’image du crédit à haut rendement (« High Yield »), des actions de petites capitalisations ou des marchés émergents, les informations disponibles se font plus rares et moins homogènes. Un important travail est donc nécessaire pour arriver à collecter les données les plus pertinentes et susceptibles de réduire la prise de risque et d’apporter une réelle valeur.

Pour réussir à passer ces classes d’actifs au crible des filtres ESG, OFI AM a fait le choix de se rapprocher de fournisseurs spécialisés. Ainsi, sur le « High Yield », la décision a été prise de recourir à un prestataire de données spécialisé sur les valeurs souvent non notées par les grandes agences de notation de la place.

OFI AM a ainsi constitué un référentiel spécifique pour ces valeurs.

Cet exercice de transparence met aussi en avant le sujet de l’hétérogénéité des données entre les différentes zones géographiques. Les standards de prise en compte et de reporting des pays émergents sont bien loin de ceux en vigueur dans les pays développés. Il est donc indispensable que la donnée soit adaptée aux standards de ces pays. Ce travail sur l’identification des bonnes données, l’analyse de leur pertinence et de leur qualité constitue un prérequis indispensable pour déployer une approche ISR cohérente et engagée sur l’ensemble des fonds et des classes d’actifs.

Yoann JUGÉ , 7 juin

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