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2013 la vengeance des marchés actions

Si l’année 2012 a vu la plupart des marchés actions et obligataires suivre le même chemin, la lecture des marchés financiers à fin janvier préfigure sans doute de certains changements dans la progression des différentes classes d’actifs en 2013.

Les marchés actions continuent globalement sur leur lancée en ce début d’année. Les entreprises poursuivent leurs restructurations et leurs réorientations vers les zones de croissance avec succès. Cela se reflète dans les résultats publiés qui sont, dans l’ensemble, de bonne facture. Seuls quelques secteurs font face à des difficultés comme les opérateurs télécoms, les utilities et l’automobile (en France notamment).

Mais les investissements hors de la zone euro pâtissent de la force de la monnaie européenne face au dollar et au yen. En cinq mois l’euro s’est apprécié de plus de 12 % face au dollar alors que de son côté, le yen s’est également apprécié contre la devise européenne.

Et une fois de plus, on ne peut s’empêcher d’y voir une guerre des changes qui se poursuivra durant toute l’année.

Les Etats-Unis sont soutenus en ce sens, par le report au mois de mai du renouvellement du plafond de la dette américaine qui maintient opportunément une zone d’incertitude et donc une pression sur le dollar.

Pour les marchés de taux, l’année s’annonce un peu plus délicate. La valeur se situe vraisemblablement davantage sur le high yield que sur les " corporate " très bien notés. La marge de progression de ces derniers est désormais réduite à la portion congrue.

Du côté des emprunts d’états, le rendement des emprunts allemands à 10 ans qui se situait à 1,30 % au début du mois pouvait difficilement encore baisser. Ces derniers ont donc fort logiquement souffert de la baisse de l’aversion au risque, qui a au contraire profité aux pays périphériques.

Si l’essentiel du mouvement a été fait, nous continuons de penser que la convergence des taux entre l’Allemagne et les pays périphériques est génératrice de performance.

L’année 2013 devrait voir les marchés actions être mieux orientés que les marchés obligataires. En effet, le différentiel de rendement penche désormais largement en faveur des actions.

Les politiques monétaires accommodantes de part et d’autre de l’Atlantique entraînent des taux réels négatifs. Aux Etats-Unis, en Allemagne et en France le rendement du marché action est supérieur à celui des obligations à dix ans.

Les investisseurs internationaux en sont bien conscients, la preuve en est que les fonds actions ont enregistré les plus fortes entrées depuis 1992 au cours des premières semaines de l’année. C’est donc une forte inversion de tendance par rapport à l’année dernière où les fonds obligataires avaient battus tous les records de souscriptions.

Et les fonds de pensions ont une large marge de manoeuvre, leur allocation action étant la plus faible depuis 1973 !

Nathalie Martin Pelras , Roland Fernet , Février 2013

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