BNP Paribas Real Estate présente sa nouvelle étude sur les marchés européens de l’investissement et des bureaux

Bien que modeste, l’influence du récent redressement économique est palpable. Les dernières données publiées indiquent que plus de 3 millions d’emplois en ont été créés dans la zone Euro en 2015 (à la fin septembre), avec un taux de chômage baissant d’environ 1 % pour s’établir à 10,5 % de la population active.

L’INVESTISSEMENT IMMOBILIER EN EUROPE

En glissement annuel, le volume d’investissement total s’est élevé à 253 milliards d’euros au 1er trimestre 2016, en hausse de 8 % par rapport à la même période de 2015. Les bureaux, dont la part reste stable (45 %), ont drainé 113 milliards d’euros (+7 %) et demeurent le type d’actifs favori des investisseurs. Sur le segment des commerces, l’investissement a progressé de 18 %.

Au cours des 12 derniers mois, les investisseurs étrangers ont représenté 51 % du volume total de l’investissement en immobilier d’entreprise. Leur contribution s’élève à 129 milliards d’euros, un chiffre en hausse de 16 % en glissement annuel par rapport au 1er trimestre 2015.

Les liquidités restant importantes, le rendement prime continue à diminuer et pourrait encore fléchir au 2e trimestre 2016.

RALENTISSEMENT DU MARCHÉ DE L’INVESTISSEMENT

Le Royaume-Uni enregistre une baisse de 39 % du volume d’investissement (13,9 milliards d’euros au 1er trimestre 2016). Les investisseurs américains, traditionnellement à l’origine de plus du tiers du volume d’investissement total lors des dix dernières années, affichent un retrait important (-83 %).

En parallèle, le volume d’investissement a atteint 8,3 milliards d’euros en Allemagne au 1er trimestre 2016, en recul de 14 % par rapport à la même période de 2015. Ce chiffre, supérieur à la moyenne sur dix ans pour un 1er trimestre, demeure toutefois élevé.

Le marché français de l’investissement a également nettement ralenti au 1er trimestre 2016 (3,7 milliards d’euros). Sur les segments de la logistique et des commerces, le volume d’investissement a progressé de 10 % par rapport au 1er trimestre 2015, cette hausse restant toutefois insuffisante pour compenser la chute de 60 % enregistrée par le segment des bureaux. Les investisseurs étrangers n’ont compté que pour 30 % dans le volume global en France, ce qui s’est traduit par une forte baisse des opérations d’un montant supérieur à 100 millions d’euros. Une amélioration devrait se produire au 2eme trimestre grâce à des transactions de taille, notamment à La Défense.

Totalisant 17,5 milliards d’euros au 1er trimestre 2016, l’investissement est resté globalement stable en Europe, à l’exception du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France. « Les pays européens périphériques ont gagné des parts de marché, représentant 40 % du volume d’investissement européen total (contre 32 % au 1er trimestre 2015). L’investissement reste orienté à la hausse en Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays nordiques. A contrario, des pays tels que l’Espagne, l’Italie et l’Irlande n’ont pu répéter les performances exceptionnelles du 1er trimestre 2015 », indique Aymeric le Roux, Executive Director International Advisory & Alliances de BNP Paribas Real Estate.

POURSUITE DU REDRESSEMENT DU MARCHÉ UTILISATEUR

A « Central Paris », le marché locatif a rebondi par comparaison avec un 1er trimestre 2015 en demi-teinte, porté par le retour des grandes transactions. En Allemagne, la bonne santé du marché du travail a soutenu la hausse de la demande des utilisateurs dans les quatre plus grandes villes du pays, surtout Berlin qui enregistre des chiffres record au 1er trimestre 2016. À « Central London », les transactions ont dépassé les niveaux standards pour un 1er trimestre.

Le redressement général de la demande des utilisateurs a entraîné une nouvelle baisse du taux de vacance au cours des 12 derniers mois sur les marchés Tier 1 tels que « Central London » (-14 %), Berlin (-16 %) ou encore Munich (-30 %).

Les loyers prime ont par conséquent encore augmenté sur la même période dans le West End (+14 %) établissant un record historique. La hausse des loyers prime découle, pour l’essentiel, de la pénurie de bureaux prime dans les QCA.

Next Finance , 6 juin

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