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vendredi 11 juin 2010
Jérôme Kerviel a admis lors de l’instruction avoir agi « hors limite de son mandat », et indique que sa hiérarchie lui aurait imposé de couper ses positions si elles n’avaient pas été dissimulées par de fausses couvertures. Mais il précise aussi qu’il ne peut croire que sa hiérarchie n’avait pas conscience de ses positions, car « il était impossible de dégager de tels profits avec de si petites positions », faisant ici référence aux 55 millions de profit déclarés au titre de l’exercice 2007, et non à son gain réel de 1,4 milliard, qu’il n’a pas réussi à masquer à l’approche de l’arrêté des comptes.
Selon vous, la défense de Kerviel est-elle crédible ? Quelles sont les responsabilités de la Société Générale ? Donnez nous votre opinion sur cette affaire à l’issue de ces premiers jours de procès ?
Il y a une différence entre dépasser les limites de 10%, 15% voire même 50% et dépasser ses limites de 10000% ! Aucun responsable n’aurait autorisé cela, faut pas chercher midi à quatorze heures.
Je me demande toujours comment une structure comme la SG en est arrivée là. Je suis convaincu que "quelqu’un" de responsable était au courant, voire approuvait/validait ces deals. Ce la ne dédouane pas pour autant J Kerviel, même s’il travaillait sous l’euphorie de gagner beaucoup(on peut comprendre cette "ivresse"), le bon sens doit toujours être de mise, mais on en est aujourd’hui loin.
Mon opinion est que la SG savait qu’elle aurait à supporter des pertes (subprimes en autre), et cherchait à combler ces pertes par des gains aussi extraordinaires que risqués. La SG à donc, explicitement ou pas, encouragé certains traders (ils seraient d’ailleurs intéressants de contrôler d’autres deals sur ces périodes), dans le but de satisfaire les actionnaires d’une part, et de bien sur "mériter" un bonus important.
Joseph, ton argumentation ne tient pas et relève d’un mauvais film de série B. Franchement si un supérieur avait cherché à laisser ce type d’opérations en douce pour tenter de couvrir les pertes sur les subprimes, il aurait donné la main à d’autres traders de la salle qu’à Kerviel.
Sans vouloir dénigrer Kerviel, il était perçu comme un trader sérieux mais moyen. Son desk n’était pas un desk phare. Le choix ne se serait pas porté sur lui.
Par ailleurs, si Kerviel avait eu un quelconque aval, il n’aurait pas avoué lui-même pendant l’instruction que ses supérieurs ne lui auraient rien autorisé s’ils avaient pour les opérations fictives, c’est cet aspect qui est important pour moi ! Que bcp de gens, même travaillant en salle ne semblent pas comprendre.
Après, qu’on dise que les structures de contrôles à la Sg étaient mauvaises, oui évidemment !
Est ce que vous vous rendez compte que la SGCIB qui a longtemps vanté la qualité de ses process de contrôle veut nous faire croire qu’un trader, fusse-t-il brillant, a pu prendre des positions pour près de 50 milliards d’euros ( !!) et ceci sans qu’elle ne s’en rende compte !?
De deux choses l’une : soit la SG a raison, et dans ce cas tous les N+x de Kerviel (jusqu’à Bouton qui était en poste à l’époque) doivent être virés pour faute grave ; soit la SG "ment" (c’est ma position) et dans ce cas Kerviel est un simple bouc émissaire (ce qui ne l’excuse pas de l’excès de risque pris mais il ne le nie pas si j’ai bien compris).
Minkowski,
Tu travailles en gestion d’actifs non ? Oui passer de qqs millions à 40 milliards c’est problématique, écoutes la responsable adjointe des risques opé à la SG, tu comprendras mieux.
Kerviel avait une limite comprise de 125 millions à peu près, sauf qu’il prenait des positions en milliars « réelles », couvertes par des positions en milliards « fictives » qui abusaient les contrôleurs ; les risques étaient « flat ». Kerviel était assez « smart » pour comprendre le fonctionnement du contrôle et ses imperfections.
Ci-dessous la version de Claire Dumas, numéro deux du contrôle du risque opérationnel du groupe SocGen
15h02. Le président décrit l’organisation des salles de marché, avec un front office qui prend des positions, un middle qui les suit et un back office qui les contrôle. Il explique que la "limite de réplication" fixée au "desk" Delta One correspondait à la somme des valeurs absolues des engagements des traders du desk, ces engagements correspondant à l’écart entre les positions prises et leurs couvertures. Cette limite a été relevée de 75 à 125 millions d’euros en janvier 2007. Le président souligne que les dépassements devaient être immédiatement régularisés, soit en réduisant les positions, soit en demandant le relèvement de la limite. C’est l’un des points sur lesquels la Défense compte appuyer, en montrant que la banque n’a pas réagi aux dépassements gigantesques de Jéröme Kerviel, qui ont pourtant atteint plusieurs milliards d’euros dès la mi 2007.
15h10. Le président explique que les systèmes de contrôle de la banque n’ont pas pris en compte les positions excessives de Jérôme Kerviel car le trader passait des opérations fictives de couverture sur chacune de ses opérations. Or, la limite de 125 millions était calculée sur la base des engagements nets, c’est-à-dire de l’écart entre les positions prises et leurs couvertures, sans pouvoir faire la part des choses entre opérations réelles et fictives. C’est l’explication qu’a fournie la banque dès le début 2008 pour expliquer la défaillance de ses systèmes de contrôle.
15h31. Le président rappelle que Jérôme Kerviel, qui s’est rendu de lui-même, a reconnu les faits, mais en affirmant que ses supérieurs étaient conscients de ses pratiques. Comme le rappelle le juge, le prévenu a admis lors de l’instruction avoir agi "hors limite de son mandat", indiquant que sa hiérarchie lui aurait imposé de couper ses positions si elles n’avaient pas été dissimulées par de fausses couvertures. Mais il précise que le prévenu a aussi déclaré : "je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience de mes positions", car "il était impossible de dégager de tels profits avec de petites positions". Il fait ici référence aux 55 millions de profit déclarés par "JK" au titre de l’exercice 2007, et non à son gain réel de 1,4 milliard, qu’il n’a pas réussi à dissimiler à l’approche de l’arrêté des comptes, ce qui a provoqué sa chute.
17h30 Claire Dumas, numéro deux du contrôle du risque opérationnel du groupe SocGen, dépose à son tour. Elle raconte l’inquiétude des patrons de la salle des marchés, après leur découverte, le vendredi 18 janvier, que Kerviel avait pris une position et une couverture d’environ 40 milliards d’euros chacune. Elle explique avoir constaté que le compte de Kerviel contenait bien 1,4 milliard d’euros, mais que la contrepartie indiquée, le courtier Baader, était "toute petite", ce qui affolait les système d’évaluation des risques de la banque. Interrompue par la toux sifflante de Me Metzner, elle reprend en expliquant que Kerviel avait indiqué qu’en fait la contrepartie n’était pas Baader mais la Deutsche Bank, avec qui il avait noué une opération de refinancement (ce qui s’apparente à un prêt). Mais la SocGen n’a pas souhaité vérifier tout de suite auprès de la Deutsche Bank de peur que sa gigantesque position ne soit éventée, ce qui aurait permis aux traders de la banque allemande de profiter du débouclage.
Elle explique avoir monté pour le samedi matin une "task force" de cinq personnes pour éplucher les livres de transaction de Kerviel, avant de mobiliser des membres du middle et du back office. En soirée, une trentaine de personnes sont ainsi mobilisées, mais la plupart ne sont pas informées du problème. Kerviel reconnaît alors que les contreparties n’existent pas et qu’il a bien gagné 1,4 milliard, mais Claire Dumas juge "confuses" ses explications sur la stratégie de trading qui lui a permis de dégager un tel résultat.
Rappelé par la banque, Kerviel revient sur place en fin de journée. Il est soumis à un interrogatoire enregistré, plusieurs supérieurs et contrôleurs écoutant ses réponses à distance. Il explique sa "martingale". Luc François, son N+5, lui répond qu’il est impossible de gagner en arbitrant le dérivés sur l’indice Dax, l’un des plus liquides du monde (donc où les opportunités d’arbitrage sont très réduites). Claire Dumas insiste sur la fait que Jérôme Kerviel s’est montré très peu coopératif.
Elle explique qu’elle et les membres de son équipe étaient "dévastés" en découvrant finalement l’ampleur des positions, même si certains pourraient croire que la découverte de 1,4 milliard de profit caché est une bonne nouvelle : elle utilise un parallèle saisissant : "si je découvrais dans la chambre de mon fils adolescent une enveloppe avec 80.000 euros, je ne serais pas contente, je serais dévastée". 17h55 Poursuivant son récit, Claire Dumas raconte le moment où elle a appris que Kerviel avait pris de nouvelles positions début 2008 à hauteur de 50 milliards d’euros et qu’elles étaient en perte latente de 2,7 milliards. "Je ne me suis jamais autant demandé combien il me restait à rembourser sur ma maison", explique-t-elle, insinuant qu’elle se voyait plus près de la porte que de l’augmentation. "Après un bref moment de franchise où il a reconnu ces faits, Kerviel est reparti dans ses explications fumeuses", explique Claire Dumas, ajoutant qu’elle avait la sensation d’avoir une "savonnette entre les mains". A la reprise des marchés, le lundi matin, la décision est prise de ne rien annoncer aux équipes, tant que le débouclage des positions de Kerviel n’est pas terminé. S’ensuivent "trois jours de schizophrénie". Elle raconte aussi son angoisse pendant le débouclage, car "la base Eliot contient 100 millions de transactions, et nous n’avions pas de moyen de nous assurer que notre lecture des positions était la bonne".
Ceux qui sont chargés de surveillers les traders sont souvent en train de pincer le c... des nanas plutôt que de faire leur boulot de surveiller les positions des traders. Pour le reste, il est évident qu’ il n’ est pas exeptionnel de dépasser un peu les limites de temps à autre, mais entre 125 millions d’ euros autorisés et 49 milliards de ces mêmes euros en position, ce n’ est pas vraiment la même chose. Sa défense ne tient donc pas vraiment la route. N’ oublions pas que KERVIEL a quand même tout fait pour dissimuler les choses. Celui qui contrôle ne va pas systématiquement se dire qu’ il faut aller plus loin à chaque fois. Il s’ agit d’ un contrôle technique, et à cet instant là il n’ y a pas de suspicion.
Mais parmi les contrôleurs, ca glande aussi " velu ". C’ est souvent le service minimum. Il y a forcément un relâchement avec la force du temps. Par contre depuis cette histoire, les contrôles sont redevenus très pointus. C’ est logique.
Le supérieur de KERVIEL, chargé de surveiller une équipe de traders ne dépassant pas 10 individus, était un polytechnicien qui devait se faire chier à 100 sous de l’ heure au lieu de faire du prop trading à wall street comme il en rêvait. Il devait donc faire le service minimum et s’ est donc aperçu de rien.
La responsabilité de KERVIEL demeure donc, même si cela devait sacrément glander du côté du contrôle.
Si vous prenez une voiture, que vous trafiquez le moteur pour que la voiture aille plus vite en gardant les freins d’ origine, il risque de se produire un problème. C’ était le cas de KERVIEL qui ne pouvait donc plus controler sa machine. S’ il fonce ensuite sur des piétons avec la voiture en question, sa responsabilité est totale. On ne peut pas alors reprocher au garagiste de ne pas avoir fait son travail en ayant pas vérifier les freins correctement.
En fait, la finalité de cette histoire c ’ est l’ EGO. Les polytechniciens, donc son supérieur, devaient lui chier à la gueule en permanence. KERVIEL voulait donc sa revanche en faisant gagner un max à son employeur. Imaginer en effet un instant s’ il avait fait gagner des milliards à la société générale sur ce coup. Il aurait été un héros. C’ est ça que souhaitait KERVIEL. Et au passage il aurait évidemment eu une belle récompense et promotion. Seulement, les choses se passent finalement rarement comme prévu. Il a joué et perdu. GAME OVER
bypasser un système d’information front ou middle, c’est tout à fait possible.
Là où la version SG ne tient pas, c’est que Kerviel traitait sur des futures avec appels de marges quotidiens !!!! impossible donc de ne pas voir en compta les gains quotidiens du loustic en 2007 !!!
On ne te prend pas pour un con ; le pb c est que bcp interviennent sans maîtriser le dossier.
Premièrement, toutes les opé n’étaient pas sur les marchés organisés, certaines étaient en OTC.
Les appels de marge sur les futures étaient agrégés via un Gopmaster dans un compte global pour les traders, et passaient de fait quasiment inaperçus. De l’autre côté, les opé virtuelles étaient en « pending » parfois sans contrepartie indiquée (Défaillances pour laquelle la Sg a été condamné je crois) ; il pouvait éventuellement y avoir des collatéraux et donc des montants à « virtuellement » à payer à une certaine fréquence face à ces contreparties (contrebalançant d’ailleurs les gains). C’est ainsi que kerviel pouvait apparaître « flat » malgré les appels de marges chez le Bro !
Pour ma part, la phrase la plus importante que Kerviel est avoué avoir prononcé, c’est lorsqu’il sait qu’il est découvert et qu’il dit au broker qu’il va être viré, le broker lui répond qu’on va connaître la puissance de Kerviel, alors que celui-ci lui répond, « l’inconscience » et je crois c’est ça la clé pour comprendre. Personne ne peut cautionner de tels montants en banque, même les patrons les plus avides !
DeSalin tu cautionnes donc que sur les 7 ou 8 milliards d’EBT habituels, en 2007, 1.4 milliard dûs UNIQUEMENT à Kerviel passaient "inaperçus" ?
en gros 20% du bénef d’un groupe de plus de 130 000 personnes réalisé par UN SEUL HOMME et la banque ne voit rien ? çà me parait un peu gros. ou bien la SG est une vraie passoire.
Oui 1,4 milliards de bénef dûs uniquement à Kerviel passait inaperçus. De la même façon les pertes latentes en milliards (2MM) qu’il décrit dans sa déposition sont d’abord passées inapeçues...si la SG était au courant, elle l’aurait stoppé à ce moment.
Ce qu il faut q tu comprennes, c q ces 1,4 milliards n’ont pas été enregistrés dans les comptes, c’est 42 millions exactement qui sont passés, encore faut il connaitre le dossier.
En effet JK bossait sur les futures sur indices, le dax en particulier. Oui Kerviel a pété un boulon en prenant des expos si énormes, mais non la SG ne pouvait pas ne pas savoir car les backs de reglement livraison pouvait se rendre compte chaque jour que le hedge de chacun des spiel de JK étaient face à des contreparties fictives ou qui n’avaientt jamais fait le deal.
Je ne maitrise pas bien le doosier mais apres avoir lu les commentaires je pense que personne ne le maitrise correctement. ca ne srt a rien de "speculer" sur des possibles senarii. Laissons faire la justice. En esperant que celle ci soit aveugle.
Je puis comprendre que Jérôme Kerviel ai dissimulé ses pertes grâce à X écritures comptables ou grâce à l’arbitrage Futures vs. Forward.
Mais là où le témoin, Benoît Taillieu a raison, c’est que Kerviel tradait des produits auxquels le service n’avait pas recours. Le domaine de prédilection de D-One sont les certificats, turbo-warrants... Nous l’aurons compris. En soi, des products-to-consumers. En quoi le COO ne s’en aurait pas aperçu ?
Deuxième point, les volumes, qui même sans réel garde-fou, auraient du alarmer les services compétents.
Je peine à croire de toute façon que ses N+1, N+X aient sciemment laissé UN trader officier sur des domaines de compétences différents, sur des nominaux aussi "stratosphériques" ou encore dans l’espoir de combler les pertes post-supbrimes.
Du haut de mes vingts-années, suis-je dans le vrai/faux ? Merci d’éclairer ma lanterne, même si personne encore ne sait le fin mot de l’histoire.
Mes "chers amis" l’affaire Kerviel nous intéresse (dans certains cas nous passionne) parce qu’elle soulève notamment, et de manière concrète, de nombreuses questions sur ce secteur d’activité dans lequel nous travaillons tous (nos motivations quotidiennes, nos ambitions, notre éthique, nos frustrations, etc).
Au vu des différents arguments et informations apportés par les uns et les autres on se convainc aisément (si ce n’était déjà le cas), que l’affaire est loin d’être simple. C’est pour cette raison que je ne tiens pas particulièrement à en comprendre tous les détails, ce qui ne m’empêche pas de mettre à l’épreuve le bon sens en lui soumettant les quelques faits à peu près certains que l’on connaît.
De ce point de vue je maintiens ma position initiale. Un trader qui peut prendre des positions pour 50 milliards (mettant ainsi en péril l’avenir de sa société) alors qu’il est sensé être limité à 125 millions m’incite en 1er lieu à demander la démission de tous ses supérieurs, du N+1 au PDG.
Entendons nous bien :
1) je ne fais pas de Kerviel un héros.
2) je ne cherche pas à prendre une quelconque revanche contre des dirigeants parfois arrogants et prétentieux comme ceux que l’on peut trouver dans des structures comme la SCGIB.
3) les explications sur ces responsables polytechniciens qui s’ennuient dans leur travail quotidien parce qu’ils se rêvaient ailleurs ne m’émeuvent pas pour un sou.
4) toutes ces explications techniques tendant à expliquer pourquoi les choses ont été ce qu’elles ont été ne dédouanent pas le moins du monde le système mais soulignent ses énormes faiblesses.
Mais justement Minkowski, Daniel Bouton le PDG a été remercié, Mustier le n°2 aussi. Les boss de Kerviel aussi, Luc François, ancien boss du trading de GEDS remercié, ainsi que Pierre Yves Morlat. Donc ta demande a déja été prise en compte.
Et je le concède, cette affaire a souligné les énormes faiblesses des équipes de contrôle de la SG.
Ferdinand tu as raison de me rappeler qu’il y a eu un certain nombre de changements dans la direction de la SG. Mais de mémoire on a assisté aux événements suivants :
1) Bouton n’envisageait pas de quitter la tête de la SG. Il a cru nous émouvoir en déclarant renoncer à la moitié de son salaire sur l’année 2008 je crois. Quand on sait la part que le salaire représente p/r aux bonus on se dit que le sacrifice n’était pas bien énorme. Mais même s’il avait renoncé à tous ses revenus cela n’aurait pas eu la force d’un départ pur et simple. Ce n’est que sous la pression de Sarkozy (peur des retombées dans l’opinion public) que Bouton a finalement laissé tomber ses responsabilités opérationnelles en restant cependant à la tête du C.A de la SoGé. Egalement de mémoire on a appris dans les journaux qu’il a fait le "forcing" pour avoir sa part de bonus sur l’exercice suivant alors qu’il n’avait plus de responsabilités opérationnelles. Bref on est encore trop loin en France de la loi pourtant pleine de bon sens du "fauteur"/payeur.
2) Mustier n’a pas quitté la SG (on l’annonçait comme le successeur de Bouton ; il s’est vu souffler la place par Oudéa et de ce point de vue il peut être déçu mais c’est le prix à payer quand il y a faute). Je crois savoir que c’est lui qui s’est d’ailleurs chargé de la "restructuration" de SGAM (cession d’une partie des activités à Crédit Agricole et intégration de l’autre partie au sein de Lyxor). Ici aussi on peut être déçu qu’il n’ait pas assumé ses responsabilités en partant. Vu son profil et son expérience au sein de la SGCIB nul doute qu’il aurait très bien rebondi.
3) Le N+1 de Kerviel est certes parti mais j’aimerais savoir (simple curiosité) s’il a eu des indemnités ou pas. A mon sens il ne devrait pas en avoir car il y a eu faute. Par contre ici aussi j’ai cru comprendre qu’il s’était recasé sans grande difficulté. Cela ne me choque pas car il faut payer ses erreurs (limogeage) mais on a le droit d’apprendre de ses erreurs et de rebondir.
D’aucuns diront certainement que l’on s’éloigne quelque peu de l’affaire Kerviel d’origine. Cependant, une fois que l’on a constaté ces chamboulements, force est d’admettre qu’ils ne s’expliquent que parce qu’il y a eu faute grave. La question qui demeure est donc :
1) Les systèmes de contrôle (humains et automatiques) ont ils tous "loupé" ce que faisait Kerviel ?
2) Ou bien ces systèmes, bien que perfectibles (il semble y avoir unanimité à ce sujet) ont détecté les anomalies sans que les décisions adéquates aient été prises ?
Personnellement je penche pour la seconde hypothèse.
je trouve tout cela particulièrement pathétique
Plus de 150 milliards d’ordre passés par Jerome Kerviel chez Fimat. Et plus de 1 millions d’euros de bonus au 4ème trimestre au passege pour moussa bakir. Franchement, un tel niveau d’ordre pour un seul trader, c’est impressionnant et étonnant que personne ne s’en rende compte.
Une affaire vraiment bizarre. kerviel a certainement eu un cran énorme. Pas évident de masquer des positions comme ça durant des mois. inversement que fait on à la SG... de la politique certainement et trop (très) peu le métier de banquier... Je crois que c’est là le hic sur les contrôles : Quand on passe son tmps à se prendre pour Janus (fils de Jupiter et Vénus :))), on oublie simplement que trader c’est simplement un boulot, un travail, un job, comme patissier, chauffeur, carreleur. Connaissant un peu la clique, je peux aussi dire que c’est pas les pires qui ont quitté, sous la pression, la SG. D’autres sont restés... hélas et pas parmi les plus professionnels. Marre de l’ENA...Bon, je suis jaloux. gagner autant de blé aussi facilement, juste parce qu’on a fait l’ENA... ca me rend jaloux.
Jérôme KERVIEL a outrepassé ses autorisations dans des proportions importantes mais ses responsables n’ont pas contré ses agissements et les alertes des systèmes de contrôles informatiques n’ont pas été prises au sérieux. Certains des responsables de J. KERVIEL ont été contraints de quitter la S.G. mais leur responsabilité semble ne pas donner lieu à un procès.
Par ailleurs, la perte de presque 6 milliards se serait limitée à un tiers, ou moins si les positions prises par J. KERVIEL n’avaient pas été débouclées brutalement et massivement.
En tout état de cause, une telle situation n’implique pas une peine de cinq années de prison.
Kerviel n’est qu’un terroriste économique, il a agit en dissimulant et ça c’est comme la préméditation pour un assassinat ; il n’a eu que ce qu’il mérite, il a joué avec des milliers d’emplois, il ne reste plus qu’à espérer que notre ’bonne justice’ ne se laissera pas influencer par la campagne médiatique lancée contre les banques depuis des mois et que le jusgement soit confirmé pour que "à bon entendeur salut !" en direction des tricheurs qui jouent avec les avoirs des épargnants comme ce "bon kerviel"
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