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Voyants au vert

Après les États-Unis, la zone euro a confirmé la semaine dernière être sur une phase ascendante, balayant du revers des indicateurs économiques les craintes qui pesaient sur elle il y a encore quelques semaines. Sur le mois de mars, le PMI composite (Markit) est ainsi ressorti à 53,7 points (contre 53 points précédemment et anticipés).

Si l’activité dans les services reste robuste (54 points), la composante industrielle est encourageante (51,4 points contre 51,2 le mois précédent). Cette dynamique se fait d’ailleurs sentir sur le moral des acteurs économiques puisque l’Ifo, baromètre du climat des affaires en Allemagne, s’établit à 106,7 points en mars contre 105,7 points en février.

Autant dire que les voyants actuels sont au vert et démentent très clairement les sombres conjectures du début d’année. Un environnement d’autant plus encourageant que, parallèlement, l’économie américaine continue, pour sa part, de délivrer son lot de bonnes nouvelles.

La semaine passée, la surprise est venue du PIB sur le quatrième trimestre 2015 qui est finalement ressorti à 1,4% contre 0,7% lors de sa première estimation, déjouant là aussi les pronostics alarmistes de janvier.

Ces chiffres confirment une fois de plus notre scénario d’une reprise poussive mais tangible dans les économies développées. Pour autant, ils n’ont pas donné lieu à un satisfecit de la part des investisseurs. Bien au contraire, les marchés ont fait preuve d’une étonnante fébrilité qui, au-delà de la tendance baissière, s’est traduite par un léger regain de volatilité. Si la semaine des quatre séances due au Vendredi saint a pu y contribuer, la véritable explication est à chercher ailleurs …

Sous le cortex des investisseurs. Et plus précisément dans le complexe amygdalien, circuit par lequel une information est analysée, évaluée et donne lieu à une réponse comportementale souvent associée au sentiment de peur ou d’anxiété.

Dans le cas précis, les stimuli sont les indicateurs délivrés ces quinze derniers jours. Bien que de bonne facture, ils ont paradoxalement suscité une appréhension des sujets en présence. Une réaction qui n’a pour autre justification qu’une simple association d’idées. Les bons chiffres du moment sont en effet synonymes d’une plus grande probabilité de relèvement des taux américains, perspective qui continue malgré tout de d’incommoder les intervenants.

David Ganozzi , 31 mars

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