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Perspectives 2017 : Performance absolue

L’année qui vient de s’écouler nous aura donné de bonnes leçons sur les pièges que sont les prévisions. Des évènements qui nous apparaissaient comme hautement invraisemblables début 2016 - la victoire du Brexit et l’élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis - sont devenus réalité. L’improbable a triomphé...

Se préparer à l’imprévisible

L’année qui vient de s’écouler nous aura donné de bonnes leçons sur les pièges que sont les prévisions. Des évènements qui nous apparaissaient comme hautement invraisemblables début 2016 - la victoire du Brexit et l’élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis - sont devenus réalité. L’improbable a triomphé, c’est en tout cas ce que nous ont fait croire les medias. Même si ces évènements étaient considérés comme peu plausibles, leur survenue était loin d’être impossible étant donné l’éventail restreint des possibilités dans chacun des cas.

Néanmoins, comme la crise du crédit nous l’avait déjà montré, il n’est pas suffisant de se préoccuper de la probabilité de survenance d’un évènement, il faut aussi s’inquiéter des dommages (ou des gains) occasionnés par cette survenance.

De nombreux experts ont donné leur opinion ces dernières semaines, mais personne ne peut dire avec certitude comment résorber l’incertitude ambiante. Les marchés semblent plutôt convaincus que les Etats-Unis vont fortement augmenter leurs dépenses d’infrastructures. Le pronostic général semble être que l’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour les actions, une mauvaise pour les obligations même s’il est peu probable que ces deux affirmations restent vraies sur une longue période, notamment parce que les valorisations des actions américaines sont déjà très élevées.

Les étudiants en histoire des marchés financiers trouveront de nombreux épisodes durant lesquels nos modèles de prévision se sont avérés inefficaces face à des évènements en apparence aléatoires.

Il existe de nombreux biais comportementaux bien connus - par exemple l’effet de récence, le biais de confirmation, le sophisme du joueur, l’ancrage mental, etc. - qui peuvent influencer nos hypothèses et la nature des décisions que nous prenons en nous basant sur ces modèles.

Le Brexit et les élections présidentielles américaines ont généré chacun leur propre lot d’incertitudes, les gens s’attendent donc maintenant à l’inattendu, ce qu’il n’aurait sans doute pas fait l’an dernier. Seul le temps pourra nous dire si ces craintes sont effectivement justifiées - et avec de fait une hausse de la volatilité - ou s’il s’agit seulement d’un autre exemple de nos biais comportementaux.

Etant donné les défis que nous rencontrons tous les jours en essayant de faire face à un futur incertain, se préparer aux changements fait partie intégrante de notre processus d’investissement. Cela implique d’être vigilant sur la qualité structurelle des parties longue et courte de nos portefeuilles et sur les conséquences engendrées par la survenance de tel ou tel scénario sur notre exposition aux actions.

Nous cherchons également à mettre en place des couvertures imparfaites, quand cela nous semble approprié, et d’inclure dans les portefeuilles des positions sur des actifs possédant des qualités d’ « anti-fragilité » - c’est-à-dire qui performent bien en période de forte volatilité.

Il y a bien sûr des limites à notre approche : nous ne pouvons pas rendre nos portefeuilles résistants à tous les scénarios. Néanmoins, pour l’année à venir nous allons continuer à travailler pour améliorer la résistance aux changements de nos portefeuilles tout en nous efforçant d’améliorer notre processus d’investissement.

James Clunie , 19 janvier

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