OUT !

Après des mois de tergiversations, le Brexit a été voté par 52% des électeurs britanniques. Comme en témoignent les premières observations au matin du 24 juin, les marchés financiers devraient connaître une séquence agitée. Les positions prises au mois de juin par Myria AM doivent être gérées dynamiquement...

Après des mois de tergiversations, le Brexit a été voté par 52% des électeurs britanniques. Comme en témoignent les premières observations au matin du 24 juin, les marchés financiers devraient connaître une séquence agitée. Les positions prises au mois de juin par Myria AM doivent être gérées dynamiquement puisqu’il est fort probable que la réaction des marchés soit très exagérée.

Aujourd’hui, après ce vote historique, les marchés financiers mondiaux, qui exècrent l’incertitude, se retrouvent dans l’expectative alors même que personne ne peut prédire ce que ce saut dans l’inconnu va provoquer.

Néanmoins, si l’on se réfère à l’histoire récente, en 2015, le referendum grec avait déjà provoqué une onde de choc sur les marchés financiers, qui s’étaient ensuite redressés en quelques jours. En 2010 également, la première crise de la dette grecque avait engendré une volatilité extrême au cours de l’année et les marchés avaient terminé sur une note globalement positive après avoir affiché une baisse de l’ordre de 10 à 15 %. Les risques politiques sont de ceux qui sont extrêmement difficiles à appréhender et à couvrir.

Avant le Brexit, Myria AM avait pris la décision de couvrir ses portefeuilles de trois manières :

  • Début juin 2016 : elle a choisi de conserver son exposition longue sur le dollar US contre euro pour un montant notionnel de l’ordre de 8% à 10% des portefeuilles.
  • Le 10 juin 2016 : elle a traité des options de vente sur le S&P 500 pour un montant notionnel compris entre 10% pour les portefeuilles les plus prudents et 35% pour les portefeuilles les plus dynamiques.
  • Le 22 juin 2016 : elle a couvert, via la vente de futures sur l’indice Footsie 100, un montant notionnel compris entre 5% pour les portefeuilles les plus prudents et 20% pour les portefeuilles les plus dynamiques.

Alors que David Cameron vient de démissionner de son poste de premier ministre britannique, les banquiers centraux ne se sont toujours pas exprimés et la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE ne se fera au plus tôt qu’en 2019, si elle a véritablement lieu… En effet, n’oublions pas que les votes populaires concernant l’Europe sont souvent invalidés par les parlements.

Pierre Bismuth , 27 juin

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Stratégie Investir dans des stratégies en actions protégées, pour économiser du capital, mais pas seulement…

L’environnement actuel de taux extrêmement bas incite les investisseurs à chercher d’autres sources de performance, en particulier du côté du marché actions, mais la volatilité des marchés et les contraintes comptables et règlementaires qui pèsent sur les assureurs les incitent à se (...)

© Next Finance 2006 - 2016 - Tous droits réservés