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Nous accompagnons le mouvement de rotation sectorielle le plus fort depuis 5 ans

Le mouvement de rotation sectorielle qui s’est matérialisé sur les marchés d’actions est d’une amplitude sans précédent depuis la crise financière de 2008. Ce mouvement s’est mis en place au lendemain du vote pour le « Brexit » des Britanniques....

Le mouvement de rotation sectorielle qui s’est matérialisé sur les marchés d’actions est d’une amplitude sans précédent depuis la crise financière de 2008. Ce mouvement s’est mis en place au lendemain du vote pour le « Brexit » des Britanniques. Les investisseurs ont depuis cette date largement délaissé les entreprises dites de « croissance » qu’ils avaient largement favorisées depuis plus de 5 ans au sein de leurs portefeuilles. Ils ont au contraire préféré se repositionner sur des entreprises et des secteurs plus faiblement valorisés et qualifiés de « value ». Nous avions, en effet, atteint fin juin 2016 un différentiel de valorisation très largement en faveur de ces derniers. Il s’agit notamment des secteurs cycliques comme celui de l’industrie ou de l’automobile ou encore des secteurs financiers comme l’assurance ou la banque. Ces secteurs ont donc largement rebondi sur le second semestre 2016. La hausse des matières premières, les perspectives d’un environnement moins déflationniste et des annonces de politiques budgétaires plus expansionnistes dans de nombreux pays ont aussi renforcé cette tendance. Et l’élection récente de M. Trump a encore accentué ce mouvement début novembre.

Cette rotation a été également majeure sur les valeurs françaises.

Sur notre fonds d’actions françaises, nous avons abordé cette phase avec un portefeuille relativement équilibré entre les valeurs défensives de « croissance » et les valeurs plus cycliques teintées « value ».

Cette approche a été globalement positive pour la performance. Nous avions initié sur 2016 un certain nombre d’investissements sur des entreprises cycliques, faiblement valorisées qui se sont bien comportées dans cet environnement : nous pensons notamment à certaines sociétés du secteur automobile, telles que Peugeot ou encore Plastic Omnium. Notre sélection de valeurs au sein de l’industrie a aussi été positive au travers de nos positions en Rexel ou en Nexans qui bénéficient de perspectives de croissance renforcées dans ce contexte. Nous avons continué à accompagner cette rotation sectorielle en renforçant graduellement nos expositions aux secteurs de l’industrie au cours du semestre écoulé. A l’inverse, nous allégeons le segment plus défensif de notre portefeuille : les positions sur les valeurs immobilières ont notamment été réduites en raison d’un environnement de taux d’intérêt qui apparaît désormais moins favorable. De la même manière, nous restons toujours très prudents sur les entreprises du secteur de l’alimentation dont les niveaux de valorisation restent élevés. Nous continuerons à accompagner cette rotation sectorielle au cours des prochains mois car nous pensons que cette tendance n’est pas à son terme.

Nous restons constructifs sur les marchés d’actions pour 2017 même si les échéances politiques devraient apporter de l’incertitude. Les résultats publiés au 3e trimestre 2016 étaient corrects. Les perspectives de résultats sont plus favorables pour 2017. Nous considérons enfin que les liquidités resteront abondantes dans la zone euro, ce qui est un facteur positif pour les valeurs moyennes françaises.

Fabrice Masson , 5 janvier

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