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Les « actions protégées », une stratégie séduisante à calibrer sur-mesure

Plébiscitées par les investisseurs ̶ dans un environnement de taux bas ̶ les « actions protégées » sont une solution séduisante pour se positionner sur les actifs boursiers en limitant le risque. Cependant, le choix d’une allocation en actions protégées doit inévitablement intégrer deux critères...

Plébiscitées par les investisseurs ̶ dans un environnement de taux bas ̶ les « actions protégées » sont une solution séduisante pour se positionner sur les actifs boursiers en limitant le risque.

Cependant, le choix d’une allocation en actions protégées doit inévitablement intégrer deux critères : le niveau de risque que l’investisseur est prêt à assumer d’une part, et ses anticipations de marché d’autre part. Le recours aux actions protégées est souvent mis en œuvre à l’issue d’une étude sur-mesure.

Les actions protégées (ou couvertes) font figure d’alternative crédible, alors que l’environnement des marchés de taux demeure complexe. Les rendements sont bas et les classes d’actifs obligataires restent exposées au risque de remontée des taux, compte tenu de la normalisation progressive des politiques monétaires de la Fed et de la BCE. « Dans ces conditions, la performance financière annualisée des obligations souveraines et corporate pourrait être négative dès 2018. De leur côté, les actions fournissent encore un revenu appréciable ; toutefois les investisseurs appréhendent de plus en plus la classe d’actifs avec un biais prudent favorable au thème des actions protégées » résume Claire Bourgeois, Directrice des investissements ALM. L’essor des stratégies d’actions protégées s’explique également par la réduction en coût de capital Solvabilité 2 qu’elles favorisent, pour les investisseurs soumis à cette réglementation.

Une efficacité… conditionnée

Pour autant, l’investissement dans les actions protégées nécessite une méthodologie rigoureuse. « Les investisseurs doivent faire preuve de discernement, non seulement en définissant au préalable le niveau d’exposition au risque et les pertes qu’ils sont capables d’assumer, mais aussi en anticipant le coût et l’efficacité de la couverture liée à ce type de stratégie » explique Claire Bourgeois. En effet, la spécificité des actions protégées est le recours à une couverture optionnelle. Le coût de la couverture peut être financé par la vente d’options d’achat de maturités plus courtes et optimisé via le positionnement sur la courbe de volatilité. « Cela permet de baisser le prix de la protection, mais cette dernière reste onéreuse : la convexité a un prix ». Car la couverture érode une partie des dividendes des titres. Par ailleurs, « choisir d’investir dans les actions protégées, c’est accepter de se priver d’une partie de l’alpha des gérants pour que la couverture soit efficace » ajoute-t-elle. « Ceci est un manque à gagner qui s’additionne au coût de la couverture ».

D’où une réflexion incontournable des investisseurs sur l’objectif de rendement et le profil optimal de leur portefeuille, dans un cadre de risque prédéfini.

L’enjeu est de déterminer le bon équilibre et de réaliser les bons arbitrages entre actions directionnelles et actions protégées, pour une allocation adaptée.

La première étape consiste à choisir la stratégie adaptée au niveau de risque acceptable. « Entre un investisseur prêt à assumer une baisse de 15% et un autre prêt à assumer une baisse de 25%, le premier aura davantage intérêt à recourir aux actions couvertes. Car la probabilité d’une baisse de 15% à horizon 10 ans est plus élevée qu’une baisse de 25%. La couverture sera mieux rentabilisée » illustre Claire Bourgeois.

La seconde étape repose sur une lecture fine des anticipations des marchés boursiers, qui participe activement à la décision de couvrir ou non l’exposition des actifs. « La vision sur les perspectives du sous-jacent reste essentielle, le scenario de marché détermine de façon dynamique la nécessité ou non de couvrir » ajoute Claire Bourgeois. « Un scenario très haussier ou très baissier sur le marché actions conduira à une allocation en actions couvertes élevée, tandis qu’une anticipation d’un marché sans tendance ne militera pas pour une proportion élevée d’actions couvertes ».

L’intégration de stratégies d’actions protégées dans une allocation d’actifs demeure donc « conditionnée ». Elles s’appliquent en parfaite adéquation avec le cadre d’investissement établi et selon une véritable démarche d’ingénierie financière.

Les gérants d’actifs ont à ce titre un rôle important de conseil et d’accompagnement à jouer auprès des investisseurs institutionnels, afin de mettre en œuvre les portefeuilles optimaux.

Claire Bourgeois , 6 juillet

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  • Les « actions protégées », une stratégie séduisante à calibrer sur-mesure 6 juillet 2017  13:06, par mouss1969 [Asset Management]
    <p>merci d’avoir fait partagé cet article fort bien construit.</p> <p>Dommage que les gestions n’utilisent que très peu les produits dérivés comme couvertures ou pour générer de l’alpha.</p> <p>Que veut dire "la couverture érode une partie des dividendes des titres"&nbsp;? <br />Il n’existe pas de couverture gratuite.</p>

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