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Les actions européennes, l’option privilégiée pour les investisseurs à contre-courant ?

Tim Stevenson, Directeur de la gestion actions européennes, présente ses perspectives pour l’année 2017. Tim est convaincu que les valorisations des sociétés à forte croissance devraient rester élevées mais que les investisseurs devront faire face à plusieurs risques...

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Tim Stevenson, Directeur de la gestion actions européennes, présente ses perspectives pour l’année 2017. Tim est convaincu que les valorisations des sociétés à forte croissance devraient rester élevées mais que les investisseurs devront faire face à plusieurs risques tels que la hausse de l’inflation, les politiques monétaires et un environnement politique de plus en plus imprévisible. Il est également persuadé, dans un tel contexte, que les investisseurs devaient se concentrer sur les sociétés capables d’augmenter de façon constante les rendements offerts à leurs actionnaires.

Bilan 2016

Le « Brexit » puis Trump, ont clairement prouvé que les méthodes de sondage ne fonctionnent plus (les deux résultats ayant été des « surprises »), mais plus important encore, que les électeurs ne sont désormais plus disposés à accepter les platitudes et les promesses vagues des hommes politiques établis. Le non-respect des promesses a trop duré. L’inquiétude majeure en Europe est qu’un chômage élevé pourrait créer un environnement propice à de nouveaux votes de protestation.

L’ironie dans tout cela est que la campagne du « Brexit » a été basée sur toute une série de déclarations imaginatives (immigrants turcs, 350 millions de Livres sterling d’économies par semaine) et de promesses qui vont directement à l’encontre de la réalité et du maintien d’un accès complet aux marchés européens. Une grande partie des leaders du « Brexit » ont démissionné ou fait marche arrière sur leurs promesses (certains d’entre eux dans les 12 heures qui ont suivi le résultat). Trump a également adopté une approche plus pragmatique dans les heures qui ont suivi le résultat, après avoir réalisé que la réalité l’empêcherait de tenir certaines de ses promesses (un mur est devenu une clôture, l’annulation de l’Obamacare est devenue une modification).

En termes d’économies, nous avons appris qu’une faible croissance se situe entre 1 et 1,5 % et nous ferions mieux de nous y habituer. L’inflation reste modérée, mais augmente, et les mesures d’assouplissement quantitatif ont atteint leurs limites.

Les taux d’intérêt négatifs affectent les économies plus qu’ils ne les aident et ils empêchent les banques de se reprendre.

Les valorisations des sociétés à forte croissance devraient rester élevées par rapport au reste du marché, mais la principale question restera de voir quelle prime les investisseurs seront prêts à payer.

Principaux thèmes pour 2017

L’inflation de la zone Euro devrait approcher les 2 % et les rendements des obligations à 10 ans devraient augmenter. Ceci aura des répercussions sur la façon dont nous valorisons les titres de croissance à long-terme (ils ne devraient pas conserver une prime aussi élevée qu’au cours des dernières années) mais nous ne savons pas quelle sera l’ampleur de la hausse des rendements des obligations (je pense qu’elle ne sera pas beaucoup plus importante avant 2018) et il est difficile d’estimer, dans un environnement qui devrait rester à faible croissance, quelle prime les titres de croissance obtiendront.

Les États-Unis devraient renforcer leur politique monétaire et, d’ici la fin de l’année 2017, la Banque Centrale Européenne indiquera clairement que le tapering surviendra en 2018.

La situation politique jouera également un rôle important en 2017, avec notamment les élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, mais d’autres événements pourraient également avoir une incidence. Il est encore plus risqué, après ce qui s’est passé en 2016, d’émettre des prédictions à ce sujet, mais je pense que les partis établis ne seront pas décimés, comme cela a été le cas avec le « Brexit » et Trump.

L’Europe devrait, après plusieurs années décevantes, enfin voir ses bénéfices augmenter grâce à l’amélioration de la demande sous-jacente, aux effets de change positifs, à la réduction des mesures d’austérité budgétaire et à l’éventuelle mise en place d’un nouvel assouplissement budgétaire, même s’il s’avèrerait être modéré.

Principale conviction pour 2017

Les fabricants qui offrent une croissance de qualité ont été à la traîne en termes du cours de leurs titres, mais pas en termes de bénéfices. Dans un monde de plus en plus incertain, avec le « Brexit » et Trump, les bénéfices de ces sociétés ont résisté et bon nombre d’entre elles ont continué à progresser, mais le cours de leurs titres (et donc leurs valorisations) ont diminué. Dans un monde de moins en moins sûr, la fiabilité, même à des valorisations plus faibles, est extrêmement attractive à mes yeux.

Gestion de portefeuille

L’Europe est passée, au cours des 18 derniers mois, d’une région privilégiée à une région peu appréciée. Elle est donc devenue, à certains égards, l’option privilégiée des investisseurs à « contre-courant ». Le revers de la médaille est la possibilité d’une intense incertitude politique, ce qui pourrait de nouveau menacer l’existence même de l’Euro. Il est évident, si l’on associe ces deux extrêmes, que nous assisterons à une période de volatilité. Les sociétés affaiblies mais augmentant les rendements versés aux actionnaires ont tendance à obtenir de meilleurs résultats en période volatile.

2017 devrait être une année fascinante. J’estime que l’Europe ne s’autodétruira pas mais deviendra plutôt un havre de stabilité pendant que le Royaume-Uni essaiera de déterminer ce que le « Brexit » signifie (la déclaration du premier ministre selon laquelle « le Brexit signifie le Brexit » n’est pas un réponse).

Le monde va également essayer de déterminer ce que Trump défend réellement et ce qu’il peut apporter aux américains, et au reste du monde.

Tim Stevenson , Décembre 2016

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