Les actions allemandes, un pari pour le long-terme

Les investisseurs qui ont pris des positions à long terme sur les actions allemandes ces dernières années ont pu obtenir des rendements annuels très satisfaisants, avec un risque de perte modéré. Selon Tim Albrecht, Responsable actions allemandes chez Deutsche AM, il ne devrait pas en être autrement au cours des prochaines décennies.

Les investisseurs qui ont pris des positions à long terme sur les actions allemandes ces dernières années ont pu obtenir des rendements annuels très satisfaisants (à un chiffre), avec un risque de perte modéré. Dans un contexte de faiblesse des taux et de besoin de rendement élevé, rien ne semble indiquer qu’il devrait en être autrement au cours des prochaines décennies.

La valorisation des titres sous-jacents du DAX est toujours attractive au regard d’autres indices, notamment après la nette correction connue en début d’année.

Actuellement, l’indice du marché allemand affiche un rapport cours/bénéfice de 12,9 et un rendement sur dividendes de 3%. D’un point de vue historique, le DAX se situe ainsi en-dessous de sa moyenne de long terme (PER de 14,7).

De nombreuses entreprises allemandes soulignent que l’on assiste certes actuellement à un ralentissement de l’économie, mais en aucun cas à une récession, telle qu’elle est pourtant en partie anticipée par les marchés. II est vrai que le fléchissement des pays émergents se traduit par une plus faible croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices des entreprises occidentales. Mais ceci est partiellement compensé par une robuste demande provenant des Etats-Unis et un vrai redressement en Europe, où la consommation est pour l’heure stable, même si son niveau reste faible. Au sein de la zone euro, l’économie allemande, qui bénéficie d’un faible taux de chômage et d’une hausse des salaires, progresse davantage que la moyenne des autres pays membres et devrait profiter d’une conjoncture nationale robuste. Le volume de crédits reste stable et le secteur de l’industrie affiche encore un potentiel supplémentaire de hausse.

Au demeurant, la faiblesse de l’euro continue à favoriser ses exportations. Les exportations et la consommation comptent ainsi parmi les principaux moteurs de l’économie allemande.

La volatilité accrue sur les marchés financiers est notamment due aux turbulences rencontrées sur celui de l’énergie. Les inquiétudes liées aux problèmes d’endettement des groupes pétroliers ont ainsi eu un impact négatif sur les banques, qui ont enregistré un fort écartement de leurs spreads sur leurs titres obligataires. De plus, la chute du prix du pétrole a entrainé un retrait des marchés actions (y compris sur le DAX) de la part des fonds souverains des états producteurs de pétrole. Par conséquent, la stabilisation du prix du pétrole est bienvenue pour ces marchés.

Enfin, la croissance de la masse monétaire M1 reste élevée grâce aux mesures quantitatives de la BCE, ce qui est toujours favorable aux marchés actions. C’est ainsi que les alternatives, obligations et immobilier en particulier, sont moins attractives que les actions en raison de leurs faibles rendements.

Malgré la présence de plusieurs facteurs de risques et la probabilité d’une forte volatilité à court terme, nous considérons que le marché des actions allemand reste attrayant.

Tim Albrecht , 28 juillet

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