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Le plancher des vaches

Les investisseurs auraient-ils enfin retrouvé la voix de la raison ? La question ne se pose pas tant au regard de la tendance haussière qui a dominé la semaine passée, que des catalyseurs de cette hausse...

Après avoir fortement rebondi sur des rachats à bon compte et sur fond de reprise des cours du pétrole, les marchés semblent désormais être revenus à l’essentiel, à savoir les fondamentaux économiques. Or ceux publiés la semaine dernière tendent à enterrer le scénario du pire envisagé jusqu’ici par les investisseurs. Aux États-Unis tout d’abord où l’activité industrielle repart lentement mais sûrement.

Sur le mois écoulé, le PMI manufacturier de l’ISM est ainsi ressorti à 49,5 points (contre 48,2 points en janvier et 48,5 points attendus). Parallèlement, les derniers chiffres sur le marché du travail ont donné lieu à une bonne surprise en fin de semaine avec un total de 242.000 créations d’emplois en février contre 172.000 en janvier et 190.000 attendues.

En Europe, les nouvelles se sont également voulues rassurantes avec un PMI composite (Markit) à 53 points contre 52,7 points attendus. Enfin, loin d’être aussi rassurants, les derniers indicateurs en provenance de Chine ont au moins permis de dissiper les craintes d’un hardlanding. Certes, l’activité manufacturière demeure en contraction avec un PMI (Caixing) à 48 points en février mais elle n’est pas très éloignée du rythme auquel elle évoluait un mois plus tôt (48,4 points).

Après « l’hystéreuphorie » du mois de février, les marchés ont donc donné l’impression d’avoir regagné le plancher des vaches la semaine dernière. Certes, il ne faut pas perdre de vue que ce regain de sérénité coïncide avec la stabilisation des cours du pétrole. Mais ce nouvel environnement serait désormais de nature à rassurer plus durablement les investisseurs et les pousser à regarder la conjoncture actuelle avec un peu plus de clairvoyance que ces derniers mois. D’ailleurs, le rebond en place depuis trois semaines maintenant est petit à petit en train de gommer les extravagances prophétiques du début d’année. P

reuve de cette accalmie, le VIX, autrement baptisé « le baromètre de la peur », est désormais repassé sous la barre des 20 %, seuil en dessous duquel le marché évolue théoriquement dans un climat de confiance.

Ce rattrapage général ne laisse aucune zone économique en marge. La semaine dernière, l’Asie et les émergents se sont ainsi octroyés les meilleures performances en grande partie grâce à la poursuite du rebond des matières premières.

David Ganozzi , 9 mars

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