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La boîte de Pandore de Donald Trump

Au cours des 20 dernières années, les entreprises cotées n’ont cessé d’améliorer leur profitabilité. Le premier mouvement a pris sa source dans la globalisation de nos économies et la montée en puissance des économies asiatiques.

Le second mouvement vient du formidable essor qu’ont connu les sociétés technologiques (notamment les GAFAM). Ces dernières ont su capter une part croissante du PIB et ont contribué à contenir les coûts de production.

La boite de pandore ouverte par Trump en utilisant les droits de douane comme mode de négociation bilatéral pourrait être un catalyseur à un mouvement de balancier pour la profitabilité des entreprises.

Les économistes s’accordent à dire que les barrières tarifaires conduisent à des situations sous-optimales même pour le pays bénéficiaire. Mais le principal impact réside dans la réaction des autres zones économiques qui ne subiront pas l’effet de ces barrières douanières sans réagir comme peuvent le laisser présager la concentration des pouvoirs dans les mains de XI Jinping et l’élection de Vladimir Poutine. De même, la communauté européenne a aujourd’hui des velléités d’aplatir les distorsions fiscales dont bénéficient les grandes sociétés technologiques américaines.

Sur ce dernier point, on notera que la confrontation passe davantage par des entreprises en situations de quasi-monopole que par le traditionnel clivage géographique/politique. Ces entreprises qui ont su se rendre indispensable dans notre quotidien jouissent aujourd’hui d’une aura boursière incontestée si l’on en juge par les niveaux de valorisation que les investisseurs sont prêts à payer.

Le big data et le développement de l’intelligence artificielle n’ont pas fini de bousculer nos économies mais l’hégémonie des GAFAM pourrait être plus contenue que ce que suggèrent leurs multiples de valorisation.

François Jubin , 26 mars

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