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L’empire du milieu, support du monde émergent

Détente du dollar et des rendements obligataires, hausse des matières premières… le contexte des derniers mois s’est montré particulièrement favorable aux actifs du monde émergent, d’autant plus que la croissance mondiale fut bien orientée.

La Chine a fortement participé à cet état de fait. L’accélération de la croissance du pays (+6.8% sur les derniers chiffres de croissance) a en effet nettement contribué à soutenir la reprise constatée en 2017 du monde émergent. Beaucoup s’attendent à voir le Président chinois, Xi Jinping, à réorganiser le Politburo au pouvoir en s’entourant d’un plus grand nombre d’alliés lors du Congrès quinquennal du Parti communiste chinois qui est l’occasion d’un remaniement de la plupart des dirigeants. Xi Jinping va ainsi pouvoir accroître son emprise afin de décider du cap à donner au pays pour les cinq années de son second mandat. Il est enclin à donner un coup d’accélérateur à certaines de ses initiatives clés : assainir encore un peu plus les entreprises publiques hypertrophiées et réduire de manière contrôlée la dépendance du pays à l’égard de l’endettement afin de stimuler la croissance.

Changement de modèle économique, assainissement des entreprises publiques, réduction de la dépendance du pays à l’endettement… Les défis du gouvernement chinois restent pour autant grands, et pas forcément compatibles avec la volonté des autorités d’éviter avant tout un ralentissement brutal. Il est probable qu’un ralentissement plus marqué de la croissance n’arrive que quand les réformes structurelles seront la priorité numéro 1. Ce n’est pas la tendance à court terme… Les plus grands risques pour les actifs investis en Chine devraient rester la volatilité, un ralentissement trop brutal des prêts ou crédits bancaires, ou encore un rebond trop important du dollar.

Pour autant, la croissance mondiale encore bien orientée permet aux autorités chinoises de gagner du temps et des marges de manœuvre face à ces enjeux de taille mais identifiés. Les actions émergentes restent encore une des zones d’investissement offrant les valorisations les moins tendues.

François Jubin , Octobre 2017

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