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Il n’y a plus de politique monétaire indépendante.

Selon Salman Ahmed, Chief Global Strategist chez Lombard Odier Investment Managers, les investisseurs doivent être très conscients que le maintien de taux d’intérêt faibles voire, dans certains cas, négatifs, aura un impact considérable à long terme sur la valorisation de toutes les classes d’actifs risqués.

Les dernières nouvelles de la Réserve fédérale confirment que la réalité structurelle selon laquelle le monde est actuellement dominé par les banques centrales va se poursuivre. Beaucoup espéraient un changement de donne durable, mais je pense que nous devons accepter que la suprématie des banques centrales est bien réelle et apprendre à nous adapter à cette nouvelle « normalité ».

La Réserve fédérale a contribué sans le vouloir aux rumeurs, aux turbulences et à la volatilité sur les marchés.

La communication a été confuse, en particulier, en ce qui concerne l’utilisation du « dot plot » (graphique à points communiqué par la Fed) comme outil de communication politique. Il ne tient pas compte du fait que la Réserve fédérale ne suit pas une approche démocratique dans sa prise de décision.

En outre, il est évident qu’il n’y a plus de politique monétaire indépendante. Les actions de la Fed, de la BCE et de la Banque du Japon sont inextricablement liées et de plus en plus politisées étant donné le recours à la politique monétaire comme outil principal de relance de la croissance.

Les investisseurs doivent être très conscients que le maintien de taux d’intérêt faibles voire, dans certains cas, négatifs, aura un impact considérable à long terme sur la valorisation de toutes les classes d’actifs risqués.

Salman Ahmed , 21 mars

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