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Gravissons le mur des inquiétudes

Selon l’équipe Allocation d’Actifs de Mandarine Gestion, l’environnement actuel pour les investisseurs en actions européennes est positif. Ce constat est la conclusion que l’on peut tirer de l’analyse des tendances macro-économiques et de la dynamique positive initiée à l’été 2016...

Le mur des inquiétudes fait référence à l’expression anglaise « markets climb a wall of worry ». Elle peut être traduite par « les investisseurs gravissent un mur d’inquiétudes » et s’applique généralement à des marchés qui s’inscrivent dans un mouvement de hausse alors même que les sources d’inquiétudes sont nombreuses. L’expression illustre un des biais comportementaux que l’on retrouve sur les marchés financiers lié à la volonté des investisseurs de continuer de se positionner dans un momentum haussier et de savoir passer outre les toujours multiples sources de tensions et craintes de corrections.

L’environnement actuel pour les investisseurs en actions européennes est positif.

Ce constat est la conclusion que l’on peut tirer de l’analyse des tendances macro-économiques et de la dynamique positive initiée à l’été 2016 qui se caractérise par une amélioration synchronisée à la fois des économies développées et des pays émergents mais aussi des secteurs manufacturiers et des secteurs des services. L’analyse micro économique est favorable également, avec l’évolution des résultats des entreprises qui pour la première fois en plus de cinq ans sont revus en hausse ce début d’année après un T4 meilleur qu’anticipé. Selon les prévisions recueillies par IBES, les résultats des entreprises du Stoxx Europe 600 pour 2017 sont ainsi attendus avec une progression de plus de 14%.

Les marchés européens profitent de cet environnement et regagnent 15% depuis juin 2016, ce qui ramène leur performance à neutre sur 2 ans [1]. Pour autant les flux restent quasi absents.

Les investisseurs internationaux et domestiques restent prudents face aux murs des inquiétudes, notamment politiques, qui ne manquent pas quant à l’avenir de l’Europe et qui expliquent en partie le retard de performance de notre zone.

Il nous semble qu’à l’approche de la fin du QE de la BCE et d’un retour à des taux longs moins « administrés » appelés à progresser, alors que les inquiétudes sur les prochaines élections semblent supérieures au risque réel, il faut accroitre la part d’actions européennes au sein des portefeuilles sans attendre la disparition hypothétique de tous risques.

Alors mettons nos crampons !

L’équipe Allocation d’Actifs , 11 avril

Notes

[1] Performance du Stoxx Europe 600 NR depuis le 30 juin 2016 et sur 2 ans au 24 mars 2017

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