Etude Mercer sur le coût de la vie 2016

Selon la 22e enquête Mercer sur le coût de la vie, Hong Kong est en tête des villes les plus chères pour les expatriés, détrônant ainsi Luanda (Angola), qui se classe deuxième...

Zurich et Singapour demeurent respectivement troisième et quatrième, alors que Tokyo, en cinquième position, gagne six places par rapport à l’année dernière. Kinshasa fait son entrée dans le top 10 : classée treizième il y a un an, elle occupe désormais la sixième place. Les autres villes du top 10 des villes les plus onéreuses pour les expatriés sont Shanghai (7e), Genève (8e), N’Djamena (9e) et Pékin (10e). Les villes les moins chères sont Windhoek (209e), Le Cap (208e) et Bichkek (207e). Après s’être classée à la 46ème place en 2015, Paris arrive cette année à la 44ème position. Lyon pour sa part se hisse au 132ème rang mondial.

En dépit de marchés mondiaux volatiles et de problèmes de sécurité grandissants, les entreprises continuent de mettre en œuvre des stratégies d’expansion au niveau mondial afin de demeurer compétitives et se développer. Cependant, peu sont préparées aux défis qui leurs sont posés par les évènements mondiaux, et notamment par l’impact du coût des packages pour expatriés. La 22e Enquête Annuelle Coût de la Vie Mercer révèle que certains facteurs, et notamment ceux ayant trait aux fluctuations des devises, à l’inflation du coût des biens et des services, ainsi qu’à l’instabilité des frais de logement, ont un impact certain sur le coût des packages d’expatriation pour les employés envoyés en missions internationales.

« Malgré les avancées technologiques et l’apparition d’une main d’œuvre désormais mondialement connectée, déployer des employés à l’international est un aspect toujours plus important de la stratégie commerciale d’une multinationale  », déclare ainsi Ilya Bonic, Associé Principal et Président du Département Talents de Mercer. « Mais compte de tenu de la volatilité des marchés et du faible taux de croissance dans bien des pays, il est essentiel de rester vigilant quant aux questions de rentabilité, et tout particulièrement concernant les packages de rémunération pour les expatriés. Comme les entreprises cherchent toujours à se développer rapidement à l’échelle internationale, il est nécessaire de disposer de données à la fois précises et transparentes afin d’indemniser convenablement tout type de missions, y compris les missions de courte durée et les contrats « local plus », poursuit-il.

« Maximiser le retour sur investissements avec moins de ressources et en souffrant d’une pénurie de talents à l’échelle mondiale, cela rend les initiatives de croissance plus difficile pour les multinationales. Les entreprises doivent s’assurer qu’elles peuvent faciliter les déplacements nécessaires pour générer des bénéfices commerciaux, en proposant des packages d’indemnisation justes et compétitifs  », déclare M. Bonic.

Il ajoute ainsi que le coût des biens et des services a tendance à varier avec l’inflation et la volatilité des devises, ce qui a pour conséquence d’augmenter ou de diminuer, selon la situation, les coûts des missions à l’étranger. Des niveaux d’inflation peu élevés ont eu pour résultat une augmentation relativement constante des coûts à l’échelle mondiale.

Focus sur les Amériques

Conséquence d’un dollar américain fort comparé aux autres devises, ainsi que de la chute importante de certaines villes situées dans d’autres régions, les villes des États-Unis ont gagné des places au classement. New York gagne cinq places et se place en 11e position, soit la ville la plus haut placée de la région San Francisco (26e) et Los Angeles (27e) gagnent respectivement onze et neuf places par rapport à l’année dernière, alors que Seattle (83e) fait un bond de vingt-trois places. Parmi les autres grandes villes américaines, Honolulu (37e) gagne quinze places, Washington DC douze (38e) et Boston dix-sept (47e). Portland (117e) et Winston Salem (Caroline du Sud, 147e) demeurent les villes américaines étudiées les moins chères pour les expatriés.

Comme le précise Nathalie Constantin-Métral, Principal chez Mercer en charge d’établir le classement de l’enquête : « Malgré une inflation qui est restée assez modérée, la plupart des villes américaines ont gagné des places au classement, ce qui est surtout la conséquence d’un dollar américain fort. » En Amérique du Sud, c’est Buenos Aires (41e) qui est la ville la plus onéreuse, et ce malgré une chute de vingt-deux places par rapport à l’année dernière. San Juan, au Porto-Rico (67e), constitue la deuxième ville la plus chère de la région, en hausse de vingt-deux places. La majorité des autres villes d’Amérique du Sud ont perdu des places, résultat d’un affaiblissement de leurs devises face au dollar américain, et ce malgré une inflation des biens et des services dans des pays comme le Brésil, l’Argentine ou l’Uruguay. Sao Paolo (128e) et Rio de Janeiro (156e), en particulier, ont plongé respectivement de quatre-vingt-huit et quatre-vingt-neuf places, malgré la forte augmentation du coût des biens et services. Lima a perdu dix-neuf places (141e) alors que Bogota (190e) a chuté de quarante-deux places. Managua (192e) est la ville la moins chère d’Amérique du Sud. Caracas, au Venezuela, a été exclue du classement à cause de la situation complexe de sa devise : son rang aurait varié considérablement selon le taux de change sélectionné.

Les villes canadiennes ont continué à chuter au classement cette année, ce qui est principalement dû à la faiblesse du dollar canadien. Vancouver, la première ville canadienne du classement (142e), a perdu vingt-trois places. Toronto a chuté de dix-sept places (143e), alors que Montréal (155e) et Calgary (162e) ont perdu respectivement quinze et seize places.

Focus sur l’Europe

Deux villes européennes se classent dans le top 10 des villes les plus chères. En troisième position du classement mondial, Zurich demeure la ville européenne la plus onéreuse, suivie par Genève (8e), qui perd trois places par rapport à l’année dernière. La ville européenne suivante dans le classement est Berne (13e), qui perd quatre places par rapport à l’année dernière, le franc Suisse ayant perdu de sa valeur face au dollar américain.

Plusieurs villes européennes n’ont pas vu leur classement varier énormément, signe de la stabilité de l’euro par rapport au dollar américain. Paris (44e), Milan (50e), Vienne (54e) et Rome (58e) sont à peu près à la même place que l’année dernière, alors que Copenhague (24e) et Saint-Pétersbourg (152e) ont conservé le même rang.

D’autres villes, comme Oslo (59e) et Moscou (67e) ont considérablement chuté (respectivement 21e et 17e) : les devises locales ont perdu beaucoup de leur valeur face au dollar américain. Londres (17e) et Birmingham (96e) ont perdu respectivement cinq et seize places, alors que les villes allemandes de Munich (77e), Francfort (88e) et Düsseldorf (107e) ont grimpé au classement.

« Malgré une hausse sensible des prix sur l’ensemble de la zone, plusieurs devises locales européennes ont perdu de la valeur face au dollar américain, ce qui a eu pour effet de faire chuter certaines villes dans le classement », explique Mme Constantin-Métral. «  En outre, d’autres facteurs, tels que les récents problèmes de sécurité, l’agitation sociale et les inquiétudes relatives aux perspectives économiques ont pesé sur la région.  »

Quelques villes d’Europe de l’Est et d’Europe Centrale ont gagné des places, notamment Kiev (176e) et Tirana (186e), qui sont remontées respectivement de huit et douze places.

Focus sur Le Moyen-Orient et l’Afrique

Tel Aviv (19e) demeure la ville du Moyen-Orient la plus chère pour les expatriés, suivie par Dubaï (21e), Abu Dhabi (25e) et Beyrouth (50e). Djeddah (121e) demeure la ville la moins chère de la région, malgré une progression de trente places. « Plusieurs villes du Moyen-Orient ont fait un bond au classement, car d’autres villes sur le déclin leur laissent la place, mais aussi parce que les coûts de location pour les expatriés ont fortement augmenté, en particulier à Abu Dhabi et à Djeddah », ajoute Mme Constantin-Métral.

Bien qu’elle ait perdu sa première place au classement mondial, Luanda (2e), en Angola, demeure la ville la plus haut classée en Afrique. Suit Kinshasa (6e), qui gagne sept places depuis 2015. N’Djamena (9e), troisième ville africaine dans ce classement, gagne une place, suivie par la ville nigériane de Lagos (13e), qui gagne sept places. Windhoek (209e) perd trois places et constitue la ville la moins chère du continent, mais aussi du reste du monde.

Focus sur l’Asie Pacifique

Cette année, Hong Kong (1ère) est devenue la ville la plus chère pour les expatriés, à la fois en Asie et au niveau mondial, conséquence de la chute de Luanda causée par l’affaiblissement de sa devise locale. Singapour (4e) n’a pas bougé, alors que Tokyo a gagné six places (5e). Suivent Shanghai (7e) et Pékin (10e). Shenzhen (12e) a gagné deux places, alors que Séoul (15e) et la ville chinoise de Guangzhou (12e) ont perdu respectivement sept et trois places.

« Un yen japonais fort a fait progresser les villes nippones dans le classement. À l’inverse, les villes chinoises ont chuté parce que le yuan chinois a perdu de sa valeur face au dollar américain  », explique Mme Constatin-Métral.

Mumbai (82) est la ville la plus onéreuse d’Inde, suivie par New Delhi (130e) et Chennai (158e). Calcutta (194e) et Bangalore (180e) sont les villes indiennes les moins chères du classement. Ailleurs en Asie, Bangkok (74e), Kuala Lumpur (151e) et Hanoi (106e) ont perdu respectivement vingt-neuf, trente-huit et vingt places. En perdant plus de cent places, Bakou (172e) accuse la chute la plus spectaculaire de tout le classement. La ville turkmène d’Achkhabad a gagné soixante-et-une places, atteignant ainsi la soixante-sixième position au niveau mondial.

Les villes australiennes ont connu certaines des chutes les plus importantes dans le classement de cette année, la devise locale ayant perdu de sa valeur face au dollar américain. Brisbane (96e) et Canberra (98e) ont perdu respectivement trente et trente-trois places, alors que Sidney (42e), la ville australienne la plus chère du classement pour les expatriés, a connu une chute plutôt modérée de onze places. Melbourne a perdu vingt-quatre places et se classe désormais 71e.

Next Finance , 27 juin

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