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Et finalement ce fut M. Trump

Partis pour dévisser au matin du 9 novembre - sur le modèle du Nikkei 225 qui a perdu plus de 5% - les marchés occidentaux se sont très vite repris pour finalement terminer la journée en forte hausse. Néanmoins, cette élection a permis de mettre en lumière la remontée des taux d’intérêt qui avait débuté au mois d’octobre.

Courant octobre, le thème du retour de l’inflation a été très populaire sur les marchés, du fait de la possible extension du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE et du report de la normalisation des Fed Funds outre-Atlantique.

Alors que les taux à court terme sont ancrés par le niveau des taux des banquiers centraux, les taux à long terme ont commencé à se tendre de manière assez forte puisque l’écartement par rapport aux points bas varie entre 50 et 100 points de base selon les pays. Dorénavant, il est possible d’envisager une sortie de l’environnement de taux négatifs que nous venons de connaître, mais qui constitue néanmoins une aberration économique.

L’élection de Donald Trump a également remis le dollar sur une tendance haussière, d’autant plus que la Fed a réitéré sa volonté de procéder à un relèvement de son taux directeur lors de sa prochaine réunion en décembre. Le yen s’est en outre spectaculairement déprécié par rapport au dollar, ce qui a provoqué un rallye du marché actions japonais. Enfin, la dépréciation du Yuan chinois devient notable et dépasse toutes les prévisions.

Sur le front des actions, à l’heure actuelle, et de manière contre-intuitive, le programme plutôt protectionniste de Donald Trump favorise les actions américaines et les analystes ont, en moyenne, relevé de 8% leur prévision de bénéfices 2017.

Par ricochet, ce sont les pays émergents d’Amérique latine qui ont le plus accusé le coup et notamment le Mexique - cible des attaques de M. Trump - et le Brésil, dont les devises ont de surcroît perdu plus de 10% par rapport au billet vert.

Conclusions de Myria AM

L’allocation d’actifs a changé depuis le début du mois de novembre. Il est difficile de lutter contre une normalisation prévisible des taux d’intérêt, et il semble que l’ère des taux négatifs soit en passe d’être finie. Par ailleurs, les trous d’air provoqués sur certains marchés par la fin du suspens politique américain ont créé de réelles opportunités d’achat.

Tout en conservant un positionnement prudent dans ses portefeuilles, compte tenu du prochain risque politique que constitue le referendum italien du 4 décembre, Myria AM a reconstruit la poche actions de ses portefeuilles en privilégiant les actions cycliques.

Dans le détail, le portefeuille modèle fait état des caractéristiques suivantes :

  • Une exposition aux indices européens en hausse, via la réduction massive des fonds minimum variance et le renforcement de fonds exposés sur les valeurs des secteurs bancaire, de l’énergie et des matériaux ;
  • Une diversification sur des fonds d’actions internationales en devises ;
  • Un renforcement des fonds investis sur les pays émergents ;
  • Un portefeuille obligataire dont la duration a subi une réduction de plus de 2 ans ;
  • Un maintien du poids des fonds obligataires de crédit ;
  • Des fonds à performance absolue pour profiter de la dispersion des secteurs et des titres au sein des principaux indices actions européens.

Pierre Bismuth , Novembre 2016

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