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Dans un environnement de faibles performances, les investisseurs adoptent des modèles factoriels

SSGA publie une nouvelle étude qui révèle que les investisseurs reconsidèrent actuellement leurs modèles stratégiques d’allocation d’actifs et se tournent vers des modèles factoriels afin de mieux atteindre leurs objectifs d’investissement dans un environnement de faibles performances.

Une nouvelle étude révèle un changement de stratégie pour combler l’écart de performance

Street Global Advisors (SSGA), le pôle de gestion d’actifs de State Street Corporation, publie une nouvelle étude qui révèle que les investisseurs reconsidèrent actuellement leurs modèles stratégiques d’allocation d’actifs et se tournent vers des modèles factoriels afin de mieux atteindre leurs objectifs d’investissement dans un environnement de faibles performances. Si les investisseurs reconnaissent la valeur des modèles factoriels pour obtenir de meilleures performances ajustées au risque, l’enquête menée auprès de 400 investisseurs institutionnels montre qu’une connaissance plus approfondie est nécessaire pour accroître la confiance et l’adoption de ces modèles.

Près d’un quart des participants à l’étude affirment ne pas atteindre actuellement les performances attendues à long terme, tandis qu’à peine 13 % d’entre eux déclarent, qu’en moyenne, la performance de leurs classes d’actifs est supérieure aux attentes.

Parmi ceux qui n’obtiennent pas les performances attendues à long terme, 84 % pensent que leur portefeuille continuera à sous-performer pendant encore au moins douze mois, et 16 % pensent que cette durée sera probablement de 2 à 4 ans. La recherche confirme que les investisseurs reconnaissent la nécessité d’examiner de nouvelles approches, 98 % des participants s’attendant, sur ce plan, à un changement majeur dans l’industrie au cours des cinq prochaines années.

« Les modèles d’investissement sont en train d’évoluer chez les institutionnels qui commencent à douter de pouvoir atteindre leurs objectifs via les modèles traditionnels dans le contexte actuel de faibles performances qui devrait perdurer » déclare Rick Lacaille, Directeur de l’investissement chez State Street Global Advisors. « Ceci remet en question non seulement les modèles stratégiques d’allocation d’actifs traditionnels en exigeant une plus grande prise en compte du risque, mais oblige également les investisseurs à adopter une approche « top-down » par rapport aux facteurs de performance dans leurs choix de classes d’actifs sous-jacentes ».

Autres conclusions de l’enquête :

Pour les investisseurs confrontés à la baisse des performances, les approches traditionnelles prévalent encore, mais il est difficile de générer de l’alpha dans un contexte de performance limitée et de coûts élevés, et ceci pousse les investisseurs à rechercher de nouvelles approches.

Si 27 % des participants à l’étude préfèrent augmenter leur allocation en gestion active, 38 % d’entre eux prévoient d’accroître leur utilisation des stratégies smart bêta pour pallier le déficit de performance.

  • Si 41 % des participants indiquent que la distinction traditionnelle entre les différentes classes d’actifs reste la principale méthode pour gérer l’exposition au marché, les classifications alternatives, notamment en fonction des facteurs et des objectifs, sont aussi considérées par respectivement 30 % et 25 % d’entre eux.
  • L’évolution est cependant mise en évidence par le fait que 39 % des participants en Amériques et 31 % en EMEA ont déjà utilisé des stratégies smart bêta pour pallier le déficit de performance, et 76 % de ces derniers constatent une amélioration moyenne, voire importante dans l’atteinte de leurs objectifs à long terme.

Malgré la volonté des investisseurs de découvrir de nouvelles perspectives, des obstacles majeurs demeurent dans l’adoption de nouvelles approches.

  • Les institutions sont conscientes du besoin de trouver de meilleurs moyens d’atteindre leurs objectifs à long terme, mais le changement peut être lent en raison de la persistance de certains obstacles, notamment la lenteur de l’adoption par d’autres institutions (62 %), la difficulté d’obtenir l’adhésion au concept du conseil d’administration (46 %) et le manque d’expertise interne (46 %), qui ensemble empêchent la transition vers une approche stratégique factorielle.

« De nombreuses institutions sont aux prises avec différentes politiques d’investissement qui ne répondent pas à leurs besoins » ajoute Lori Heinel, Responsable en chef Stratégies de portefeuille chez State Street Global Advisors. « Ce changement ne se fera sûrement pas du jour au lendemain, mais les investisseurs devront développer une base de connaissances et l’expertise appropriées, obtenir le soutien de partenaires essentiels, notamment le conseil d’administration et les participants, et peser leurs objectifs dans leur ensemble avant de se lancer. Nous en sommes encore au stade préliminaire avant l’adoption plus large de notre industrie, mais les investisseurs qui ont adopté des approches factorielles constatent des résultats qui les encouragent à poursuivre dans cette voie ».

L’enquête a été menée en décembre 2015 par la division de la recherche du Financial Times auprès de 400 investisseurs institutionnels, y compris des fonds souverains, des fonds de pension, des fonds de dotation et des fondations, des compagnies d’assurance et des sociétés de gestion d’actifs.

Next Finance , 19 mai

Voir en ligne : Building Bridges : Are investors ready for lower growth for longer ? How are they working to bridge the performance gap ?

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