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Assurance vie : un minimum de prise de risque s’impose pour valoriser son capital

Des rendements en berne, une réglementation qui évolue. La notion de capital garanti attachée aux fonds en euros des contrats d’assurance vie a vécu. Les épargnants doivent s’habituer à la notion de capital protégé plus adaptée au nouvel environnement.

La baisse continue du rendement des fonds en euros au sein des contrats d’assurance vie oblige l’épargnant à s’interroger sur la pertinence de laisser son épargne se déprécier en la laissant sur des fonds en euros dont le rendement ne parviendrait même plus à compenser l’inflation sous prétexte de le placer sur des fonds sans risque. En effet, quand le rendement ne couvre même plus les frais de gestion, l’épargnant peut très bien se retrouver avec un rendement net négatif.

Or, que constate-t-on ? En France, 80% des encours de l’assurance vie en France sont constitués de fonds en euros. C’est une preuve tangible de l’aversion au risque des épargnants français. Ces derniers plébiscitent les fonds en euros pour deux raisons principales : le capital est garanti et la liquidité assurée. En effet, les aléas boursiers de ces vingt dernières années (crise des valeurs internet en 2000/2001, crise des subprimes en 2007/2008, crise de la zone euro en 2011/2012) ont renforcé la conviction chez de nombreux épargnants que les placements boursiers comportaient trop de risque.

Par ailleurs, la notion même de capital garanti attaché aux fonds en euros et à l’assurance vie en général vient d’être sérieusement écornée par la loi Sapin 2. En cas de risque systémique pour un établissement, le HCSF (Haut conseil de stabilité financière) pourra en effet prendre plusieurs mesures préventives en suspendant ou retardant le rachat de tout ou partie d’un contrat.

Ainsi, la notion de capital garanti s’efface progressivement au profit de celle de capital protégé. Dans ce contexte, il existe des placements plus risqués que d’autres mais aucun ne peut garantir, en toutes circonstances, un capital garanti et un placement totalement liquide.

Des solutions existent néanmoins

Les souscripteurs d’une assurance vie peuvent se tourner davantage vers les placements de type SCPI (Société civile de placement immobilier) ou OPCI (Organisme de placement collectif immobilier) en vue de valoriser leur capital. L’absence de garantie en capital et la moindre liquidité sont largement compensées par un rendement qui ressort en moyenne au-delà de 4%. Dans un environnement de marché immobilier haussier, il est, certes, plus facile d’orienter les clients vers ce type de placements.

Les investisseurs particuliers pourront également privilégier les fonds Euros à coussin, qui offrent l’avantage d’inclure une part majoritaire de fonds en euros, mais aussi des OPCVM flexibles exposés aux marchés financiers.

Ce type de fonds euros dynamique a pour but d’améliorer la rentabilité du fonds en euros. En cas de chute des marchés, l’épargnant récupèrera au minimum sa mise initiale. Une stratégie pertinente consiste à optimiser son profil de risque mais en restant suffisamment flexible pour capter des opportunités de marchés dans un environnement de risque maîtrisé. Nous proposons ainsi différentes solutions susceptibles de répondre à cet objectif.

Désormais, un épargnant doit intégrer l’idée que la moindre recherche de performance doit s’accompagner d’une prise de risque minimum.

Eric Lefevre-Pontalis , 23 février

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