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Allocation d’actifs : Groupama AM maintient sa préférence pour les actifs risqués

D’un point de vue fondamental, l’environnement de marché est assez porteur a fortiori après l’extinction quasi-totale du risque politique en Europe. En termes d’allocation d’actifs, Groupama Asset Management conserve une approche sélective, favorable aux actifs risqués.

La trajectoire de croissance économique à l’échelle globale reste favorable, adossée à une reprise synchrone de l’activité et une inflation tendanciellement haussière, mais sans excès. « La reprise de l’activité est non seulement homogène et simultanée dans l’ensemble des zones géographiques et secteurs d’activité, mais aussi désormais auto-entretenue, grâce à la croissance de l’investissement » observe Gaëlle Malléjac, Directrice des Investissements, Gestions Actives. Sur le plan politique, les incertitudes ont été levées après les élections françaises. « Et les échéances électorales futures, les élections législatives allemandes, ne représentent pas un risque majeur selon nous ».

Néanmoins, le consensus de marché fait preuve de plus en plus de prudence à l’égard de l’économie américaine, au regard d’indicateurs de croissance et d’inflation récents en-deçà des attentes.
« Les marchés commencent à s’interroger sur l’économie américaine. Il y a aussi du scepticisme à l’égard des promesses de stimulation budgétaire et de mesures pro-croissance faites par Donald Trump, lors de son investiture. Sept mois après, les investisseurs constatent un statu quo » analyse Gaëlle Malléjac. L’équipe de Groupama AM reste de son côté confiante quant au cycle économique américain. « La baisse des anticipations d’inflation est liée à la déception des chiffres d’inflation publiés au printemps ainsi qu’à la morosité des prix pétroliers, qui ont à nouveau reflué au premier semestre. Or, la faiblesse du pétrole résulte aujourd’hui essentiellement de stocks d’or noir toujours aussi élevés à l’échelle globale, pas d’une inflexion de la demande dans les pays occidentaux ».

Vers une remontée tendancielle des taux

L’équipe de Groupama AM juge les niveaux des marchés obligataires souverains atteints au cours du mois de juin déconnectés des fondamentaux. Les interrogations du marché à l’égard des Etats-Unis et la baisse des prix pétroliers ont alimenté la baisse des taux souverains américains. « Nous estimons ces niveaux trop bas. Car nous n’intégrons pas de déception macroéconomique à court-moyen terme. La Fed va réduire son bilan à partir de l’automne, tandis que la BCE écarte dans son scénario tout risque déflationniste. Cela milite en faveur de taux plus élevés » juge Gaëlle Malléjac. L’équipe de Groupama AM maintient donc ses cibles, à 2,80% pour l’obligation à 10 ans américaine d’ici fin 2017, à 0,9% pour le Bund allemand et à 1,25% pour l’OAT française.

Pour les actifs dits risqués, les cibles sont également maintenues. « Notre objectif pour le CAC 40 reste inchangé par rapport à nos prévisions publiées en mars, l’indice devrait atteindre 5 500 points en fin d’année, contre 2 500 pour le S&P 500 ». La progression des actions au premier semestre a été soutenue et les multiples sont élevés. « Nous nous attendons désormais à une poursuite de la hausse en ligne avec la croissance bénéficiaire des entreprises ».

Sur le segment du crédit, les fondamentaux demeurent robustes comme en témoigne la diminution des taux de défaut. La classe d’actifs bénéficie également de facteurs techniques, les achats des banques centrales encourageant encore les flux d’investissement tandis que du côté des émetteurs, la demande de crédit ne se tarit pas dans un environnement de taux bas. « Pour les investisseurs, les niveaux de valorisation commencent toutefois à devenir serrés, après un long rallye obligataire. Nous risquons d’assister à un regain de prudence après l’été, quand la BCE annoncera le ralentissement de son programme de rachat d’actifs. En dépit de fondamentaux très sains, les investisseurs vont probablement réaliser des arbitrages et chercher à protéger leurs portefeuilles » anticipe Gaëlle Malléjac.

Cross-crédit, dettes financières et valeurs cycliques figurent parmi les thèmes privilégiés

En termes d’allocation, Groupama AM maintient sa préférence pour les actifs risqués, en conservant un haut niveau de diversification. « Nous restons sous-exposés aux obligations souveraines de part et d’autre de l’Atlantique, auxquelles nous préférons les obligations indexées à l’inflation (dont les niveaux de valorisation sont attractifs en zone euro) et les obligations d’entreprises ». Sur le marché du crédit, les segments cross-over ̶ combinant les obligations les moins bien notées de l’univers investment-grade et les mieux notées de l’univers high yield ̶ et high yield sont privilégiés. « Au sein du high yield, nous favorisons les titres notés B sur des maturités courtes, car ils offrent une meilleure protection contre la remontée tendancielle des taux » précise Gaëlle Malléjac. Les dettes financières subordonnées, à condition de sélectionner les émissions de champions bancaires nationaux, demeurent intéressantes au vu du taux de rendement offert.

Enfin, un stock-picking thématique prévaut sur les marchés actions. Les valeurs cycliques liées à l’investissement, notamment les valeurs technologiques, sont privilégiées. « Nous restons également positifs sur le thème du M&A d’une part, considérant que les entreprises cibles et acquéreuses peuvent faire l’objet d’une appréciation boursière et sur le thème du retour de l’inflation d’autre part » ajoute-t-elle. Cependant, les niveaux de valorisation des actions et surtout du crédit, incitent l’équipe de Groupama AM à envisager une légère réduction du beta de ses portefeuilles, d’ici la fin du troisième trimestre.

Next Finance , 12 juillet

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