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Stratégie d’investissement 2017 : anticipant une année marquée par les risques politiques et la volatilité, AllianzGI privilégie gestion active et sélectivité

Dans cet environnement changeant, et malgré la présence de vents contraires, les experts d’Allianz Global Investors restent convaincus de la nécessité de rester investi sur les actifs risqués dans une perspective de long terme...

Les risques politiques font entrer les marchés financiers dans un monde d’incertitudes

Selon Allianz Global Investors, l’environnement de croissance mondiale faible devrait persister en 2017. Mais de nouvelles dynamiques apparaissent. Andreas Utermann, Directeur Général et Directeur des Investissements, précise : « Nous assistons à une stabilisation cyclique des données macro- économiques en Chine et dans les principaux marchés émergents, mais les déséquilibres économiques continuent de se creuser dans ces régions. Par ailleurs, l’inflation mondiale devrait démarrer un nouveau cycle de hausse, liée à la montée récente des prix du pétrole. »

La hausse prévisible des taux d’intérêt de la Fed va également jouer un rôle majeur en 2017. Enfin, et surtout, les marchés financiers sont soumis à des risques politiques accrus dans l’ensemble du monde qui se trouve confronté à une tendance croissante à la dé-globalisation.

Ce risque de dé-globalisation, à l’œuvre dans les pays développés, peut remettre en cause les paradigmes fondamentaux des marchés financiers.

Quelle allocation d’actifs dans ce contexte incertain ?

Dans cet environnement changeant, et malgré la présence de vents contraires, les experts d’Allianz Global Investors restent convaincus de la nécessité de rester investi sur les actifs risqués dans une perspective de long terme. En effet, les obligations d’Etat des pays développés semblent aujourd’hui surévaluées et soumises à une forte volatilité liée aux actions des banques centrales. Les obligations et les devises émergentes peuvent, quant à elles, offrir des perspectives positives pour un investisseur de long-terme à la recherche de rendement. « Du côté des actions, ajoute Andreas Utermann, notre préférence va aux marchés européens, moins chers que les valeurs américaines. La thématique du dividende reste un moteur important des rendements actions. » Par ailleurs, pour les investisseurs capables de gérer les risques d’illiquidité, les actifs dits alternatifs, comme les infrastructures, offrent des primes de liquidité particulièrement appréciables. Enfin, conclut Andreas Utermann : « une gestion résolument active est indispensable pour naviguer entre les différents risques, politiques et économiques, et espérer obtenir des rendements en 2017. »

Des marchés obligataires européens soumis à un environnement peu lisible

Du côté des marchés obligataires européens, les investisseurs sont confrontés à un environnement très incertain. « En effet, explique Franck Dixmier, Directeur des Gestions obligataires, les impacts économiques du programme du président Trump sont difficiles à quantifier. La montée des risques politiques en Europe nourrit, elle aussi, les incertitudes. » Par ailleurs, alors que la Fed s’achemine vers une remontée des taux aux Etats-Unis, la BCE devrait maintenir un biais accommodant , et entre autres, étendre son programme d’achat au-delà de mars 2017. Une telle divergence des politiques monétaires est source de volatilité. « Les marchés obligataires sont aujourd’hui à un point d’inflexion, ajoute Franck Dixmier, nous devrions donc assister à une hausse des taux à moyen terme et à une pentification des courbes, même si la montée des risques politiques en Europe devrait limiter la hausse du Bund. »

Dans ce contexte peu lisible, des opportunités sont à chercher du côté des obligations indexées sur l’inflation, ainsi qu’au sein des segments du crédit Investment Grade ou High Yield, mais avec une sélectivité accrue.

Le crédit européen : des fondamentaux qui restent stables

Alors que les marchés Investment Grade et High Yield européens affichent des performances absolues bien supérieures aux attentes du début d’année (malgré la récente remontée des taux), qu’en sera-t-il pour 2017 ? Alexandre Caminade, Directeur Europe des Investissements Crédit, affirme : « Selon nous, les fondamentaux du marché du crédit restent stables, même s’il convient de surveiller le risque lié à l’augmentation des opérations de fusions & acquisitions. En effet, les taux de défaut restent bas, avec des prévisions à un an de 2,19% contre 3,84% en moyenne historique. »

D’un point de vue sectoriel, le secteur bancaire a été sous pression en 2016, en particulier le secteur bancaire italien qui cristallise les inquiétudes du marché, à la fois économiques, politiques et spécifiques. Néanmoins, la fin du cycle de durcissement de la réglementation post-crise pourrait apporter une respiration à un secteur toujours fragile.

Selon Alexandre Caminade, trois principaux risques sont à surveiller en 2017 sur le marché du crédit : le moindre soutien des banques centrales qui pourrait entraîner un risque de taux, un risque de rotation entre classes d’actifs aux Etats-Unis où les investisseurs pourraient délaisser les obligations pour les actions, et enfin, comme pour l’ensemble des classes d’actifs, les incertitudes politiques.

Un changement de cycle dans les actions européennes ?

Les marchés d’actions européennes affichent des performances divergentes en 2016, qui a été l’année du rebond des matières premières. Les valeurs financières, qui avaient fortement baissé au premier semestre, rebondissent également depuis la fin de l’été. A contrario, les valeurs de croissance marquent le pas. Selon Catherine Garrigues, Responsable Gestion Actions Europe : « D’un point de vue fondamental, les marchés anticipent la fin du QE et les investisseurs prennent leurs profits sur les valeurs de croissance, chères. Depuis l’élection de Donald Trump, le mouvement s’accélère car le marché joue la reflation et les taux se tendent. »

La rotation value amorcée en 2016 devrait se poursuivre en 2017 et continuer à bénéficier aux financières, qui affichent pour la première fois des surprises positives au niveau des résultats, ainsi qu’aux pétrolières, qui retrouvent leur capacité à distribuer du dividende.

Catherine Garrigues identifie par ailleurs des thèmes de croissance puissants sur le long-terme, liés à la transition énergétique. « Alors que l’accord de Paris entre en vigueur, des secteurs d’activité vont tirer parti des efforts de réduction de CO2, en particulier dans les transports et la génération thermique. Dans ce contexte, il est opportun de prêter attention aux entreprises susceptibles de répondre à ces nouveaux défis dans les infrastructures de réseaux, les solutions de stockage d’énergie électrique, les acteurs du renouvelable et les véhicules propres. »

Enfin, selon Catherine Garrigues, le sell-off des valeurs de qualité donnera des opportunités d’achat, lorsque les écarts de valorisation seront en partie comblés. Une gestion active et sélective est donc une nouvelle fois primordiale en 2017.

Next Finance , Novembre 2016

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