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Robo advisors : futur relais de croissance pour les ETF ?

Le nombre de robo-advisors offrant aux utilisateurs de construire et gérer leurs portefeuilles, se sont multipliés ces dernières années. Il faut dire qu’ils proposent leurs services pour des tarifs extrêmement bas. Pour ce faire, ils ont généralement à des ETF afin de limiter les frais de gestion.

Le développement des robo-advisors est clairement un relais de croissance pour le marché des ETF dans les années à venir.

Le nombre de robo-advisors, ces plateformes de conseil en investissement automatisées offrant aux utilisateurs de construire et gérer leurs portefeuilles, se sont multipliés ces dernières années. Il faut dire qu’ils proposent leurs services pour des tarifs extrêmement bas. Pour ce faire, ils ont généralement à des ETF afin de limiter les frais de gestion.

Par exemple, chez Marie Quantier, un robo-advisor français, « l’allocation des clients est réalisée uniquement à partir de trackers », précise Mathieu Hamel son co-fondateur et directeur général.

Pourquoi les ETF ?

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Jonathan Herscovici, co-fondateur et président du robo-advisor WeSave

Il faut dire que les ETF ne manquent pas d’atouts par rapport à des fonds d’investissement classiques : « ils sont plus faciles à utiliser, plus simples et plus transparents (on sait exactement dans quoi on investit) mais aussi moins chers » ajoute t-il. Or, qui dit moins de coût de gestion, dit plus de performance nette de frais. De plus, il faut savoir que « la gestion active n’arrive quasiment jamais à battre son indice de référence sur le long terme alors qu’elle prend des frais important pour, en théorie, surperformer l’indice » précise Jonathan Herscovici, co-fondateur et président du robo-advisor WeSave.

D’ailleurs, dans sa lettre annuelle aux actionnaires de sa holding Bershire Hathaways Inc, Warren Buffett, le célèbre investisseur américain, considère que les investisseurs ont tout intérêt à privilégier les ETF au sein de leur portefeuille.

Selon lui, la plupart d’entre eux réalisent de meilleures performances via ces produits à bas coûts plutôt que de payer des frais élevés à des gérants qui le plus souvent sous performent leur univers d’investissement.

Cet intérêt pour les ETF est d’autant plus marqué que ces produits couvrent de nombreuses classes d’actifs, permettant ainsi de réaliser des allocations de portefeuille diversifiées : actions de différentes zones géographiques, obligations, crédit High Yield et Investment Grade mais aussi marchés de matières premières par exemple.

Certaines classes d’actifs sont encore peu couvertes

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Mathieu Hamel, co-fondateur et directeur général, Marie Quantier

Certes, certains supports d’investissement restent encore peu couverts par le marché des ETF, ce qui peut par exemple être problématique pour les investisseurs désireux de s’exposer au marché immobilier, au private equity ou encore à la gestion alternative dans leur allocation d’actifs. Il n’en reste pas moins que l’offre actuelle de produits s’est fortement développé ces dernières années avec la multiplication du nombre d’établissements financiers proposant des trackers. « C’est la raison pour laquelle les robo-advisor travaillent généralement avec plusieurs fournisseurs, en fonction de critères liés à la liquidité, à la fourchette de négociation bid/ask ou encore à la complexité de l’indice » ajoute Mathieu Hamel. WeSave travaille également « avec plusieurs fournisseurs d’ETF (Lyxor, Ishares, DBX, Vanguard, SPDR, Theam), dans une logique d’architecture ouverte et d’indépendance » rappelle son président ; l’idée étant de sélectionner les meilleurs trackers dans leur catégorie respective selon un processus rigoureux.

Next Finance , RF , 7 décembre

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