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Réduction de la part des actions dans un contexte d’incertitudes croissantes

L’exposition aux actions mondiales a été abaissée à neutre. Les risques politiques et économiques s’intensifient : élections présidentielles américaines, turbulences secouant le secteur bancaire européen, référendum en Italie et relèvement des taux de la banque centrale américaine.

L’exposition aux actions mondiales a été abaissée à neutre. Les risques politiques et économiques s’intensifient : élections présidentielles américaines, turbulences secouant le secteur bancaire européen, référendum en Italie et relèvement des taux de la banque centrale américaine.

Les actions émergentes ont été ramenées à une exposition neutre. Les flux vers la classe d’actifs ont été massifs au cours de l’année et les valorisations sont revenues à des niveaux raisonnables. De plus, la hausse des taux de la Fed constitue un danger pour la classe d’actifs.

Nous conservons une surpondération des actions japonaises. Les valorisations sont basses, les perspectives économiques de l’Archipel s’améliorent et les entreprises du pays, pour beaucoup exportatrices, devraient bénéficier du rebond de la croissance mondiale.

Nous renforçons notre exposition à la santé. Le secteur a été délaissé par le marché à la suite des déclarations d’Hillary Clinton promettant de contrôler le prix des médicaments. Les valorisations nous semblent avoir atteint des points bas, et le secteur constitue une excellente couverture contre une victoire potentielle de Donald Trump.

Nous préférons les obligations d’Etat américaines à leurs homologues de la zone euro. Alors que les croissances nominales des deux régions convergent, les rendements offerts en dollars US sont largement plus élevés.

Nous adoptons enfin un positionnement plus prudent à l’égard des emprunts d’entreprise européens. Les achats d’obligations de la BCE ont entraîné les valorisations à des niveaux extrêmes, le volume d’émissions sur le marché primaire est élevé, laissant craindre un excès d’offre, et les inquiétudes face au système bancaire européen risquent de peser durablement sur ce marché.

Frédéric Rollin , 20 octobre

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