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Quand il se réveilla, le dinosaure était toujours là.

En juin, le Congressional Budget Office (CBO) nous a signalé que le plafond de la dette empêcherait le Trésor américain de se financer à partir du mois d’octobre. Le Trésor américain a plus récemment mentionné une date plus précise, le 29 septembre. Donald Trump devra donc demander au Sénat un relèvement du plafond de la dette...

Tentons une nouvelle interprétation.

Même s’il ne tient qu’en une seule phrase, le très bref conte d’Augusto Monterroso intitulé « Le Dinosaure », a fait couler beaucoup d’encre. Qui se réveille ? Le dinosaure est-il dangereux ? Où les personnages se trouvent-ils ? Chacun peut imaginer sa propre histoire, c’est le charme de ce conte.

Tentons une nouvelle interprétation.

Après la torpeur estivale, le marché se réveille et le dinosaure de la dette publique américaine est toujours là.

Position en liquidités du trésor américain

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Source : Bloomberg

En juin, le Congressional Budget Office (CBO) nous a signalé que le plafond de la dette empêcherait le Trésor américain de se financer à partir du mois d’octobre. Le Trésor américain a plus récemment mentionné une date plus précise, le 29 septembre. Le graphique ci-dessus corrobore son analyse : les liquidités détenues par le Trésor Américain s’amenuisent rapidement et, convergent vers zéro. Donald Trump devra donc demander au Sénat un relèvement du plafond de la dette. Hélas, le désordre régnant à la Maison-Blanche ainsi que la mésentente entre le président et les parlementaires pourraient rendre la négociation difficile. Rappelons qu’en 2013, les négociations avaient entraîné un arrêt des activités de l’Etat 17 jours durant. Les marchés devraient dès lors connaître une certaine volatilité dans les mois à venir.

Heureusement, la demande mondiale reste forte et les banques centrales demeurent bienveillantes. Nous pouvons ainsi espérer que les incertitudes américaines constitueront plutôt une opportunité d’achat, comme en 2013.

Mentionnons, pour finir, une anecdote à propos du conte d’Augusto Monterosso. Un jour, une lectrice dit à l’écrivain : « Je lis « Le Dinosaure. » » Il s’enquiert de son avis et elle lui répond : « Je ne sais pas, je n’en suis qu’à la moitié. »

Nous aussi.

Frédéric Rollin , 29 août

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