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Perspectives mondiales sur les marchés financiers de Russell Investments pour le 2nd trimestre 2016 : Faible probabilité d’une récession à court terme, malgré des risques baissiers

Russell Investments vient de publier ses perspectives mondiales sur les marchés financiers pour le 2nd trimestre 2016, permettant ainsi de partager les derniers éclairages économiques et prévisions boursières de son équipe internationale de stratèges.

  • L’anxiété et les politiques des banques centrales stimulent la volatilité des marchés financiers mondiaux
  • Le potentiel haussier des actions perdure avec la persistance de valorisations modérées Europe et en Asie

Russell Investments vient de publier ses perspectives mondiales sur les marchés financiers pour le 2nd trimestre 2016, permettant ainsi de partager les derniers éclairages économiques et prévisions boursières de son équipe internationale de stratèges. Ces analyses sont partagés avec les équipes de gestion multi-actifs afin d’être intégrées dans les portefeuilles gérés.

Les stratèges de Russell Investments s’attendent à un ralentissement du cycle économique mondial. Cet ajustement de la croissance aura des impacts sur les marchés actions internationales et devrait entraîner le maintien des prix élevés sur les emprunts d’État en 2016. La divergence des politiques monétaires, ferme aux États-Unis et accommodante en Europe et au Japon, entrainera sans aucun doute de la volatilité. En ce qui concerne la Chine, l’équipe pense que le ralentissement économique semble toujours amorcer un « atterrissage en douceur ». La transition économique actuellement en marche devrait toutefois générer des trous d’airs, c’est certainement le cas cette année.

« Nous préférons désormais prendre nos profits suite à des marchés actions haussiers, plutôt que de renforcer le poids des marchés actions lors des phases de baisses. Nous prévoyons toujours des performances à un chiffre sur les marchés actions à l’échelle mondiale pour 2016 », indique Alain Zeitouni, Directeur de la Gestion de Russell Investment France. « Avec des marchés d’actions pour lesquels les risques à la baisse l’emportent sur les scénarios de hausse potentielle, nous prévoyons de rester prudents jusqu’à l’amélioration des conditions économiques. »

Aux États-Unis, les équipes de Russell Investments pensent que les deux hausses de taux de la Réserve Fédérale prévues en 2016 devraient permettre de maintenir le rendement des Bons du Trésor à 10 ans autour de 2,3% au cours de l’année à venir. Idem pour les actions américaines, dont la probabilité est plus forte de conserver des performances bien inférieures aux 3 à 5% prévus en début d’année, du fait de valorisations élevées et d’un momentum baissier. La bonne nouvelle est que malgré l’affaiblissement du produit intérieur brut (PIB) et des résultats des entreprises, la probabilité d’une récession américaine à court terme demeure faible.

« Nous préférons sous-pondérer les actions américaines dans nos portefeuilles mondiaux car la faiblesse des résultats des entreprises et les valorisations élevées annihilent les prévisions de rendement total, proches de zéro sur les 12 prochains mois », déclare Alain Zeitouni, Directeur de la Gestion de Russell Investments France. « Bien que nous assistions à de fréquents risques de baisse pour le marché américain suite au premier trimestre 2016, l’absence de déséquilibres majeurs dans l’économie américaine rend une récession peu probable cette année. »

Contrairement aux marchés d’actions américaines, les actions de la zone euro sont aidées par l’assouplissement quantitatif (QE) et offrent des niveaux de valorisations raisonnables qui remportent la préférence de l’équipe des stratèges. Cependant, les nouvelles annonces d’assouplissement quantitatif n’ont pas eu d’impact important sur l’euro ou sur le yen. De ce fait, l’équipe est convaincue que la hausse du dollar américain devrait s’essouffler cette année.

L’équipe détermine ses perspectives mondiales par le biais d’un processus clairement défini qui repose sur le cycle économique, la valorisation et le sentiment. Leurs conjectures boursières internationales actuelles sont les suivantes :

  • Valorisation  : la correction du marché d’actions au début du premier trimestre 2016 a amélioré les valorisations dans les marchés développés. Au 30 mars 2016, le marché américain est toujours considéré comme le plus cher, alors que les actions japonaises et européennes sont légèrement meilleur marché et que les actions des marchés émergents sont plutôt bon marché.
  • Cycle économique  : le cycle est moins encourageant pour les marchés d’actions. Les stratèges pensent que l’Europe et le Japon bénéficient toujours du contexte de cycle le plus favorable en raison du soutien de leur politique monétaire, de la faiblesse des taux de change et du potentiel de hausse des marges bénéficiaires. Le cycle est aujourd’hui neutre pour les actions américaines étant donné les risques qui entourent la croissance des bénéfices par action (BPA) et la possibilité d’un nouveau resserrement monétaire décidé par la Fed. Le cycle est négatif pour les marchés émergents du fait, entre autres, d’un ralentissement de la croissance, de la faiblesse des exportations et d’une détérioration des perspectives de croissance des BPA.
  • Sentiment  : le momentum est négatif dans chaque région, ce qui est un indicateur de sentiment négatif. Les indicateurs contrariants soulignent les conditions de survente, compensant le momentum négatif sur les cours. Les stratèges observent que l’Europe et le Japon sont plus survendus que les États-Unis, alors que les marchés émergents sont aujourd’hui proches du sur-achat suite à un rebond important apparu à la fin du premier trimestre 2016.

Dernières perspectives d’exposition par région :

Les stratèges ont également mis à jour pour 2016 leurs perspectives sur la totalité des régions mondiales et des classes d’actifs au 30 mars 2016 :

  • Asie-Pacifique  : l’équipe s’attend à de faibles performances et à une volatilité élevée des actions de la région. Chères, les obligations de la zone sont à des niveaux de valorisation extrêmes alors que le cycle économique est très contrasté.
  • États-Unis  : l’équipe préfère sous-pondérer les actions américaines de ses portefeuilles mondiaux et s’attend à des rendements totaux proches de zéro au cours de l’année à venir.
  • Zone euro  : Russell Investments conserve une surpondération sur les actions de la zone euro et surpondère de nouveau les obligations des pays périphériques. Le ralentissement de la croissance mondiale et des prévisions de résultats des entreprises sont des zones de vigilance mais l’équipe pense que la solidité des fondamentaux de la zone euro l’emporte pour l’instant.
  • Devises  : l’équipe s’attend au plafonnement du taux de change du dollar américain (USD). La valorisation attractive et les caractéristiques défensives du yen en font la devise préférée des stratèges. L’équipe considère également qu’une correction importante des devises des pays émergents constituerait une opportunité d’achat.
  • Marchés de taux  : les perspectives pour les emprunts d’État demeurent faibles avec des rendements de bons du Trésor à 10 ans, négatifs au Japon et proches des plus bas historiques aux États-Unis et en Europe. Les perspectives sont toutefois moins négatives en raison de l’affaiblissement du cycle économique.

Next Finance , 14 avril

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