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Perspectives d’investissement 2017 – “Croissance, élections, volatilité et opportunités”

L’année touchant à sa fin, l’Union Bancaire Privée présente ses perspectives d’investissement 2017 et propose un éclairage sur les opportunités et les risques pour l’année à venir.

  • Le retour de l’inflation – “Une remontée progressive dans les pays développés
  • Les banques centrales referment leur boîte à outils – “Vers des politiques de reflation de moins en moins agressives
  • Taux d’intérêt : se préparer à un changement d’environnement – “Quand les taux d’intérêt cessent de baisser…
  • Investissements alternatifs : un rôle clé pour diversifier et gérer le risque – “Les investissements alternatifs ont un rôle important à jouer pour accroître la diversification, limiter la volatilité et améliorer la performance
  • Marchés émergents : identifier les opportunités – “De nombreux marchés émergents affichent toujours un potentiel de création de valeur attrayant
  • Le japon mise sur le changement – “Le Japon, qui figure parmi les principales économies développées, peut donner l’image d’un marché déjà mature et offrant des opportunités limitées, mais les premières impressions peuvent s’avérer trompeuses…
  • Les États-Unis et l’Europe à l’aube de 2017 – “Les Etats-Unis font face à un défi en termes de valorisations, tandis que la zone euro reste en proie à l’incertitude

2017 : une année de reprise

Avec la nouvelle année qui approche, la décennie 2007-2017 pourrait enfin tourner la page de la crise financière. La « grande Dépression  » a été évitée mais la « grande Récession » qui l’a remplacée a laissé des traces que n’a pu effacer le « grand Médiocre  » (comme nommé par le FMI) qui a dominé les années récentes.

Même si ces années ont vu nombre de risques nouveaux et imprévus, cette période pourrait se terminer sur une note plus optimiste.

En effet, les perspectives s’améliorent pour l’année prochaine et la croissance pourrait atteindre 3.5% selon notre scénario.

La reprise s’effectuerait grâce à une activité plus soutenue dans les pays émergents et à une accélération de la croissance américaine.

Une croissance mieux orientée et plus durable dans les pays émergents

En 2017, la croissance dans les pays émergents devrait retrouver un rythme proche de 5% en termes agrégés, après un point bas de 4.5 % en 2016. La reprise des cours des matières premières ainsi que les réformes et les soutiens mis en place par les gouvernements reconstituent les bases d’une croissance mieux équilibrée entre les secteurs et qui semble ainsi plus durable.

La Chine et l’Inde restent les moteurs de la croissance au sein des pays émergents. La Chine devrait afficher une croissance proche de 7% grâce aux mesures de relance prises en 2016 et aux mutations en cours. Le modèle de croissance est en effet moins tourné vers l’exportation et l’industrie manufacturière, au profit de la consommation et des infrastructures. En Inde, l’économie a retrouvé un fort dynamisme, et la croissance devrait être proche de 8%, bénéficiant des réformes passées.

L’Asie devrait rester un pôle de croissance soutenue, avec également une amélioration des perspectives dans les autres régions. La Russie et le Brésil vont bénéficier des hausses des matières premières et devraient sortir progressivement de récession en 2017, grâce aussi à une stabilisation de leur demande domestique.

Ainsi, pour la première fois depuis la crise financière, le rythme d’activité devrait être mieux synchronisé entre les pays émergents et les pays développés. Les accords sur le pétrole et la reprise progressive des échanges au sein de chaque région devraient entraîner un rebond du commerce mondial, après plusieurs années de quasi-stagnation.

Une croissance encore modérée dans les pays développés

La croissance dans les pays développés devrait rester en dessous de 2%, mais les Etats-Unis pourraient connaître une activité plus forte en 2017, avec 2.3% attendu selon notre scénario. Dans ce pays, la demande domestique devrait bénéficier d’un marché de l’emploi toujours bien orienté et d’une reprise progressive des investissements des entreprises, y compris dans le secteur du pétrole.

En zone euro et au Japon, les perspectives de croissance restent plus modérées, comprises entre 1% et 1.5%. Le marché du travail devrait être mieux orienté en zone euro et soutenir la consommation, avec aussi un probable redémarrage de l’investissement. Les incertitudes sur le projet européen demeurent nombreuses, mais les politiques fiscales devraient être moins austères et accompagner la reprise qui se met en place. Au Japon, même si les soutiens budgétaires et monétaires ont été annoncés, leur mise en place tarde, et la consommation et l’investissement sont encore à la peine. Les économies européennes et japonaise devraient bénéficier in fine de l’accélération de l’activité attendue aux Etats-Unis et dans les pays émergents.

Les perspectives sur le Royaume-Uni restent incertaines en raison des négociations qui démarreront avec l’Union européenne pour définir les contours des futures relations économiques entre les deux zones.

Il est possible que l’économie britannique passe par une récession technique en début d’année prochaine dans l’attente de ce nouveau cadre.

Enfin, l’économie suisse devrait se situer sur une croissance de 1.4% en 2017, assez proche de la performance de la zone euro et de l’Allemagne. Elle a fait preuve de résistance malgré une devise toujours surévaluée par rapport à l’euro, mais elle a profité de la flexibilité du tissu économique pour maintenir une croissance qui apparaît malgré tout assez stable et régulière.

Tirer les leçons du passé pour éviter les prochains écueils

Les challenges qui pèsent sur la croissance des prochaines années restent encore importants, même si la conjoncture s’améliore en 2017. En effet, la crise a détruit du capital, et la croissance potentielle n’a pas encore été reconstituée dans les pays développés, avec pour conséquence des gains de productivité faibles au regard des périodes précédant 2007. Par ailleurs, les politiques monétaires pourraient être moins agressives compte tenu de la reprise de l’inflation, alors que la dette publique est encore élevée dans les pays développés et que celle des entreprises s’est accrue ces dernières années, notamment aux Etats-Unis.

Next Finance , Décembre 2016

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