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Parenthèse enchantée…

Pour David Ganozzi, gérant de Fidelity Patrimoine, dans l’ensemble, le flux de nouvelles demeure encourageant. Si, sous certains aspects et notamment industriel (États-Unis, Chine), l’environnement n’est pas totalement rassurant, les marchés actions poursuivent leur mouvement haussier...

Une fois encore, les nouvelles sur le front conjoncturel sont restées globalement au beau fixe la semaine passée. A commencer par les chiffres de l’emploi aux États-Unis où le nombre hebdomadaire de demandeurs d’emploi (semaine close le 16 avril) est ainsi tombé à 247 000, soit son plus bas niveau depuis 1973.

Selon le ministère du Travail, il faut ainsi remonter au 24 novembre de cette année-là pour trouver un niveau (233 000) inférieur à celui-ci. Surtout, cela fait désormais 59 semaines que ce chiffre est sous la barre des 300 000, soit, là aussi, un record depuis 1973 !

La bonne santé de l’économie américaine reste rassurante mais ne va pas sans une ombre au tableau. En fin de semaine, l’indice PMI manufacturier (Markit) s’est établi à 50,8 points (contre 51,5 points le mois précédent).

Si les investisseurs se sont empressés d’y voir un signe de mauvais augure et de souligner qu’il s’agissait d’un plus bas depuis septembre 2009, rappelons juste qu’il ne s’agit que d’une estimation « flash  » sur le mois d’avril qui doit encore être ajusté. La zone euro n’a pas été en reste en matière de bonnes nouvelles.

En début de semaine, l’indice ZEW a atteint 11,2 points en avril contre 4,3 points le mois précédent. L’amélioration de la situation en Chine a notamment joué favorablement sur le moral des investisseurs allemands.

Dans l’ensemble, le flux de nouvelles demeure encourageant. Si, sous certains aspects et notamment industriel (États-Unis, Chine), l’environnement n’est pas totalement rassurant, les marchés actions poursuivent leur mouvement haussier.

Pourtant, il y a encore quelques semaines, le PMI manufacturier américain aurait suffi à inverser la tendance et faire sombrer les indices pour une période indéterminée. Mais désormais la dimension de marché semble avoir pris le pas sur les publications macro-économiques. Un sentiment qui s’explique par d’autres facteurs de soutien.

A commencer par le rebond continue des matières premières. Mais également par le discours toujours plus accommodant des banques centrales. A l’image de la BCE la semaine dernière qui, plus proactive que jamais, annonçait que le rachat des obligations d’entreprises dès le mois de juin.

Les conditions actuelles ne vont pas sans rappeler la parenthèse enchantée du début 2015 marqué par un alignement favorable des planètes. A la différence près qu’il ne s’agit plus des mêmes astres...

David Ganozzi , 26 avril

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