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Marché obligataire & coûts de financement : une activité soutenue pour les foncières

Ce ne sont pas moins de sept émissions d’un montant cumulé de 3 420 Millions d’euros d’une durée moyenne (pondérée par les montants levés) de 10,7 ans assurant un coupon pondéré de 1,39% qui ont été conclues avec succès depuis le 1er juillet par des foncières cotées de la zone Euro.

L’objectif poursuivi était de réduire le coût moyen de leurs financements et d’en augmenter la maturité en procédant en parallèle à des rachats de souches anciennes.

Les conclusions que l’on peut tirer de cette politique volontariste sont favorables, du moins pour les plus grandes sociétés du secteur qui ont un accès privilégié aux marchés de capitaux :

  • Le coût de la dette levée sur les quatre derniers mois est très inférieur au coût moyen du stock de dette des foncières :
    1,39% vs 2,15%. Même avec un taux de l’emprunt d’Etat allemand à dix ans revenu en territoire positif, 17 points de base aujourd’hui, rien n’indique que l’activité de refinancement des foncières pourrait s’interrompre tant le spread demeure élevé.
  • La maturité de la dette levée, 10,7 ans, est très supérieure à la maturité du stock de dette au 30 juin (6,7 ans). En outre, les foncières de la zone Euro continuent de privilégier des niveaux de couverture élevés (plus de 90%). Les foncières engrangent donc de la ressource à long terme avec des conditions fixées à l’avance qui ne seront pas modifiées avant très longtemps quel que soit l’environnement des taux.

Rappelons en outre que le stock de dette s’est réduit au cours des dernières années sous l’effet d’une politique généralisée de recentrage sur leur coeur de métier de la part des foncières cotées. La dette nette des dix principales sociétés de la zone Euro ressortait ainsi au 30 Juin dernier à 42,2% de la valeur de leurs actifs (et à 34% pour Unibail-Rodamco qui s’est toujours distinguée par son conservatisme en la matière). Cela leur permettra à l’avenir d’être moins dépendantes des conditions de marché et de pouvoir augmenter significativement leur patrimoine en cas de recul des valeurs.

Si l’on retient la moyenne arithmétique reconstituée des dix premières valeurs composant l’indice EPRA Eurozone, la situation, telle qu’elle ressort des dernières publications de sociétés est aujourd’hui la suivante :

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Laurent Saint Aubin , Novembre 2016

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