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Marché du M&A : les Français investissent moins au Royaume-Uni mais restent sur le podium

Le nombre d’acquisitions d’entreprises britanniques par des Français a chuté de 25% au 1er semestre 2016 par rapport au 1er semestre 2015. La France reste cependant le 2ème pays le plus actif en termes de M&A outre-Manche.

Frenger International, leader européen du développement à l’international par croissance externe, a analysé les acquisitions menées au Royaume-Uni au cours du 1er semestre 2016 et a comparé ces données avec celles observées au 1er semestre 2015. Les données prisent en compte concernent uniquement les acquisitions majoritaires réalisées au Royaume-Uni.

Frenger International constate une baisse de 10% du nombre des acquisitions réalisées par des acteurs étrangers : le volume des transactions finalisées sur les 6 premiers mois de cette année se rétracte à 258 acquisitions, contre 288 sur la même période en 2015.

Une analyse plus détaillée des acquisitions au Royaume-Uni conclues par des acteurs européens souligne une tendance baissière plus importante de 23% : 73 contre 95 acquisitions finalisées, toujours sur les 1er semestres 2015 et 2016. Le volume chute de 25% pour les opérations de croissance externe menées par des acquéreurs Français : de 20 au 1er semestre 2015, on passe à 15 au 1er semestre 2016.

Malgré cette diminution du nombre de transactions, à l’issue du 1er semestre 2016, la France reste le second pays investisseur au Royaume-Uni, en termes de volume d’entreprises rachetées : avec 15 opérations réalisées, elle arrive derrière les Etats-Unis 109 acquisitions conclues, ex æquo avec l’Irlande (15 acquisitions) et devant l’Allemagne (11 acquisitions).

Notons toutefois que près de 3 acquisitions sur 4 (74% pour le 1er semestre) au Royaume-Uni sont réalisées par des acheteurs britanniques.

Dans le contexte politique britannique et européen actuel, le nombre d’opérations M&A transfrontalières impliquant le Royaume-Uni risque de décroître dans les mois à venir. En effet, même si les investisseurs déjà présents au Royaume-Uni vont surement continuer à investir sur un marché qu’ils connaissent et apprécient , il est probable que ceux qui ne sont pas encore présent retardent leurs décisions en attendant d’en savoir plus sur le futur contexte politique et économique. .

Next Finance , 12 juillet

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