Marché des bureaux en Ile-de-France – 3ème trimestre 2016 - Surprenante vitalité

Cette bonne dynamique, dans un contexte économique plutôt morose, s’explique par le retour en force des grands mouvements (48 depuis le début de l’année pour un total de 648 200 m²). Côté géographie, Paris caracole en tête, portée par l’activité soutenue dans le Quartier central des affaires...

« Le marché des bureaux en Ile-de-France continue d’afficher des résultats positifs avec 592 000 m² commercialisés au 3ème trimestre 2016 et 1,7 million de m² depuis le début de l’année, en hausse de 14% d’une année sur l’autre », analyse le département Recherche de Cushman & Wakefield dans sa dernière note de conjoncture : les Clés du Marché des bureaux en Ile-de-France.

Cette bonne dynamique, dans un contexte économique plutôt morose, s’explique par le retour en force des grands mouvements (48 depuis le début de l’année pour un total de 648 200 m²). Côté géographie, Paris caracole en tête, portée par l’activité soutenue dans le Quartier central des affaires (plus de 311 000 m² placés) et les arrondissements du sud (12-13-14 et 15èmes) qui enregistrent les progressions les plus importantes en termes de volumes de commercialisations.

Le retour en grâce de La Défense se confirme comme en attestent les 231 000 m² de bureaux placés depuis le début de l’année, un chiffre qui augure d’un cru 2016 d’anthologie pour ce marché. A l’inverse, le croissant ouest ne profite pas de cet emballement et peine à retrouver son souffle, à l’exception de la boucle sud qui voit enfin sa demande placée décoller après deux trimestres atones. Le constat est quasi identique en première couronne (154 000 m², +5% en un an), boostée au 3ème trimestre par deux transactions d’envergure (RATP à Fontenay-sous-Bois, et l’INSEE à Montrouge).

La bonne tenue des transactions à Paris vient entamer davantage le stock de bureaux immédiatement disponibles, qui passe sous la barre des 600 000 m² (-27% en un an) et un taux de vacance de 3,5%. Dans la capitale, les contractions les plus importantes de l’offre sont relevées dans le QCA (260 000 m², -32%) et sur les arrondissements du nord-est (-45%).

La tendance est identique à La Défense (-26%) et dans le croissant ouest (-11%). Ailleurs, l’offre immédiate de bureaux s’est en revanche alourdie : 568 000 m² disponibles en première couronne et près d’1,2 million de m² en deuxième couronne. Il en ressort des taux de vacance très contrastés : globalement en dessous de 4% à Paris, autour de 8-9% à La Défense et en première couronne, entre 9 et 14% dans le croissant ouest.

Le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande dans le QCA tire les loyers à la hausse, avec une progression de l’ordre de 4 à 5% selon la qualité des immeubles commercialisés. Cette tendance est également observable pour les prises à bail de bureaux de première main dans d’autres arrondissements parisiens et à La Défense, et ce après deux années de repli.

Les transactions de seconde main marquent elles aussi, une progression en termes de valeurs locatives. Au-delà du cas parisien, les hausses les plus notoires des loyers sont relevées en péri-Défense et à Neuilly-Levallois, mais aussi en première couronne.

« Sur fond de Brexit et de climat économique plutôt morose, la performance du marché des bureaux au 3ème trimestre de l’année 2016 est un point positif. Il ne doit cependant pas masquer que l’acquis de croissance s’est essentiellement réalisé au 1er et au 2ème trimestre. Nous avons relevé notre projection de demande placée en 2016, à 2,3 / 2,4 millions de m². En 2017 la demande placée devrait rester bien orientée avec une segmentation encore plus marquée entre Paris et les autres micro marchés de la périphérie. » conclut Magali Marton, Directrice des études France de Cushman & Wakefield.

Next Finance , 12 octobre

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