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Macron : d’abord Paris, puis Berlin

Quelles conséquences l’élection d’Emmanuel Macron aura-t-elle sur le budget européen ? Pour sa première visite à l’étranger, le nouveau président français se rendra en Allemagne. Après avoir conquis Paris, saura-t-il séduire Berlin ?

Quelles conséquences l’élection d’Emmanuel Macron aura-t-elle sur le budget européen ? Pour sa première visite à l’étranger, le nouveau président français se rendra en Allemagne. Après avoir conquis Paris, saura-t-il séduire Berlin ?

Macron élu, c’est toute l’articulation de la logique budgétaire européenne qui va être bouleversée. La zone euro est, en effet, contrainte par des traités qui exigent un retour rapide à l’équilibre budgétaire et un désendettement structurel des Etats pour revenir aux critères de Maastricht, à savoir une proportion de l’endettement public qui converge vers 60 % du PIB. Or, ces objectifs sont parfaitement irréalistes, eu égard à la faible croissance prévisible de l’économie et au vieillissement de la population, qui contribue d’ailleurs à cette moindre croissance.

Avec un prisme keynésien, il faut revoir ces exigences budgétaires auxquelles Macron ne souscrit d’ailleurs pas puisqu’il s’est limité à respecter la contrainte d’un déficit budgétaire qui n’excède pas 3 % du PIB… au contraire d’un retour à l’équilibre.

Mais alors, quel sera l’aboutissement de cette dynamique ?

Sans croissance ni inflation suffisantes, il faudra s’accoutumer à un endettement public important que seuls des taux d’intérêt bas peuvent soulager. Ces taux d’intérêt bas seront imposés par les Etats au travers d’une canalisation plus ou moins coercitive de l’épargne publique vers la souscription d’emprunts d’Etat au travers des bilans de banques et des entreprises d’assurances-vie. Mais dans les pays faibles, comme l’Italie et le Portugal, la dette publique sera, à un certain moment, un tel problème qu’un rééchelonnement est plausible.

Bruno Colmant , 12 mai

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