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Logement étudiant : quelle place dans les préoccupations du gouvernement ?

Emmanuel Macron candidat à la Présidence de la République avait promis, s’il était élu, que seraient construits 80 000 logements pour les jeunes au cours de son mandat. Pour être précis, il s’agissait de 60 000 logements pour les étudiants et de 20 000 logements pour les jeunes actifs...

Emmanuel Macron candidat à la Présidence de la République avait promis, s’il était élu, que seraient construits 80 000 logements pour les jeunes au cours de son mandat. Pour être précis, il s’agissait de 60 000 logements pour les étudiants et de 20 000 logements pour les jeunes actifs. Il avait également appelé de ses vœux que 30 000 logements locatifs du parc HLM soient réservés aux occupants jeunes, avec un contrat de bail à durée réduite et assorti de moindres obligations, notamment sans besoin de caution ni de dépôt de garantie. Clairement, les parties prenantes, professionnels de l’immobilier et associations étudiantes, ont fait bon accueil à ces engagements. Pourtant, si les 80 000 logements annoncés représente le double du plan mis en place sous la présidence de François Hollande, ce doublement symbolique est très éloigné en regard d’une demande plutôt dix fois plus importante.

Cela étant dit, le gouvernement préparerait une loi « Habitat, mobilité, Logement », qui pourrait être présentée en septembre, reprenant les grandes lignes du programme de notre Président de la République : profitons-en pour faire sauter les freins à la construction et à l’accession au logement des jeunes actifs au sens large, sans se limiter à la notion d’étudiant dont la frontière avec le jeune actif est de plus en plus illusoire dans un monde où la formation continue et l’alternance entre les cycles d’études et de travail sera de plus en plus de mise pour assurer l’employabilité de tous comme la capacité d’innover et d’entreprendre.

Si le logement des étudiants et des jeunes actifs, qui figurait dans les engagements de campagne, n’a pas de responsable désigné au gouvernement, dont-on pour autant s’en inquiéter ? Bien sûr, le ministre de l’Éducation nationale ou la ministre de l’Enseignement supérieur ont partie liée avec les jeunes et leur destin, mais ils ne tiennent ni les rênes de la production des logements, ni les circuits de financement, ni les politiques de l’emploi en lien avec la cohésion sociale et le logement.

Les acteurs du logement des jeunes attendent que leur soient désignés des interlocuteurs titrés, car le privé peut être une source de propositions intéressantes pour atteindre les objectifs d’Emmanuel Macron. Mais il ne faudrait pas que l’immobilier soit perçu comme une rente à taxer, mais comme un solution au logement des jeunes.

Laurent Strichard , 6 juillet

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