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Les signaux sont positifs pour la croissance des entreprises européennes

Selon Victoire de Trogoff, gérante actions européennes chez Fidelity International, 2016 aura été une année très chahutée pour les actions européennes, marquée par de nombreux contrepieds politiques. L’inflexion induite du marché obligataire a conduit à une rotation sectorielle au profit des valeurs « value ».

Malgré une performance quasi étale, 2016 aura été une année très chahutée pour les actions européennes, marquée par de nombreux contrepieds politiques. L’inflexion induite du marché obligataire a conduit à une rotation sectorielle au sein des actions qui perdure en ce début d’année 2017, au profit des valeurs « value ».
Mais les signaux sont positifs sur le front de la croissance, y compris en Europe, où les entreprises européennes offrent des bilans relativement sains et globalement de bonnes perspectives de croissance

Le marché actions européen est désormais dans un momentum favorable avec des perspectives de croissance forte tout à fait justifiées : les prévisions de BPA (bénéfice par action) sont élevées, proches de nos propres estimations. Il en est de même pour 2018.

Les secteurs contribuant à ces anticipations sont principalement l’énergie (bénéficiant de la remontée des cours du pétrole), les financières qui annoncent déjà des améliorations de leurs perspectives de résultats et les matériaux.

Les actions « value » ont beaucoup progressé depuis la mi-2016 au détriment des actions de qualité et particulièrement des valeurs de croissance qui ont beaucoup sous-performé. Or cette désaffection ne nous semble pas justifiée au regard des anticipations de croissance de leurs résultats.

On constate une chute des flux vers les actions américaines parallèlement à un retour à l’équilibre du côté des actions européennes. Nous pensons effectivement être à la croisée des chemins, et nous nous attendons à un retour des flux positifs en faveur des actions européennes si le momentum actuel continue.

Du point de vue des secteurs, les banques vont bénéficier d’une remontée des taux et de l’inflation, ce qui justifie leur progression récente et leurs prévisions de résultat.

Le secteur pharmaceutique est fortement pénalisé après une année 2016 difficile due aux craintes engendrées par le risque « Clinton ». Nous constatons à cet égard que l’avènement de Donald Trump n’a curieusement pas inversé cette tendance. Pourtant, les bonnes prévisions de croissance des résultats ne justifient pas cette désaffection, qui fait de ce secteur le plus « value » parmi les défensives.

A l’inverse, au sein de cette même catégorie de valeurs défensives, le secteur de l’alimentaire bénéficie de valorisations supérieures en dépit de prévisions de croissance bien en deçà.

L’énergie, composante importante du marché et du portefeuille de Fidelity Europe, présente des perspectives de rendement du dividende favorables, à condition que les cours du pétrole continuent sur une voie ascendante, ce en quoi nous sommes confiants, tout du moins pour la première partie de cette année. Les risques de surproduction n’étant pas à écarter ultérieurement.

Le secteur des télécoms est un secteur défensif très décoté, comme le secteur pharmaceutique. Cependant, bien que les chiffres d’affaires et les résultats progressent, les niveaux d’investissement sont en hausse constante, ainsi le retour sur capitaux investis ne progresse pas.

Victoire de Trogoff , 10 février

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