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Les petites capitalisations américaines décotées ont un fort potentiel de rebond

Après avoir surperformé les grandes capitalisations de mars 2009 à décembre 2013 (+30,6% pour l’indice Russell 2000 contre 25,9% pour le S&P 500, par an), les petites capitalisations ont affiché des performances divergentes de celles des grandes capitalisations.

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Fin janvier 2014, l’indice Russell 2000 est entré dans une phase de baisse de plus de 20 % par rapport à ses plus hauts historiques. Par conséquent, les primes de valorisation de l’indice Russell 2000 ont atteint leur plus bas niveau depuis au moins 6 ans par rapport à celles du S&P 500, reconstituant ainsi le potentiel d’appréciation relatif des petites capitalisations par rapport aux grandes capitalisations.

Mais en dehors du potentiel de rattrapage et de réévaluation des petites capitalisations américaines, il existe plusieurs raisons d’être optimiste pour ce segment de la cote américaine.

Le potentiel de reprise solide aux Etats-Unis

Alors que le marché des petites capitalisations américaines accuse une baisse de plus de 20% (l’indice Russell 2000 a perdu -25,7% par rapport à son plus haut niveau atteint entre le 23 juin 2015 et le 11 février 2016), l’étude menée par Royce & Associates sur l’indice Russell 2000 montre que lors des précédentes phases de marché baissier, 8 fois sur 9 la hausse du marché est en moyenne de +17,3% sur les 12 mois suivants. En d’autres termes, après avoir largement sous-performé ces derniers temps, le marché des petites capitalisations boursières américaines est prêt à repartir.

Une période de retour à la moyenne en faveur de la value

La surperformance des valeurs de croissance sur les valeurs décotées est aussi importante sur les dix dernières années que lors de la bulle Internet en l’an 2000. Cette surperformance a largement été entraînée par l’engouement pour les valeurs biotechnologiques (+ 25,4% en 2014 et +11,1% en 2015, et jusqu’à +44% au cours de l’an dernier).

Cela souligne le potentiel d’un retour à la moyenne, et les petites capitalisations américaines décotées montrent peut-être déjà les signes d’une inflexion vers des jours meilleurs.

Au 31 mars, sur un an glissant, l’indice Russell 2000 Growth a baissé de -4,77% alors que l’indice Russell 2000 Value s’est apprécié de 1,18%.

Les petites capitalisations moins vulnérables face à l’appréciation du dollar

Le consensus relatif à la poursuite de l’appréciation du dollar américain face aux devises des marchés émergents et à l’euro, en raison des divergences des politiques monétaires menées par la Fed et la BCE, n’est assurément pas aussi fort qu’au début de 2016. Si la devise américaine avait continué à s’apprécier, les petites capitalisations auraient alors été mieux placées pour résister à la tempête.

Il demeure qu’en moyenne, la plus grande exposition des petites et micro capitalisations au marché intérieur en comparaison des grandes capitalisations font qu’elles sont en général moins affectées par une devise plus forte.

Bill Hench , 22 avril

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