Les infrastructures, une classe d’actifs en plein essor

Au cours des vingt prochaines années, 2 500 milliards de dollars par an seront investis dans des projets d’infrastructures, à l’échelle mondiale. Les besoins en nouvelles infrastructures devraient profiter à la classe d’actifs, qui séduit de plus en plus d’investisseurs en quête de diversification.

L’essor de l’infra equity répond à de nouveaux besoins en financement de projets d’infrastructures, dans les pays de l’OCDE. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance, entre renouvellement d’infrastructures vieillissantes dans les pays développés, nécessité d’adresser les enjeux du développement durable, autrement dit de créer des infrastructures énergétiques adaptées, et privatisation d’infrastructures existantes par des entités publiques cherchant de la liquidité.

« Les dispositifs d’investissement et de relance économique au sein des pays occidentaux se sont multipliés ces dernières années, à l’image du plan Juncker en Europe. Ces initiatives contribuent à la croissance des flux d’investissement dans les infrastructures » précise Emmanuel Lejay, Directeur Exécutif de l’équipe Investissements Infrastructures chez Swiss Life Asset Managers. Autre évolution, l’investissement privé a pris le relai de l’investissement public, les organismes gouvernementaux n’ayant plus les moyens d’assurer seuls le renouvellement des infrastructures.

Qui plus est, l’infra equity bénéficie d’un marché secondaire particulièrement dynamique. « Nous observons actuellement la vente de nombreux actifs qui avaient été achetés par des fonds d’investissement il y a une dizaine d’années ; ces fonds ont une durée de vie limitée et doivent donc remettre sur le marché ces actifs » constate-t-il.

Des revenus régulés ou sécurisés par des contrats à long terme, source de visibilité sur les rendements futurs

Le profil de la classe d’actifs est de plus en plus plébiscité par les investisseurs institutionnels, en quête de rendement et de diversification dans un environnement de taux bas.

Outre des dividendes réguliers, l’infra equity affiche un niveau de risque généralement situé entre celui des obligations et des actions, et des rendements peu sensibles à l’environnement économique, peu corrélés avec les autres classes d’actifs.

« Les revenus générés par les actifs sont généralement protégés des aléas conjoncturels économiques. Il s’agit le plus souvent de revenus régulés ou garantis par des contrats sur des horizons de temps longs, parfois de plusieurs décennies. Cela offre non seulement une garantie de revenus durables, mais aussi une bonne source de diversification » indique Emmanuel Lejay.

En termes de stratégie d’investissement, l’équipe de Swiss Life Asset Managers recherche des actifs générant des cash-flows récurrents, sources de dividendes, dans les secteurs des transports (aéroports, autoroutes, ports matériel roulant ferroviaire), des énergies (distribution et transmission de gaz et électricité, énergies renouvelables) et des infrastructures sociales (partenariats public-privé pour la construction d’hôpitaux, de stades, de prisons…). « Au sein de notre fonds Swiss Life Funds (Lux) Global Infrastructures Opportunities 2, nous ciblons des projets avec des niveaux de risque faibles, dont le taux de rentabilité interne cible s’établit entre 8 et 12% ». Sur le plan géographique, l’équipe investit en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

Par ailleurs, le développement de nombreux projets « greenfields » (infrastructures ex nihilo), soutenus par les programmes de relance occidentaux, devrait générer des opportunités sur le marché infra equity dans les prochaines années. « Nous privilégions les investissements dans des actifs déjà en exploitation mais suivons attentivement le marché du greenfield. En effet, les développeurs d’infrastructures nouvelles devraient vendre leurs participations d’ici quelques années, une fois que les actifs sont en exploitation. Ainsi, les nouveaux investisseurs ne seront pas exposés au risque de construction et pourront obtenir rapidement des distributions de dividendes » conclut Emmanuel Lejay.

Next Finance , 12 janvier

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