›  Opinion 

Les échéances politiques sont nombreuses et incertaines et les marchés les redoutent…

Alors que les marchés ont été focalisés sur les politiques monétaires au troisième trimestre, ce sont les enjeux politiques qui pourraient devenir les principales sources de volatilité au dernier trimestre.

Les banques centrales ont en effet désormais des positions assez claires sur l’orientation de leurs politiques pour les mois qui viennent. L’activité économique s’améliore en Europe et en Chine mais ralentit légèrement aux États-Unis sans que cela soit pour autant inquiétant. En revanche, les échéances politiques sont nombreuses et incertaines et les marchés les redoutent (le Brexit en a été une bonne illustration) :

Les élections présidentielles aux États-Unis

La campagne présidentielle américaine entre dans sa dernière ligne droite. Presque un mois avant le vote du 7 novembre, les sondages sont encore indécis, même s’ils donnent pour l’instant Hillary Clinton gagnante, renforcée par un premier débat en sa faveur. Ce lundi matin, le New York Times révèle que Donald Trump n’aurait pas payé d’impôts depuis 18 ans, une nouvelle qui pourrait affaiblir ses chances de l’emporter. Un bon moyen de suivre la façon dont les marchés anticipent le résultat de l’élection reste de suivre la parité US Dollar / Peso Mexicain. Celle-ci a assez nettement baissé depuis la semaine dernière, au gré des déclarations originales voire provocatrices de Donald Trump.

Le référendum constitutionnel en Italie

En Italie, la date du référendum constitutionnel a été arrêtée au 4 décembre. Matteo Renzi renonce finalement à lier le sort de son gouvernement aux résultats des urnes. Pourtant, son pouvoir sera sans aucun doute entamé si jamais le non l’emportait (hypothèse d’ailleurs privilégiée par les derniers sondages).

La crise de la Deutsche Bank

En Allemagne, la situation de la Deutsche Bank, affaiblie par une amende aux Etats-Unis pour des abus liés aux subprimes, inquiète. La chute de l’action a atteint son paroxysme quand Bloomberg a révélé que certains hedge funds américains auraient réduit leur exposition de compensation avec la banque. Le gouvernement allemand réfléchit probablement à un plan de sauvetage, au cas où la banque ferait l’objet d’une réelle crise de confiance, mais cela serait un vrai revers politique dans la mesure où le gouvernement a déclaré qu’il n’utiliserait plus l’argent du contribuable pour venir au secours d’une banque.

Les élections présidentielles françaises de 2017

En France, les sondages au sujet du 1er tour de l’élection présidentielle donnent tous Mme le Pen au 2nd tour, signe que le bipartisme s’effrite, comme dans de nombreux pays.

Les suites du Brexit

Enfin, au Royaume-Uni, Theresa May a déclaré qu’elle déposerait officiellement la demande de divorce avec l’Union Européenne avant mars 2017, ouvrant la période de négociation de deux ans pour acter les modalités du Brexit. Ces négociations pourraient mettre en lumière les difficultés auxquelles l’UE fait face : montée des idées populistes et euro-sceptiques, et manque de cohésion du couple franco-allemand.

Pour toutes ces raisons, nous estimons que la volatilité ne s’affaiblira pas dans les prochains mois et que la flexibilité de notre gestion sera essentielle afin de protéger en partie nos portefeuilles, mais aussi pour saisir les opportunités qui apparaîtront.

Stamina AM , 5 octobre

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Opinion L’ubérisation des hedge funds par la gestion « Alternative Risk Premia »

Après les gérants traditionnels avec les ETFs, les gérants de hedge funds sont de plus en plus concurrencés par les fonds « Alternative Risk Premia » qui répliquent stratégies d’investissement similaires, à moindre coût et avec une liquidité (...)

© Next Finance 2006 - 2016 - Tous droits réservés