›  Opinion 

Les actions allemandes sont-elles toujours attrayantes ?

L’indice Dax fait actuellement un bel effort en essayant de franchir une importante résistance graphique. L’analyse technique laisse ainsi entrevoir le dépassement imminent de précédents records. Nous ne parlons toutefois pas ici de l’indice Dax « classique », qui se rapproche de son sommet de novembre à 13.525 points...

L’indice Dax, hors dividendes réinvestis, s’approche de ses plus hauts historiques de mars 2000.

L’indice Dax fait actuellement un bel effort en essayant de franchir une importante résistance graphique. L’analyse technique laisse ainsi entrevoir le dépassement imminent de précédents records. Nous ne parlons toutefois pas ici de l’indice Dax « classique », qui se rapproche de son sommet de novembre à 13.525 points, mais de son petit frère moins connu, l’indice Dax hors dividendes réinvestis, qui s’approche d’une résistance à 6.388 points également atteinte en novembre dernier. L’indice Dax « classique » est un indice de performance : il est calculé en supposant que tous les dividendes sont réinvestis, ce qui est inhabituel par rapport aux autres indices boursiers. Si aucun ajustement n’est effectué, cela permet à l’indice de dégager à long terme une impression de surperformance par rapport aux autres indices mondiaux.

Plus la période est longue, plus l’écart entre le Dax « classique » et le Dax « hors dividendes réinvestis » est grand, car les dividendes réinvestis bénéficient d’un effet de capitalisation.

Cela n’est pas neutre : à plus de 13.000 points, le Dax « classique » est déjà supérieur de 60% à ses niveaux de mars 2000, alors que le Dax « hors dividendes réinvestis » s’approche seulement des niveaux atteints il y a 18 ans. L’indice teste ces niveaux pour la troisième fois, ce qui correspond globalement à la même configuration que le Stoxx 600.

En comparaison, le S&P 500 a doublé depuis son sommet de 2000. Bien sûr, cela n’est pas la seule raison de notre préférence actuelle pour le Dax par rapport aux actions américaines : d’autres arguments entrent en compte, comme la vigueur des indicateurs de sentiment en Allemagne, le remplissage rapide des carnets de commandes ou encore le haut niveau de confiance des chefs d’entreprises allemands, qui s’ajoutent aux niveaux de valorisation toujours acceptables des marchés.

Les comparaisons historiques sont également intéressantes : les sociétés du Dax ont dégagé trois fois plus de profits en 2017 qu’en 2000, et les dividendes ont plus que doublé depuis cette date.

Stefan Kreuzkamp , 23 janvier

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Opinion Conquérir les marchés haussiers : le faux duel entre investisseurs actifs et passifs

Investir aujourd’hui est souvent considéré comme étant une bataille entre des gérants de fonds traditionnels et des ETF avant-gardistes (exchange-traded funds, fonds négociés en Bourse). Cependant, ce raccourci entre la « gestion active » et la « gestion passive » n’aide pas les (...)

© Next Finance 2006 - 2018 - Tous droits réservés