›  Note 

Le CFA Institute appelle à la transparence sur les commissions et les rendements afin de renforcer la confiance des investisseurs

Dans le cadre d’une nouvelle étude mondiale sur l’importance de la confiance dans le secteur de la gestion des investissements, le CFA Institute indique de quelle façon le secteur des investissements peut accroître sa crédibilité et dissiper les inquiétudes des investisseurs.

C’est en respectant les grands principes du professionnalisme, à savoir donner la priorité au client, être transparent sur les commissions et les rendements et faire preuve de savoir-faire, que les conseillers gagneront la confiance de leurs clients.

Le CFA Institute, l’association mondiale des professionnels de l’investissement, a mené une étude visant à aider les conseillers à comprendre le rôle crucial que le professionnalisme joue dans l’instauration de la confiance lors des relations avec le client et le secteur en général. Alors que les attentes des investisseurs ne cessent d’augmenter, il ressort de l’étude que l’alliance créditibilité et professionnalisme comme gage de confiance va gagner en importance.

L’étude, The Next Generation of Trust : A Global Survey on the State of Investor Trust (La confiance nouvelle génération : étude mondiale sur l’état de la confiance des investisseurs), réalisée sur 12 marchés auprès de plus de 3 000 particuliers, révèle qu’il existe un fossé important entre leurs attentes vis-à-vis de leurs conseillers financiers et la satisfaction qu’ils retirent de la relation qui les unit.

Les investisseurs particuliers estiment que c’est en matière de transparence et de rendement que les conseillers financiers répondent le moins à leurs attentes.

Les investisseurs interrogés estiment que leur confiance dans leurs conseillers passent par une totale transparence en matière de commissions (pour 84 % d’entre eux), par la transparence et une bonne gestion des conflits d’intérêt (80 %) et par la réalisation de rendements supérieurs à l’indice de référence (78 %), alors même que seuls 48 %, 43 % et 44 % des répondants jugent que leurs conseillers se montrent à la hauteur dans ces domaines respectifs.

Les 800 investisseurs institutionnels interrogés estiment que les facteurs les plus importants à prendre en considération sont les mêmes que ceux énoncés par les investisseurs particuliers. Le fossé entre les attentes des investisseurs institutionnels et la satisfaction retirée vis-à-vis de leurs priorité est, toutefois, nettement plus réduit puisqu’il est inférieur à 10 points. Globalement, les investisseurs institutionnels interrogés se montrent plus satisfaits que les investisseurs particuliers.

« Nous sommes ravis de constater que la confiance des investisseurs se soit renforcée depuis 2016. Nous attribuons cela à un regain de professionnalisme dans le secteur. Les analystes financiers CFA sont de plus en plus nombreux à travers le monde et portent un même message : en tant que fiduciaires et gestionnaires de l’argent de nos clients, nous devons agir dans leur plus grand intérêt à tout moment », a déclaré Paul Smith, président et directeur général du CFA Institute. « Mais il reste encore du travail à accomplir. Ce regain de confiance va de pair avec des attentes accrues, et nous ne pourrons être à la hauteur que lorsque nous serons en mesure de prouver en permanence notre valeur aux clients en leur fournissant des solutions plus que des produits. Pour transmettre ce message, nous devons pouvoir compter sur une transparence universelle à l’égard des commissions et des rendements. »

Pour aller en ce sens, le CFA Institute soutient les Global Investment Performance Standards (GIPS), des normes applicables à tout le secteur visant à aider les sociétés de placement à calculer et faire part des résultats de leurs investissements à leurs prospects.

Les conclusions de l’étude dévoilent également les caractéristiques de la confiance des investisseurs dans des scénarios spécifiques :

Les éléments définissant la confiance et la satisfaction évoluent tout au long du cycle de vie du client.

  • Pour recourir à un conseiller, les investisseurs particuliers doivent avoir confiance en lui et pour que cette relation perdure les rendements obtenus doivent être à la hauteur de leurs attentes. Les investisseurs particuliers sont deux fois plus nombreux à privilégier la confiance aux résultats. Cependant, lorsqu’ils décident de faire appel à un conseiller financier, l’étude montre que s’ils mettent un terme à la relation c’est pour des raisons de sous-performance (57 %) et de manque de communication ou de réactivité (51 %).
  • Les deux principaux critères retenus par les investisseurs institutionnels lorsqu’il s’agit de recourir à un gestionnaires d’actifs sont la confiance dans sa capacité à agir dans le meilleur intérêt du client et son aptitude à dégager des rendements élevés. La capacité à obtenir des rendements élevés (24 % en font une priorité) revêt une importance bien plus grande pour ce groupe que pour les investisseurs particuliers (17 %) lorsqu’il s’agit de sélectionner un gestionnaire d’actifs.

Pour les investisseurs, l’Homme et la technologie ne sont pas interchangeables, à ce jour.

  • Les investisseurs s’appuient sur les relations humaines pour obtenir des conseils et voient dans la technologie un meilleur outil d’exécution, tandis que la combinaison des deux peut-être un gage de confiance renforcée. Si 72 % des investisseurs estiment qu’ils feraient davantage confiance aux conseils d’une personne que d’un robot, 48 % affirment tout de même que, d’ici trois ans, il sera plus important pour eux de disposer des outils technologiques nécessaires à la mise en œuvre de leur propre stratégie que de s’appuyer sur une personne. Soulignons également que l’intérêt pour la technologie s’est renforcé depuis 2016 sur tous les marchés étudiés et dans tous les groupes d’âge.
  • 40% des investisseurs estiment que le recours croissant à la technologie a permis de renforcer la confiance qu’ils ont dans leurs conseillers financiers, tout en déclarant que la vulnérabilité de leurs données face aux atteintes à la sécurité les préoccupe beaucoup. Pour les investisseurs institutionnels, il s’agit du facteur le plus important à la base de toute relation de confiance avec une société de placement : 82 % affirment que la mise en place de mesures de sécurité fiables pour protéger leurs données prime même sur le rendement et la transparence.

Normes et professionnalisme comme gages de confiance.

  • Environ les deux-tiers des investisseurs particuliers et des investisseurs institutionnels (64 % et 70 % respectivement) disent se sentir plus en confiance lorsqu’une société de placement leur dit adhérer à un code de conduite volontaire.
  • Les trois-quarts environ des investisseurs privés et institutionnels affirment qu’il est important que la société avec laquelle ils travaillent emploie des professionnels de l’investissement agréés par des organisations professionnelles réputées.

« Ces conclusions sont autant d’indices de la manière dont notre secteur peut gagner en crédibilité et répondre aux inquiétudes des investisseurs », a déclaré Rebecca Fender, Responsable de l’initiative le Futur de la Finance au sein du CFA Institute, un projet à long terme d’envergure internationale visant à donner corps à une profession fiable et avant-gardiste dans le domaine de l’investissement qui soit mieux à même de satisfaire les besoins de la société. « La confiance repose sur le professionnalisme. Les conseillers doivent se montrer très attachés à la déontologie, l’expertise et la transparence pour gagner la confiance de leurs clients et offrir une réelle valeur ajoutée en échange des frais facturés. Sachant qu’un tiers des investisseurs estiment que leur conseiller ne fait pas passer leur intérêt en premier, notre secteur se doit de faire tout ce qui est en son pouvoir pour gagner cette confiance. »

Next Finance , 29 mars

P.-S.

Méthodologie

Greenwich Associates a sondé, en collaboration avec le CFA Institute, 3 127 investisseurs particuliers et 829 investisseurs institutionnels en Allemagne, en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine, aux Émirats arabes unis, aux États-Unis, en France, à Hong Kong, en Inde, au Royaume-Uni et à Singapour. L’étude a été réalisée en novembre et décembre 2017. Les investisseurs particuliers interrogés étaient âgés d’au moins 25 ans et géraient pour au moins 100 000 USD d’actifs investissables. Les investisseurs institutionnels interrogés étaient en charge des décisions d’investissement au sein d’établissements disposant d’au moins 50 millions de dollars d’actifs sous gestion confiés par des fonds de pension privés, des fonds de dotation et des fondations, des compagnies d’assurance et des fonds souverains. La marge d’erreur est de +/- 1,9 % pour les investisseurs particuliers et de +/- 2,1 % pour les investisseurs institutionnels.

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Note ETF et risques associés : l’AMF apporte un éclairage sur le marché français des fonds indiciels cotés

Selon l’étude de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), les mécanismes de coupe-circuits en vigueur sur Euronext Paris permettent de contenir le risque d’écartement important entre le prix négocié de l’ETF et la valeur liquidative instantanée du panier (...)

© Next Finance 2006 - 2018 - Tous droits réservés