La recherche de rendement : une stratégie qui fait ses preuves et qui résiste aux chocs sur les marchés

Avec des taux d’intérêt historiquement bas, les investisseurs intensifient leur quête de rendement. L’investissement pour le rendement consiste à sélectionner des classes d’actifs à même de produire un flux de revenu régulier pendant une certaine période de temps...

Ce but peut être atteint de différentes manières, en investissant dans la dette privée ou souveraine ou dans des actions à fort dividende. Plutôt que de privilégier l’investissement dans une classe d’actifs en vue de l’appréciation de son capital, l’investisseur se focalisera davantage sur les revenus ou le rendement qui sera produit.

Le rendement des produits de taux

Les obligations sont considérées comme le principal véhicule offrant un revenu aux investisseurs au regard du coupon fixe qu’elles produisent à intervalles réguliers. La classe d’actifs privilégiée a été l’univers des obligations souveraines des pays développés, longtemps considérées comme sans risque ou offrant une bonne protection contre le risque de perte en capital -des notions toutefois fragilisées avec la crise de la dette publique en zone euro et l’augmentation de la volatilité sur les obligations des pays considérés les plus fragiles.

L’univers des produits de taux comporte lui-même divers niveaux de protection du capital décroissants -des bons du Trésor américain au « high yield ». Ces degrés variables dépendent essentiellement du risque de défaut de l’émetteur, qui se traduira par le niveau de rendement plus élevé ou sera assorti de sécurité définie dans le prospectus d’émission. Une fois les obligations émises, la qualité de l’émetteur perçue par les investisseurs se reflète dans le niveau de «  spread  », soit l’écart de taux ou la prime de risque requise pour détenir les titres en question.

Actions à rendement élevé

La recherche d’opportunité dans l’univers des actions se fait essentiellement au niveau du rendement du dividende offert à l’investisseur. Mais ce n’est pas le seul critère de sélection des titres. L’autre élément important consiste à vérifier que le paiement du dividende est pérenne et donc que la capacité de l’entreprise à produire des flux de trésorerie régulier existe et que son bilan est sain. Les annonces en matière de dividendes sont souvent perçues comme un signe de confiance des dirigeants dans la santé de l’entreprise ou dans l’évolution à venir de ses profits. L’analyse de la situation financière de l’entreprise, de son environnement de marché et macro-économique reste indispensable.

Des taux historiquement bas et des incertitudes persistantes sur les marchés financiers rendent la recherche de performance de plus en plus difficile. Pour traverser ces aléas boursiers, la thématique du rendement, tant sur les actions offrants des dividendes que sur les obligations d’entreprises, devrait continuer de faire ses preuves sur les marchés européens.

La thématique du rendement semble ainsi répondre aux attentes des investisseurs. Ainsi, environ 40% des performances générées par les détenteurs d’actions proviennent des dividendes distribués. Les marchés actions européens offrent d’ailleurs aujourd’hui environ 4% de rendement et les obligations high yield européennes ont des coupons qui assurent environ 5% de rendement. Aux Etats-Unis, le rendement du marché du high yield atteint même 7.6% (mais les valeurs énergétiques y sont plus nombreuses qu’en Europe et présentent une volatilité plus élevée).

Dans cette recherche de rendement, deux classes d’actifs nous paraissent particulièrement attractives : les marchés européens des obligations d’entreprises et des actions.

En dix ans, le montant des émissions sur le marché obligataire corporate a progressé de 126% sur le vieux continent. Quant à la croissance attendue des dividendes pour les deux prochaines années en Europe, elle est estimée proche des 4% en rythme annuel. Pour chaque émetteur, l’investisseur peut rechercher les meilleures sources de rendement possibles en privilégiant, selon le contexte, les actions ou les obligations.

L’éventualité d’un « Brexit  » (référendum du 23 juin), des élections espagnoles aux résultats incertains, une appréciation du dollar trop forte si le marché jugeait la remontée des taux de la Fed trop précipitée, un ralentissement plus marqué que prévu de l’économie chinoise ou une nouvelle chute du prix du baril constituent autant de facteurs de risques qui plaident en faveur d’un maintien d’une forte volatilité au cours des prochains mois. Par conséquent, une stratégie dédiée à la recherche de rendement devrait garder toute sa pertinence au cours de l’année 2016.

Michael Aflalo , 23 juin

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