L’environnement économicofinancier va demeurer relativement favorable pour les actifs risqués

L’indice FTSE 250, constitué de valeurs anglaises de capitalisations moyennes, orientées bien davantage vers le marché domestique qu’à l’international (donc bénéficiant peu ou pas de la chute de la Livre), est pratiquement stable depuis le début de l’année, alors même que l’économie britannique pourrait subir une récession prochainement.

Le Brexit est-il un « non event » ? Il n’aura cessé de surprendre :

  • par son occurrence car bien peu pensait qu’une majorité se dégagerait pour une telle option,
  • par la réaction négative des marchés juste après le vote, plutôt mesurée au regard de l’événement,
  • par la capacité de rebond des actifs risqués, les marchés d’actions retrouvant des niveaux équivalents (pour l’Europe) ou supérieurs (à l’international) à ceux qui prévalaient à la veille du vote en un mois.

Plus symptomatique, l’indice FTSE 250, constitué de valeurs anglaises de capitalisations moyennes, orientées bien davantage vers le marché domestique qu’à l’international (donc bénéficiant peu ou pas de la chute de la Livre), est pratiquement stable depuis le début de l’année, alors même que l’économie britannique pourrait subir une récession prochainement.

- LES POLITIQUES MONÉTAIRES ULTRA ACCOMMODANTES BIAISENT LES COMPORTEMENTS FINANCIERS

Notons que selon plusieurs enquêtes, ces derniers mois, les investisseurs internationaux ont rebalancé leur surpondération en actions européennes vers d’autres zones à l’approche et dans la foulée du vote, ce qui montre une plus grande prudence localement mais pas une défiance plus généralisée.

Au total, les conséquences négatives du Brexit ont été en partie ignorées, peut-être par manque d’effets immédiats de ce vote, parce que les phénomènes politiques sont souvent mal appréhendés par les marchés, ou bien alors parce que les politiques monétaires ultra accommodantes biaisent les comportements financiers.

- LE REBOND DES MARCHÉS N’EST PAS FORTUIT

Aussi impressionnant qu’ait été le rebond en juillet des places boursières, il n’est pas sans fondements. La surperformance des secteurs cycliques montre que les marchés ont salué les signes de poursuite de la reprise américaine. Par ailleurs, la question d’un assouplissement prochain de la Banque d’Angleterre et du Japon (certains évoquent des mesures radicales) semble convaincre les investisseurs que la Fed ne pourra pratiquement plus remonter les taux et que les autres banques centrales (dont la BCE) assoupliront davantage.

- LES PERSPECTIVES DE MOYEN TERME APPELLENT À PLUS DE VIGILANCE

Désormais, les marchés actions affichent des valorisations qui, sans être inconfortables, frôlent la limite de la zone de normalité. Les marchés obligataires, quant à eux, offrent des rendements singulièrement faibles, ces derniers sortant du cadre de la rationalité économique et ne reposant plus que sur l’action conjointe des banques centrales. La croissance économique devrait se poursuivre à un rythme convenable, sans excès. A priori donc, l’environnement économico-financier est appelé à demeurer relativement favorable pour les actifs risqués.

- RÉDUCTION DU RISQUE DES PORTEFEUILLES

A ce stade, nous réduisons un peu le risque dans nos portefeuilles, en abaissant la surpondération des obligations à haut rendement et, pour des considérations tactiques, la sous-pondération sur les emprunts d’Etat américain. Les prochaines semaines s’annoncent plus tactiques. Pour l’heure, nous continuons à surpondérer légèrement les actions en général et celles de l’Eurozone en particulier.

Benjamin Melman , 4 août

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