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Investissement des Business Angels dans le secteur internet au premier semestre 2017

Le premier semestre 2017 est en retrait par rapport à la même période en 2016. Ce retrait est plus fort en nombre de levées qu’en montant total levé du fait d’une augmentation du montant moyen des levées.

Principales observations :

► Le premier semestre 2017 est en retrait par rapport à la même période en 2016. Ce retrait est plus fort en nombre de levées qu’en montant total levé du fait d’une augmentation du montant moyen des levées.

► En rythme semestriel, en comparant le premier semestre 2017 à son équivalent en 2016, on observe :
a) Une baisse en valeur (montant investi) de 11% ;
b) Une décroissance en volume (nombre de tours) de 20%.

► Ces chiffres révèlent clairement une hausse significative du ticket moyen qui passe de S1 2016 à S1 2017 de 523k€ à 582k€. Cette forte hausse est positive. La faible taille des tours de table a en effet toujours constitué un point de faiblesse du maillon « Business Angel » dans de la chaîne de financement.

► Une analyse plus détaillée de l’activité du semestre montre également que :
a) La transformation et professionnalisation de ce maillon de la chaîne de financement se confirme avec de très nombreux tours de tables réalisés par un syndicat regroupant des « Serial Business Angels », des « Super Angels », des accélérateurs (ex :50Partners) ou studios, voire des fonds se positionnant en « suiveurs » (ex : Bpifrance F3A). Ils représentent collectivement environ les trois quarts de l’activité.

b) Les réseaux de Business Angels voient leur part de marché en nombre de tours de table augmenter fortement à 26%sur ce semestre (vs 10% au S1 2016 et 16% en S2 2016). Ce rebond contradictoire avec la professionnalisation observée ci-dessus montre que la baisse observée sur le semestre est plus le fait des « Serial Business Angels » que des réseaux qui, après une période de baisse de leur part de marché, retrouvent une bonne dynamique dans le secteur.

c) Le financement participatif de type « equity crowdfunding », apparu en 2013, reste marginal voire recule avec une participation à seulement 6% des opérations. Cette tendance est peut-être due à un recentrage des plateformes (ex : Anaxago, Wiseed…) vers des levées de fonds plus traditionnelles (entreprises traditionnelles et immobilier) ou dans des secteurs innovants différents (énergie, santé).

► En conclusion, le FIBAMY du premier semestre 2017 marque un tassement de l’activité des Business Angels dans le secteur internet. La seule explication rationnelle envisagée relève d’ un attentisme habituel lors d’une campagne présidentielle. La moins mauvaise performance relative du second trimestre comparé au premier semble confirmer cette hypothèse. Le rebond de la part de marché des réseaux de Business Angels confirme également cette hypothèse avec un attentisme compensé mécaniquement par l’incitation fiscale que constituait l’ISF-PME 2017.

► Comme indiqué lors de précédentes publications du FIBAMY, la concentration et la professionnalisation observée des acteurs de l’investissement en amorçage est très certainement positive en matière de qualité moyenne des entreprises soutenues mais laisse peser un doute sur la capacité de croissance en volume de l’écosystème. Cette professionnalisation peut également nuire à la diversité des projets financés.

► Il est probable que la transformation envisagée de l’ISF en IFI libère en 2018 des moyens de financement jusqu’ici non mobilisés pour des investissements de ce type. A l’inverse, la disparition corollaire et probable de l’ISF-PME devrait freiner, dès le second semestre 2017, l’activité des réseaux de Business Angels plus sensibles à cette incitation fiscale. Il conviendrait, le cas échéant, de compenser cette disparition par une amélioration sensible du dispositif IR-PME aujourd’hui peu incitatif.

Next Finance , 27 septembre

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