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Il convient pour les investisseurs de diversifier leurs placements et faire preuve de prudence

C’est l’opinion partagée par David Desolneux, Directeur Gestion Financière et Distribution KBL Richelieu, dans les Perspectives d’investissement semestrielles 2016 publiées par KBL Richelieu. Ces perspectives portent sur l’économie mondiale, les marchés financiers et les principales classes d’actifs.

Dans un climat d’investissement caractérisé par des taux d’intérêt bas, une volatilité accrue et une myriade de risques, il convient pour les investisseurs de diversifier leurs placements et faire preuve de prudence.
C’est l’opinion partagée par David Desolneux, Directeur Gestion Financière et Distribution KBL Richelieu, dans les Perspectives d’investissement semestrielles 2016 publiées par KBL Richelieu. Ces perspectives portent sur l’économie mondiale, les marchés financiers et les principales classes d’actifs.

Malgré les conséquences du vote en faveur du Brexit et d’autres facteurs de risques, comme par exemple l’issue de l’élection américaine, les tendances du prix du pétrole et celles inflationnistes, ainsi que la potentielle dévaluation continue du yuan chinois, nous tablons sur une progression du PIB mondial d’environ 3 % en 2016.

L’incertitude politique prolongée pèsera plus lourdement sur l’économie du Royaume-Uni. Il y prévoit un impact négatif à court terme de 1 à 2 % sur la croissance du PIB et ajoute que le Brexit influera également sur les perspectives de la zone euro, où, après un solide premier semestre, une croissance annuelle du PIB de 1,5 % semble réaliste.

Concernant l’économie américaine : « La consommation des ménages en est le principal moteur, reflétant le plus faible taux de chômage enregistré aux États-Unis depuis 2008 et le plus faible nombre de demandes d’indemnisation chômage depuis 1970. En conséquence, les salaires américains commencent à augmenter, ce qui continuera à étayer la confiance des consommateurs et accentuera les dépenses des ménages au second semestre. »

Pour conclure la partie macroéconomique, la croissance au Japon restera morose, alors que les pays émergents exportateurs de matières premières connaîtront une légère reprise liée à la hausse des cours. Quant à l’atterrissage brutal de l’économie chinoise, bien que peu vraisemblable, elle ne peut être écartée.

Passant aux tendances d’investissement : «  Les marchés préfèrent les bonnes nouvelles aux mauvaises, comme l’a montré la réaction immédiate au vote en faveur du Brexit, mais il n’y a rien qu’ils détestent plus que l’incertitude. Cette année au second semestre, le monde sera confronté à une telle ambivalence.  »

En conséquence, il est possible qu’à terme les investissements publics s’interrompent, que les entreprises privées thésaurisent encore et que les consommateurs continuent de privilégier l’épargne ou le remboursement de leurs dettes.

Tous ces facteurs auraient un impact négatif, que ce soit sur les perspectives macroéconomiques mondiales (léger), sur la rentabilité des entreprises (non négligeable) et sur la confiance des investisseurs (potentiellement significatif).

« Dans le contexte actuel, il nous semble important de mettre l’accent sur la diversification des portefeuilles, ce qui sous-entend probablement de procéder à des ajustements fréquents à court terme.  »

S’il est actuellement difficile de trouver de la valeur parmi les instruments à taux fixe – environ 40 % des obligations d’État se négocient aujourd’hui avec des rendements négatifs – nous indiquons une préférence pour les obligations offrant de meilleures performances potentielles mais présentant également davantage de risques.

Nous privilégions entre autres les obligations d’entreprises, les obligations d’État américaines à haut rendement et périphériques, la dette des marchés émergents et, compte tenu des perspectives en matière d’inflation, les obligations américaines indexées sur l’inflation.

Si les stratégies actions à rendement absolu, dans lesquelles l’adoption de positions courtes sur les actions surévaluées et de positions longues sur les actions attrayantes pourrait apporter des performances supplémentaires, sont favorisées, nous pensons que les marchés boursiers internationaux continueront de fluctuer durant le reste de l’année et les divergences régionales devraient demeurer importantes.

Étant donné les prévisions concernant les bénéfices de 2016 et les risques actuels, nous pensons que « les estimations consensuelles des analystes, qui tablent sur une croissance des bénéfices à deux chiffres pour l’Europe et les États-Unis, sont trop optimistes. »

Enfin, en ce qui concerne les produits alternatifs : « Pour l’heure, l’immobilier nous semble prometteur, sauf en Europe en raison des conséquences du vote sur le Brexit. Globalement, les taux d’inoccupation sont peu élevés, l’achèvement des nouvelles constructions est limité, et on observe une hausse des loyers et de la valeur des biens. L’or continue lui aussi d’être attrayant, non seulement en tant que valeur refuge mais aussi en tant que protection contre les dévaluations monétaires et les politiques de taux d’intérêt négatifs. »

David Desolneux , 21 juillet

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