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Gestion de Patrimoine

Expatriation au Chili et au Pérou : Bien préparer sa retraite avec des solutions complémentaires

Le Chili, compte 12 000 expatriés français pour une population de 18 millions d’habitants. Devenu aujourd’hui le pays le plus stable d’Amérique latine, il abrite de plus en plus de sièges sociaux d’entreprises internationales. Quant au Pérou, cette terre andine compte 4.000 Français expatriés...

Dimitri Weiler est le responsable de la zone Chili, Pérou et Uruguay pour le Groupe Equance, société de Conseil en Gestion Privée Internationale, qui propose des prestations de conseil en gestion de patrimoine, suivi fiscal et mise en œuvre de solutions pour le compte de non-résidents français. Dimitri Weiler pilote cette activité depuis le Chili, qu’il a exercée depuis près de 15 ans en Banque Privée dont 10 ans au sein du Groupe Equance auprès des Français résidant à l’étranger.

Le Chili, compte 12 000 expatriés français pour une population de 18 millions d’habitants. Devenu aujourd’hui le pays le plus stable d’Amérique latine, il abrite de plus en plus de sièges sociaux d’entreprises internationales. Quant au Pérou, cette terre andine compte 4.000 Français expatriés pour une population de plus de 30 millions d’habitants.

Retraite française et locale : des passerelles possibles…

  • Une convention de sécurité sociale entre la France et le Chili existe depuis 1999
    La convention sociale, signée entre la France et le Chili le 25 juin 1999, permet aux expatriés de cotiser sur place et de faire valoir leurs droits pour le régime de base en France, au jour de leur départ en retraite. Par ailleurs, le système chilien permet aux Français travaillant sous contrat expatrié de ne cotiser qu’en France, et ce, avec des avantages fiscaux locaux, prouvant ainsi la volonté du pays d’attirer une population internationale.
  • Tous les expatriés au Pérou doivent cotiser au système local
    Au Pérou, en revanche, où aucune convention sociale n’a été signée avec la France, les expatriés sont obligés de cotiser au système local par capitalisation. Ils le font souvent sur une partie seulement de leur salaire, rémunérée en monnaie locale.
    Le pays offre, cependant, aux expatriés la possibilité de retirer les fonds cotisés, à l’issue de l’expatriation, pour les transférer vers des comptes d’épargne retraite (Assurance-vie, PERP...) en France ou à l’étranger qui pourraient potentiellement être plus rémunérateurs. Le capital peut également être déposé directement sur un compte-courant, sous certaines conditions. Il en est de même au Chili.

… mais insuffisantes au regard des habitudes de protection sociale des Français

Les systèmes locaux comme le système français s’avèrent toutefois limités et aléatoires. D’un côté, au Pérou et au Chili, les rendements des fonds de retraites sont directement liés aux performances des bourses locales et mondiales, les frais de gestion et d’entrée sont élevés et le calcul de la pension est basé sur des espérances de vie bien supérieures à la réalité. Et de l’autre, en France, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse a un solde financier négatif depuis 2008 et les Caisses de Retraites Agirc-Arrco, également en déficit technique, sont dans une situation financière périlleuse puisque leurs réserves s’épuisent.

Le « 3e pilier », le système complémentaire privé pour pallier ce déficit

Afin d’accompagner les expatriés au Chili et au Pérou dans la constitution d’une épargne complémentaire en vue de préparer solidement leur retraite, Dimitri Weiler, propose, en fonction de l’analyse de la situation, d’utiliser plusieurs biais, par exemple :

  • Souscrire à des produits d’assurance-vie luxembourgeoise, gage de solidité financière, de diversification des investissements et offrant liquidité et protection juridique aux familles des français vivant à l’étranger.
  • Utiliser l’effet de levier offert par le crédit en investissant dans des opérations immobilières en France comme l’achat de parts de SCPI ou celui d’un bien en nue-propriété.
  • Acquérir des parts de SCPI qui détiennent des immeubles en Allemagne avec une fiscalité réduite, prise à la source et à laquelle ne s’appliquent pas les prélèvements sociaux.

Il est à noter que les plus-values réalisées sur l’assurance-vie luxembourgeoise sont à déclarer dans le pays d’accueil en cas de retrait et ne sont pas taxables au Luxembourg.

Dimitri Weiler , 12 janvier

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