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Event-Driven, droit devant !

Selon Philippe Ferreira, stratégiste senior multi-actifs chez Lyxor AM, la performance des stratégies Event-Driven s’est améliorée en mai. La stratégie a récemment bénéficié de la conclusion de transactions de grande envergure et du resserrement des spreads de transaction. Les gestionnaires ont également adopté une approche dynamique de la gestion des risques...

A l’issue de plusieurs trimestres en berne, la performance des stratégies Event-Driven s’est améliorée en mai. La stratégie a récemment bénéficié de la conclusion de transactions de grande envergure et du resserrement des spreads de transaction. Les gestionnaires ont également adopté une approche dynamique de la gestion des risques, délaissant les situations médiocres à plus long terme pour positionner leur portefeuille vers les situations à catalyseur F&A  » indique Philippe Ferreira, stratégiste senior multi-actifs chez Lyxor AM.

  • L’indice Lyxor Hedge Fund a gagné 0,84% en mai, 6 des 10 indices Lyxor clôturant le mois dans le vert. Les stratégies plus directionnelles ont signé les meilleurs résultats.
  • Les stratégies Event-Driven ont mené le bal, ayant bénéficié de l’accélération de l’activité de F&A et de la conclusion d’importantes fusions. Les fonds Special Situations (+2,5%) ont surperformé leurs homologues Merger Arbitrage (+1,4%).
  • Les gestionnaires Global Macro recommencent à générer des rendements grâce à l’appréciation du dollar américain et à leur portefeuille obligataire.

>> Le climat était au beau fixe sur les marchés financiers mondiaux en mai à la suite du recul de l’aversion pour le risque. Les indices actions ont réalisé des performances positives dans le monde entier, les indices américains, européens et japonais surperformant les marchés émergents. Ces derniers ont pâti des minutes plutôt sévères de la Fed, lesquelles ont ravivé les craintes d’un relèvement des taux Outre-Atlantique durant l’été. Le dollar américain s’est en conséquence raffermi face aux devises des marchés développés et émergents. Parallèlement, alors que le référendum britannique se rapproche, la livre sterling s’est montrée particulièrement volatile. Les prix des matières premières ont rebondi, les prix du pétrole affichant une bonne tenue, à près de 50 USD le baril à la fin de la période. Dans l’univers des obligations, le rallye a commencé à marquer le pas, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Enfin, les rendements souverains à 10 ans se sont resserrés en Europe, mais sont restés stables aux Etats-Unis, reflétant les divergences de politique monétaire dans le monde.

>> Sur le segment alternatif, l’indice Lyxor Hedge Fund s’est adjugé 0,8% sur le mois, la stratégie EventDriven affichant une surperformance. Les stratégies présentant une directionnalité supérieure ont été à l’origine de la majeure partie des gains, tandis que les CTA ont continué de pâtir de l’évolution des tendances du marché.

>> L’Event Driven a conservé sa dynamique positive et les fonds Special Situations (+2,5%) ont surperformé leurs homologues Merger Arbitrage (+1,4%). L’activité de fusion-acquisition s’est accélérée durant le mois de mai. Cette dynamique est favorable à la stratégie Merger Arbitrage car elle offre une plus large gamme d’opportunités d’investissement. Les gestionnaires ont également tiré parti de la finalisation de différentes opérations (dont Time Warner Cable vs Charter Communication), tandis que le resserrement des spreads sur plusieurs transactions a renforcé les gains (Baxalta vs Shire, SAB Miller vs AB Inbev). Les fonds Special Situations, plus sensibles que leurs pairs à la directionnalité des marchés, ont encore progressé en mai à la faveur du regain d’appétit pour le risque. Ils ont été dopés par leur positionnement de base sur les actions Akorn, Athabasca Oil et Dow Chemical.

>> Les fonds L/S Equity ont devancé le MSCI World, les gestionnaires Long Bias terminant en tête. Les gestionnaires L/S Equity ont campé sur leurs positions et ont continué à faire preuve de prudence, leur exposition aux valeurs cycliques étant en baisse. En mai, les positions longues sur les secteurs financier et technologique ont porté leurs fruits, même si les performances se sont révélées disparates selon la région. Tous les gestionnaires européens ont enregistré de solides performances, à la faveur de leur biais axé sur la qualité pour leurs positions longues. Toutefois, à l’approche de différents événements macroéconomiques incertains et du référendum britannique, les gestionnaires ont conservé un biais défensif ainsi qu’une faible exposition nette. C’est pour cette raison qu’ils n’ont participé que de manière limitée au rallye boursier durant la seconde quinzaine du mois. De l’autre côté de l’Atlantique, les gestionnaires ont affiché des performances fort disparates. Si les gestionnaires américains ont tiré parti du rebond dans le secteur de la santé, ils ont en revanche pâti de leur exposition longue à l’industrie et aux matériaux. Le secteur de la consommation, qui est resté leur principale allocation, a dû faire face à une plus grande probabilité de relèvement des taux de la Fed à court terme. Enfin, les adeptes de la sélection de titres L/S Equity ont bénéficié de la plus grande dispersion des actions.

>> Les performances des stratégies Fixed Income et Credit Arbitrage ont été modérées, le soutien positif de la BCE et de l’appréciation des prix du pétrole ayant commencé à se dissiper sur les marchés du crédit. Les gestionnaires ont enregistré des performances hétérogènes, ce qui souligne le fait que la génération d’alpha a fait la différence. Les gestionnaires asiatiques ont surperformé, à la faveur de leurs positions dans les secteurs de l’énergie et des matériaux de base, tandis que les performances des fonds européens ont été plus modestes que celles de leurs pairs.

>> Les gestionnaires Global Macro, en progression de 1,2%, ont regagné l’essentiel du terrain perdu le mois dernier grâce à l’appréciation du dollar américain et à leur portefeuille obligataire. Cela étant, ce tableau occulte les performances disparates entre les gestionnaires liées à des positionnements différents. Globalement, les positions longues sur l’USD face aux devises des pays du G10 ont été les plus rémunératrices. Les gestionnaires ont nettement étoffé leurs positions courtes sur l’EUR. La situation a été analogue au niveau de la poche obligataire, où les rendements ont été alimentés par les expositions courtes à la duration américaine et britannique et les positions longues sur les obligations européennes. Les opérations de valeur relative ont également porté leurs fruits. Les gestionnaires faisant preuve d’appétit pour le risque se sont bien comportés lorsque l’aversion pour le risque a reculé, en particulier grâce à des positions longues sur les valeurs européennes et japonaises. En revanche, les positions courtes sur les actions américaines se sont avérées préjudiciables. Enfin, avec l’allocation courte aux matières premières dans leur ensemble, la contribution des matières premières s’est avérée mitigée. Alors que le rebond de l’énergie s’est inscrit en frein, la chute des prix des métaux précieux et de base a permis de limiter les pertes.

>> L’appréciation du billet vert et le rebond des prix de l’énergie ont pénalisé les CTA. Les modèles à long terme (-3,1%) ont pesé sur la performance globale, tandis que ceux à court terme (-0,5%) ont davantage résisté. L’appréciation de l’USD a pénalisé les positionnements courts sur le billet vert, en particulier face à l’AUD, au JPY et aux devises émergentes. La génération d’alpha sur les positions courtes en EUR, en CHF et en GBP par rapport au dollar américain a permis de limiter les pertes. La composante matières premières s’est également avérée pénalisante. D’une part, la baisse des prix des métaux précieux a pesé sur les positions longues sur la classe d’actifs. D’autre part, les modèles ont relevé leur exposition courte à l’énergie et ont été négativement influencés par le rebond des prix pétroliers.

La poche actions a présenté un tableau contrasté. Le portefeuille obligataire a quant à lui tiré son épingle du jeu, l’allocation longue aux obligations allemandes ayant tiré parti du recul des rendements obligataires.

Lyxor Research , 24 juin

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