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De grandes attentes... et peu de place à l’erreur

Au 1er trimestre, la robustesse des indicateurs économiques a soutenu l’impressionnant rallye des actifs risqués, les investisseurs ayant clairement tablé sur une amélioration des perspectives de croissance et d’inflation. Dans le même temps, les obligations souveraines des pays industrialisés ont dégagé des rendements tout à fait décents, questionnant implicitement la pérennité du rallye boursier..

Au premier trimestre, la robustesse des indicateurs économiques a soutenu l’impressionnant rallye des actifs risqués, les investisseurs ayant clairement tablé sur une amélioration des perspectives de croissance et d’inflation. Dans le même temps, les obligations souveraines des pays industrialisés ont dégagé des rendements tout à fait décents, questionnant implicitement la pérennité du rallye boursier. Mais alors, quelle classe d’actifs favoriser, les actions ou les obligations ? C’est la question cruciale pour le reste de l’année 2017.

Avis de vents contraires sur les actifs risqués

Premièrement, il faut s’attendre à un essoufflement de la tendance « reflationniste » puisque les prix des matières premières se stabilisent. Les effets de base relatifs au rebond des prix énergétiques sont en train de se dissiper, ralentissant l’inflation à l’échelle mondiale. Cela va pénaliser les résultats des entreprises. Pour rappel, au 4e trimestre 2016, près de la moitié de la croissance bénéficiaire des entreprises américaines était due au rebond du secteur énergétique !

Deuxièmement, l’ère des politiques monétaires ultra-accommodantes arrive à son terme. Les banques centrales du G3 durcissent progressivement leurs conditions. Le ralentissement de la croissance du crédit ces derniers mois est un premier avertissement, le resserrement monétaire a d’ores et déjà eu un impact négatif, même si les taux d’intérêt restent très bas en termes absolus.

La poursuite du resserrement monétaire devrait altérer la balance des risques macroéconomiques au deuxième semestre. La stimulation fiscale souhaitée aux Etats-Unis pourrait-elle compenser ces effets ? Pas vraiment, puisqu’au contraire, ouvrir les vannes des dépenses budgétaires aux Etats-Unis obligerait la Fed à relever ses taux d’intérêt plus rapidement que prévu, l’économie tournant déjà à plein régime Outre-Atlantique. Ce scénario mettrait fin à 8 années de hausse quasi-ininterrompue des marchés boursiers. Dès lors, les obstacles auxquels font actuellement face les « Trumponomics » au Congrès américain ne sont pas de si mauvais augure !

Dernier point et pas des moindres, les actifs risqués intègrent déjà dans leurs cours une reprise économique vigoureuse, sur la base d’anticipations de croissance comparables à celles qui prévalaient avant la Grande Récession.

Pour satisfaire les attentes des investisseurs, le fameux alignement des planètes doit se poursuivre. Pour autant, en l’absence de nouveaux catalyseurs, cette configuration risque d’être précaire.

Witold Bahrke , 4 mai

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