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Corporate Credit Market snapshot : Aux Etats-Unis, suite au Brexit, la dynamique technique s’est poursuivie en juillet,

Aux Etats-Unis, suite au Brexit, la dynamique technique s’est poursuivie en juillet, soutenue par le retour des investisseurs sur les actifs risqués. Les actions et les obligations high yield sont ressorties en tête, suivies par le segment investment grade...

Etats-Unis : Suite au Brexit, la dynamique technique s’est poursuivie en juillet, soutenue par le retour des investisseurs sur les actifs risqués. Les actions et les obligations high yield sont ressorties en tête, suivies par le segment investment grade. Les bons du Trésor américains ont décliné, à mesure du regain d’appétit des investisseurs pour le risque. Les statistiques économiques ont été solides ce mois-ci, marqué par une hausse des chiffres de l’emploi et un démarrage satisfaisant, quoique peu remarquable, de la période de publication des bénéfices. Les banques centrales à travers le monde, à l’exception peut-être des États-Unis, ont laissé entendre qu’elles étaient disposées à rester extrêmement accommodantes à l’issue du Brexit. Les obligations d’entreprises investment grade et high yield ont bénéficié d’importants flux d’investissement. Le marché primaire a été moins actif compte tenu de la fête nationale en début de mois (4 juillet). L’attention des investisseurs sera désormais tournée vers la réunion de la Fed du 27 juillet. D’après Bloomberg, le marché n’intégrerait mi-juillet qu’une probabilité de 8% à l’annonce d’une nouvelle hausse de taux. Beaucoup parient sur le fait que la Fed ne relèvera pas ses taux lors de cette réunion, aux motifs que les statistiques économiques restent contrastées et que la Fed n’aurait pas prévu de conférence de presse à la suite de la réunion (dans l’optique d’être plus transparente, la Fed n’a traditionnellement relevé ses taux qu’à l’occasion de réunions suivies d’une conférence de presse).

Bien que la Fed cherche à aller dans le sens d’une normalisation des taux, les taux faibles à négatifs en vigueur dans le reste du monde limitent la capacité de la Fed à faire évoluer significativement sa politique monétaire.

Europe : Les marchés des obligations d’entreprises européennes (Royaume-Uni inclus) ont continué leur rallye post-Brexit en juillet. Les investisseurs ont été rassurés par les récents commentaires et mesures pris par la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE). La réunion du comité de politique monétaire s’est tenue la semaine dernière au sein de la Banque d’Angleterre, à la suite de laquelle les taux d’intérêt ont été laissés inchangés. Les investisseurs s’attendent à ce que la BoE annonce des mesures d’assouplissement au cours des prochains mois. La BCE a publié les détails de son programme d’achat d’obligations d’entreprises, citant même les titres individuels achetés. Malgré le léger rebond des taux d’intérêt au cours de la semaine dernière, ils restent clairement en ligne avec les niveaux observés début juin. La courbe des Gilts a notamment été portée par un rallye et s’est fortement aplanie en réaction aux craintes récessionnistes pesant sur l’économie du Royaume-Uni suite aux incertitudes du Brexit. Bien que de nombreuses incertitudes persistent quant à la nature des relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE, nous avons cherché à évaluer tout impact potentiel sur les bénéfices des entreprises. Les récentes statistiques économiques publiées sont ressorties globalement conformes aux attentes. L’impact du Brexit sur le Royaume-Uni et les pays de l’UE sera connu au fil du temps. Le gouvernement italien poursuit ses discussions avec la Commission européenne pour tenter de trouver un moyen de recapitaliser les banques italiennes en leur permettant de céder leurs créances douteuses (non-performing loans) sans pour autant déclencher les craintes de requalification des aides publiques ou de partage de la dette par les porteurs d’obligations subordonnées.

Monte dei Paschi devrait faire partie des premières banques à recevoir une augmentation de capital qui serait associée à une cession de ses créances douteuses.

Marchés Emergents : Les obligations d’entreprises high yield et investment grade des marchés émergents ont également poursuivi leur rallye malgré les nouvelles en provenance de Turquie. La dette émergente a bénéficié d’un rebond alimenté par d’importants flux d’investissement à destination de la classe d’actifs. Les marchés émergents ont bénéficié de la contribution du secteur des métaux/mines ainsi que des régions d’Amérique latine et d’Afrique, riches en matières premières. Les principales nouvelles qui ont émaillé les marchés émergents ont été la tentative ratée de coup d’Etat en Turquie qui s’est soldée par des centaines de morts, des milliers de blessés et un grand nombre d’arrestations dans les milieux judiciaires et militaires. Le coup d’État a échoué du fait d’un manque de soutien de l’armée, des responsables politiques locaux et de la population civile. Nous pensons que la Turquie pourrait évoluer vers un régime présidentiel, conférant davantage de pouvoirs au président Erdogan. Les tensions entre la Turquie et les États-Unis se sont renforcées suite à la demande d’extradition de la Turquie du prédicateur Gülen (qui serait, d’après le parti AKP d’Erdogan, à l’origine du coup d’État). Moody’s a placé la Turquie sous surveillance négative.

MUZINICH & CO , 25 juillet

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