Batman vs Superman

Dans le film « Batman vs Superman » les scénaristes abordent, au milieu des effets spéciaux, l’impact qu’aurait réellement un superhéros sur la population. En effet, le monde ne se résumant pas aux bonnes et aux mauvaises décisions, les conséquences des actes de nos super-héros pourraient finir par avoir des répercussions indirectes...

Dans le film « Batman vs Superman » les scénaristes abordent, au milieu des effets spéciaux, l’impact qu’aurait réellement un superhéros sur la population. En effet, le monde ne se résumant pas aux bonnes et aux mauvaises décisions, les conséquences des actes de nos super-héros pourraient finir par avoir des répercussions indirectes néfastes. Ces pouvoirs non conventionnels finiraient même par troubler l’ordre établi des choses, remettant en question la place de l’Homme…

Après plusieurs années de Quantitative Easing et de politique à taux zéro voire à taux négatifs, il semble que l’opinion en vienne de plus en plus à questionner l’impact des supers pouvoirs de nos banquiers centraux sur l’économie. Si la légitimité de l’action initiale ne peut être remise en doute, la pérennité de celle-ci ouvre à débat. En effet si chaque banque centrale œuvre dans un cadre précis (cible d’inflation, d’emploi …), le but de leurs mesures semble de plus en plus questionnable.

Actuellement, on constate que sur les marchés l’impact des récentes mesures s’avère de plus en plus court dans le temps et on assiste à l’ouverture de nombreux débats. Tout d’abord, en toile de fond, le débat sur la baisse du potentiel de croissance de nos économies que certains qualifient de structurelle alors que d’autres continuent de raisonner en cycle, atypique pour cette fois. A cela s’ajoute les interrogations grandissantes de l’impact des mesures des banques centrales sur la rentabilité voire la viabilité des banques.

Concernant les assureurs et les organismes de retraite, les effets contreproductifs d’une augmentation de l’épargne dans un contexte de vieillissement de la population posent problème.

S’y ajoute le constat que l’époque que nous vivons actuellement est complètement nouvelle (nous n’avons jamais connu un cycle de taux aussi bas aussi longtemps) et que la révolution technologique (robotisation, digitalisation, bigdata…) a d’importants impacts, dont celui de compliquer la mesure de nos indicateurs phares, croissance et inflation (l’amélioration de la qualité des produits ou encore la valeur créé par de nouveaux biens et services sont difficilement appréciables, cf. articles de Martin Feldstein).

Dans ce cas, trop en demander à nos superbanquiers pourrait s’avérer néfaste si en plus le baromètre est faussé, à l’instar des tergiversations de la FED sur la conduite de sa politique monétaire.

Dans ce contexte il est heureux de constater l’inflexion récente de la BOJ et la forte pentification de la courbe des rendements japonais sur les 3 derniers mois.

L’équipe Allocation d’Actifs , 12 octobre

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