Avec 200 000€ qu’achète-t-on dans l’immobilier en France, aux USA et au Canada ? Comparaison

Lorsque l’on décide d’investir dans un bien immobilier on n’a pas nécessairement le réflexe de regarder ailleurs qu’en France. Dommage compte tenu des opportunités que présentent d’autres marchés.

Lorsque l’on décide d’investir dans un bien immobilier on n’a pas nécessairement le réflexe de regarder ailleurs qu’en France. Dommage compte tenu des opportunités que présentent d’autres marchés. Pour le prix de 25 m2 à Paris, il est possible de s’offrir 40 m2 à Miami, 66 m2 à Montréal ou 250 m2 à Atlanta. Aujourd’hui que peut-on acheter en France, aux Etats-Unis et au Canada pour 200 000€ ? Réponse de Victor Pagès, fondateur et dirigeant d’Altitude International Realty cabinet spécialiste de l’investissement immobilier à l’international.

La France 2ème pays le plus cher d’Europe

La France est le deuxième pays européen le plus onéreux en termes d’immobilier après le Royaume-Unis. Pour 200 000€ ($220 000 USD), un investisseur peut, en moyenne, s’acheter 50 m2 en France. Néanmoins cette moyenne dissimule en réalité de grandes disparités. A Paris par exemple, avec cette somme, il ne sera pas possible de s’offrir plus de 25 m2. Aux USA, où la crise de 2008 a sévèrement frappé l’immobilier américain, les prix encore décotés permettent de trouver des opportunités d’achat intéressantes. Si les prix remontent, les décotes restent importantes dans de nombreuses villes américaines et l’on peut, pour 200 000€, devenir propriétaire de biens plus grands que dans l’Hexagone. West Palm Beach, Orlando, Atlanta et Memphis par exemple, proposent des prix au m2 inférieurs à 2000€/ m2, 2 fois moins élevés qu’en France où il est en moyenne de 4 000€/ m2. A titre de comparaison à Paris les prix atteignent 8 000€/ m2, 3 330€/ m2 à Lyon ou encore 3 128€/ m2 à Bordeaux.

Comparatif des prix de l’immobilier au m2 entre villes américaines, canadiennes et françaises
Source : Altitude International Realty

Un studio à Paris vs/ une maison en Floride

Pour 200 000€, un large éventail de biens immobiliers est accessible aux USA dépendant de la typologie d’achat souhaité. Pour les investisseurs désirant une résidence secondaire, il est possible d’acquérir :

  • A Miami, 8ème ville la plus chère des Etats-Unis, un appartement de 40 m2.
  • A Orlando, une maison avec piscine ou un appartement dans un programme neuf (150 m2).
  • A West Palm Beach (au Nord de Miami), un appartement haut de gamme de plus de 100 m2 au sein d’une résidence proposant des services de luxe (piscine, tennis, salle de sport, garage, accueil, etc.).

Pour ce même montant, les Français souhaitant placer et diversifier leur patrimoine pourront également opter pour des investissements locatifs rémunérateurs :

  • A Orlando, une maison dans un lotissement de qualité avec services.
  • A West Palm Beach (station balnéaire floridienne), 2 appartements (71 m2 chacun) dans des immeubles de standing proposant des prestations variées (piscine, salle de sport, parking, etc.) avec un rendement annuel net de 6%.
  • A Atlanta et à Memphis, pour 200 000€, les surfaces envisagées seront encore plus importantes car avec 800€/ m2 environ, il est possible de s’offrir jusqu’à 250 m2. Soient 2 maisons à Atlanta avec un rendement locatif de 8% net par an ou 2 à 3 maisons à Memphis présentant un rendement annuel net de 9%.

Un quatre pièces au cœur de Montréal

Le Canada donne également l’opportunité aux Français de devenir propriétaire de biens sensiblement plus grands qu’en France et proposant des prestations également très supérieures. Avec des prix de 3 000€/ m2 et 2 500€/ m2 respectivement à Montréal et dans la ville de Québec, un acheteur peut acquérir un grand appartement (entre 66 m2 et 80 m2) dans de l’ancien en cœur de ville ou encore un bien haut de gamme dans un programme neuf.

Investissement locatif ou pied-à-terre, le Canada tout comme les USA proposent un large panel d’investissements aux acheteurs français leur permettant, moyennant un coût moindre d’acquérir des surfaces plus grandes et plus rémunératrices qu’en France. L’Amérique du Nord représente indéniablement une alternative pour les personnes voulant investir dans la pierre et sécuriser leur placement. Au-delà du coût, investir Outre-Atlantique permet de lisser son risque en jouant sur une autre devise et de se financer localement (Canada). La question qui se pose à l’heure actuelle est donc de savoir si les Français désirent rester dans un cadre d’investissement franco-français ou se tourner vers l’étranger.

Victor Pagès , 27 juillet

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