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Après 35% de hausse sur l’année, faut-il prendre ses bénéfices sur les émergents ?

En décembre 2016, les actions émergentes étaient préconisées au sein de nos allocations, afin de profiter de la baisse engendrée par l’élection de Donald Trump. Trois arguments étaient mis en avant : les valorisations attractives, les réformes en cours, et le retour de la croissance.

Un an plus tard, ces arguments sont-ils toujours valables ?

Les réformes structurelles En Inde, Monsieur Modi a instauré un certain nombre de mesures, visant à accélérer la financiarisation du pays et à simplifier la fiscalité. Il vient d’ailleurs d’ajouter une pierre à son édifice en octobre, en annonçant un plan de recapitalisation des banques indiennes. Pour l’instant, le choc engendré par ses réformes a plutôt eu un impact négatif. Mais les perspectives à long terme sont prometteuses.

Au Brésil, le Président Temer s’est finalement maintenu au pouvoir et va commencer à restructurer l’économie brésilienne (réforme des retraites ..). La tâche sera cependant difficile, sachant qu’il ne possède que 3% d’opinion favorable.

En Chine, lors du 19ème congrès du parti, le président Xi Jinping a laissé entrevoir une poursuite de la libéralisation progressive de son économie, mais il a également annoncé vouloir contenir la création de crédit dans le pays afin d’éviter une prochaine crise financière. Cela pourrait engendrer à court terme un ralentissement de l’économie chinoise, principal moteur de l’Asie.

En Afrique du sud, les élections de l’ANC, prévues entre le 16 et le 20 décembre prochain, seront capitales. En effet, le pays souffre d’une croissance atone et son président Jacob Zuma est toujours embourbé dans de nombreuses affaires de corruption.

Croissance économique ?

La croissance des pays émergents a retrouvé son rythme de croisière. Cette reprise est portée par la hausse des matières premières, par la bonne tenue de l’économie chinoise et des pays développés et par des réformes structurelles qui commencent à porter leurs fruits.

Les estimations de croissance du PIB pour 2018 sont d’environ 4.5% pour les pays émergents contre 2% pour les pays développés.

Des valorisations attractives ?

Après une hausse des actions des pays émergents, supérieure à 40% en moyenne, les perspectives de valorisation sont désormais moins attractives qu’il y a un an. La décote des pays émergents par rapport à leurs homologues européens a quasiment disparu.

Ce qu’il faut également souligner, c’est la contribution importante des entreprises technologiques dans la performance des actions émergentes et leur poids croissant dans les indices. A titre d’exemple, au sein des valeurs asiatiques, même des géants ont vu leur cours de bourse doublé :

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Performances sur 2017

S’il n’est pas impossible que ces sociétés continuent à afficher des croissances insolentes, la probabilité de déception devient de plus en plus forte et sera sévèrement sanctionnée.

Conclusion

Dans des économies émergentes toujours en croissance, les entreprises continuent de créer de la richesse à un rythme soutenu.
Cependant, les valorisations sont aujourd’hui moins attractives et un ralentissement à court terme, pourrait avoir un impact fortement négatif.
Dans ce contexte, prendre une partie de ses bénéfices, en allégeant le poids de cette classe d’actif au sein des allocations, semble opportun.

Olivier JEZEQUEL , 4 décembre

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